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WHO MADE WHO - ART BRUT

le Grand Mix,
Tourcoing, le 8 février 2006



Punk ! C'est écrit en toutes lettres dans le programme du Grand Mix. Ces quatre lettres ont réussi le tour de force en ce 8 février à me sortir de la léthargie dans laquelle j'avais chuté depuis quelques temps préférant bidouiller les codes html de photorock que de traîner tard le soir dans les caves ou salles obscures. Il faut dire que l'encéphalogramme musical lillois tendait vers l'équation x=y. Bref impossible de se décoller de cette droite qui courrait vers l'infini. Et voilà qu'apparaît le programme du Grand Mix et son "punk" magique. Ni une, ni deux, et bien que ART BRUT et WHO MADE WHO ne me disaient absolument rien, le terme "punk" anima l'encéphalogramme...

Les premiers se présente comme un trio sorti directement d'une danse macabre du XVIème s. ou d'un film de James Bond quand il est aux prises avec une secte vaudou. Il sont vêtus d'une combinaison bleu nuit avec une représentation de squelettes dessus. Tout en blanc, ils auraient pu jouer un spermato dans un Woody Allen, mais là nos danois sont squelettes et pas spermato. Pourtant, un look spermato leur aurait mieux collé à la peau car leur zique ne tient absolument pas de la danse macabre, un peu plus de la danse vaudou et carrément du tortillage de petits culs de jeunes filles qui ne peuvent rester insensible à la chaleur du .... disco. Vous avez aussi bien lu que j'ai entendu, nos danois font dans du disco avec une belle basse bien cadencée, des effets d'électronique bien sûr, une batterie bien balancée et des riffs donnant parfois une rock touch à leur disco. Il manquait une Donna SUMMER pour pimenter le tout et un Giorgio MORODER pour donner de la longueur à leurs compos. Bref, même si le genre n'est absolument pas renouvelé - mais peut-on aller plus loin dans le disco après les expériences d'un BOLLOCK BROTHERS ? - WHO MADE WHO s'écoute sans peine avec toutes les parties du corps.

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ART BRUT ! Peut-être mais alors pas de décoffrage. Et surtout pas punk, surtout pas "un rock sur l'os, toutes guitares sorties, l'esprit punk en étendard" (Télérama n°2913 - 9 novembre 2005). C'est juste de la pop énervée puisant largement dans la fin des 70 (allant jusqu'à enfiler des robes aux motifs imprimés) et les années 80 avec notamment un morceau copier coller sur du The CURE et des rappels plus anciens comme Girl, you really got pas franchement survoltée et cerise sur le gâteau, un riff emprunté aux MARTIN CIRCUS, Je m'éclate au Sénégal. Mais pas quoi s'éclater ce soir. C'est très propre, léché et bien produit avec un côté kitsch mais ça sonne faux. ART BRUT peut s'apparenter à un météore destiné à voyager dans l'immensité du top 50. Et c'est uniquement le but poursuivi par ART BRUT qui par son punk bobo pour Amélie Poulain au cas où elle voudrait s'encanailler sans se tacher, cherche à arriver à la première place du top. ART BRUT, Top of the Pops ?... It's a long way to the top conseil d'Angus mais bon qu'ils y aillent...

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Frédéric Loridant / Photorock © février 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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