Le soleil d'août se fait rare à Lille, les concerts aussi. Finalement, tant mieux pour ceux qui triment, ils n'ont pas trop chaud et se couchent plus tôt. Mais, le manque s'installe vite et on est à l'affût des moindres infos... Un mail, un nom de festival techno renommé, Astropolis où apparaissaient les noms des activistes de l'écurie du FZM, initiales de Folklore de la Zone Mondiale, le label des
BERURIER NOIR. Et à côté de
HHN,
HYDRA,
CELLULE-X,
ETHNOPAIRE,
BARBIROOZA ou
JUNIOR CONY, s'était glissé un
KAMOUFLAGE. Le programme en parlait ainsi : "Boîtes à rythme et guitares frénétiques portent des paroles joyeuses et libertaires.
KAMOUFLAGE renoue avec les années furieuses du punk". Ca sentait fortement des
BxN camouflés. Un coup de téléphone, une idée folle et me voilà à 6h30 du mat le samedi 6 août assis dans une bagnole. Direction Brest, En route pour Astropolis.
Huit heures après et 763,8 km plus tard, me voilà dans la place. Récupération des pass, sieste régénératrice pendant les balances et réveil surprise par un concert impromptu de Laurent des
Bérus, papotages divers et petits (et grands) pipis, voilà le programme de l'après midi. Astropolis s'active, les tentes-stage s'animent et
HHN démarre la soirée FZM/Mekanik (scène hardcore techno). C'est un riot girl. Quatre musiciennes en chemises de nuit satinées voulaient faire croire grâce à des artifices grossiers qu'elles étaient des anges (mais il n'y avaient pas de plume sur les ailes) ! Avec en guest star, une jeune fille dansant gentiment aux bruissements des 4 anges. Anges ? Démones plutôt car les
HHN ne font pas dans la dentelle même si elles l'apprécient, elles tape plutôt dans une version personnelle et féminine du son
RAMONES bien crade. Ce n'est pas pour les petites filles. Belle entrée en matière. Je les verrais bien avec des
BAM [dtg] ou des
HARA KIRI pour venir secouer les manches (de grattes) dans une cave à keupons.