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DIG BASTARD - BAM [dtg]


Lille,
Le Détour, le 26 février 2009

Ah le Détour ! L'endroit est sympa, on est sûr d'y croiser des potes mais pour sa cave, c'est toujours aussi intimiste avec et c'est nouveau, quelques éléments de décor donnant un peu de vie aux vieux murs de briques. Mais sur le plan lumineux, c'est toujours aussi glauque... Mais bon, on finit par s'y faire et on y revient au Détour. Surtout quand à l'affiche (qui n'a jamais existé d'ailleurs), les DIG BASTARD et BAM [dtg] apparaissaient en lettres de feu. Impossible de résister à l'envie d'aller se chauffer en se frottant à ces riot, voire kalachnikov girls bien que dans BAM [dtg], il y a deux mecs.

Où est ma guitare ? J'ai pu ma guitare... j'l'ai oublié... Une bière... Les DIG BASTARD commençaient bien avec les quelques problèmes de mémoire de Sophia. La gratte était bien là et le concert après les pinaillages de commères put commencer. Sophia est franchement à l'ouest, un ampli pour la soutenir elle et son verre, la guitare en bandoulière, l'oeil pétillant, ses consoeurs s'inquiètent un peu. La batterie est en place, la basse se lance et nos zingueuses préférées attaquent comme à chaque fois avec leur tube éponyme DIG BASTARD. Ouille, ça dérape au bout de trois mesures ; la guitare peine, dérape, frôle le fossé. Ouf la bière n'est pas tombée. Les poissonnières hurlantes tentent de rattraper le coup, trop tard, le concert est parti en couille, seule la ligne rythmique roule à peu près droit... Un cauchemar sonore qui ferait dire au triste Manoeuvre que les DIG BASTARD ont tristement rappelé qu'une minute dure 60 secondes avec en prime une agression irréversible des oreilles. Intimidé, apeuré face à d'éventuelles réactions de ces miss survoltées ou fasciné par leur énergie mousseuse, le public n'a pas fui vers l'étage où une douce bibine dans un ambiance conviviale l'attendait. Et pire, il en a redemandé. Peine perdue, espoir évanoui dans les vapeurs de l'alcool, les DIG BASTARD l'a envoyé paître. De toute façon, un morceau de plus et elles se seraient foutues sur la tronche, Aline aurait été incapable de lancer un nouveau "un-deux-trois-quatre" à Sophia afin qu'elle puisse rattraper la horde en marche. Dans cette descente aux enfers, on a tenu bon et la déroute de ce soir ne nous empêche pas de les aimer. Et ne sont-elles pas les créatrices du bistrot-rock (le pub rock, c'est déjà pris et trop classe aussi) ? Respect !

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DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD

Autant, ce fut le pire concert des DIG BASTARD que j'ai vu (musicalement j'entends) que celui des BAM [dtg] m'a une nouvelle fois enchanté. Rien à dire, le groupe grimpe, les morceaux sont bien en place, carrés à souhait et mériteraient d'être gravés dans le marbre. Voix rauque et rageuse de Marie, basse qui s'envole en totale vrille tenant plus de l'expérimentation réussie que du grondement standard, guitares musclées s'accrochant aux moindres aspérités des trompes d'Eustache et batterie bien huilée, moteur survitaminé dompté par la Julie, on vibre... on oublie les lumières tremblotantes, la sono à l'image de la cave, les bières... On en a redemandé aussi mail là on l'a eu ! Avec en prime un RAMONES nous emmenant à la plage...

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BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg]




Frédéric Loridant / Photorock.com 2009