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jeudi 18 février - le Soap Box, Laxou (Nancy).

The EARLY GRAVE - BAM [dtg]

vendredi 19 février - le Stunt Area, Illkirch.

PABOJUSKOBAR - BAM [dtg] - TOXIC WASTE

samedi 20 février - l'Hôtel de la Musique, Roubaix.

BAM [dtg] - BLACKFIRE
Les RAMONEURS de MENHIRS - Les LORAN OTANGS

et

BAM [dtg] Tour 2010 - Pipoles


C’est bon, on est dans le partner couleur bleu gendarmerie, le mini BAM [dtg] Tour peut commencer. BatBat (l’un des DIEGO PALLAVAS) est du voyage, un bon moyen de redescendre sur Nancy. A nous la route du rock. Au programme, le Soap Box à Nancy, le Stunt Area à Illkirch près de Strasbourg et l’Hôtel de la Musique à Roubaix ! On n’est pas trop serré dans le petit camion, un arrêt pipi, clopes et achat de dragibus et car en sac et nous voilà aux abords de Nancy, juste à la sortie d’une voie rapide sur un parking où les âmes seules peuvent prendre du réconfort contre monnaie sonnante et trébuchante, du moins à ce qu’on m’a dit, moi, je n’ai rien vu. Pas le temps de vérifier, il est temps de décharger une première fois, le matos.

La boîte à savon a tout du club de rock and roll, une petite scène basse de plafond, une salle assez sombre aux murs couverts d’affiches et de graffitis, un bar orné d’un twin de bécane servant de pompe à bière et des wc où l’urinoir se perd dans une déco recherchée. Bonne bouffe mais rien de lorrain et les filles s'attaquent à la vaisselle, les mecs admirent leur habileté. Quarante / cinquante personnes dont un second membre des DIEGO PALLAVAS, s’activaient à vider des godets en attendant le début des concerts. The EARLY GRAVE assurait la première partie. Agressés par des lights sous speed, ils répliquèrent par une dizaine de titres lancés à toute vitesse... Le groupe est jeune et donne dans un bon punk rock plein de promesse aux refrains accrocheurs. Difficile d'en dire plus, les détails me manquent mais le souvenir est bon.

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The EARLY GRAVE The EARLY GRAVE The EARLY GRAVE The EARLY GRAVE


Au tour de BAM [dtg] avec au premier rang des spectateurs, Mitch, le bassiste des DIEGO venu voir si sur scène leur roz punk vaut en live ce qu’il a écrit dans le Vosgian Fanzine Crew n°666, février 2010 sur You've been warned. A le déchiffrer, son écoute lui a envoyé une bam dans sa gueule et je pense que le concert a confirmé le pain qu’il s’est pris. Le groupe a balancé son set plein pot enchaînant sur des rappels imprévus pour terminer par une reprise des RAMONES jouée à la vitesse de la lumière. Le groupe n’a pas eu à rosir, la forme était là, pas de dérapage flagrant, une bonne pêche, un Seb brillant dans ses solos, un Néric explosant ses médiators, une Roz rivalisant avec Lemmy à la voix et une frappe toujours percutante de Jul ! Et preuve que ça a marché, un peu de merchandising a aidé à renflouer les caisses, mais difficile de résister au bagou de Jul. You've been warned commence à envahir la France. A 1h00 on était au lit ou plutôt dans une pièce de 10m² recouverte par 9m² de matelas. Un autre concert, celui des trompettes de la mort, pouvait commencer et là aussi il y a eu des rappels...

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BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg]


Après cette bonne nuit en fanfare suivie d’une bonne douche (ça aurait été un comble de ne pas pouvoir se laver au Soap Box), quelques photos d’ambiance sur un char Sherman qui traînait là et nous voilà repartis dans l’aventure. Très vite les revendications jaillissent dans le partner. Trois mecs contre 2 filles, les 3 mâles, sûr d'eux, voulant à tout prix s’arrêter dans une auberge pour goûter aux spécialités alsaciennes, les 2 filles voulant rejoindre Strasbourg rapidement... Pas de chance pour la gastronomie, les filles ont gagné. Difficile de s'opposer aux sœurs Dossini et pourtant on a tout essayé. Et c'est ventre vide là qu'on s'est retrouvé dans le bled où on allait crécher, sous la pluie devant des restos fermés... Direction Intermarché et ses mousquetaires... suivi de deux heures de repos dans un appart sympa devant des flammekueches et une bouteille de Gewurtz. Dix-sept heures, toute la bande est au Stunt Area. La salle est une annexe d’un atelier de bikers (à moins que ce ne soit le contraire) bien accueillante. Pas de voisin pointilleux vu qu’elle se trouve dans une zone industrielle, un décor de graisseux avec des bécanes accrochées aux murs et des lustres bricolés avec des cadres. BAM [dtg] devait à l’origine jouer à Grenoble ! Et suite à l'explosion de SOUVATINE, le groupe s’est incrusté dans le concert où les TOXIC WASTE se sont retrouvés têtes d’affiche. Glandage dans les canapés en attendant l’arrivée des potes, embrassades et papotages puis bouffe alsacienne si l’on considère que les spaghettis bolo sont une spécialité locale et reglandage avant le premier concert. Les PABOJUSKOBAR quittent enfin le zinc et passent enfin sur scène. Le groupe se compose d’une chanteuse et 3 zicos qui font dans un anarcho-punk bien pulsé. Ils me rappellent LA SOCIETE, ELLE A MAUVAISE HALEINE en moins bordélique ... au moins ils ont commencé à l’heure... Musicalement, 90% de leur jus est dans du même houblon que celui de leurs compères lillois, paroles fortes ultra engagées, punk agressif bien costaud du type on fonce sans regarder qui on écrase, les 10% qui restent font dans du rock and roll sans chanteuse. Inutile d’aller chercher dans leur zique des trucs bien alambiqués, l’alambic ayant pour les PABOJUSKOBAR une fonction bien précise assez loin des accords chiadés, mais leurs compos sont assez efficaces pour éveiller l’intérêt et oublier qu’il y a plein de canapés accueillants.

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PABOJUSKOBAR PABOJUSKOBAR PABOJUSKOBAR PABOJUSKOBAR


Le changement de plateau est rapide. BAM [dtg] attaque. D’après le groupe, le concert fut moins bon, pains et ratages divers ont paraît-il ponctué le set. Perso, en dehors d’une passe olé olé de Jul à la batterie, je n’ai rien vu ni entendu. Par contre, la vaste scène a permis au Seb d’improviser des figures dignes d’un danseur étoile, figure répétée en plus aérien et en jupette l'après-midi même. Les skeuds succèdent au skeuds et je prends toujours plaisir à voir la Roz attaquer le micro ou caresser voluptueusement le manche de sa 6 cordes, le Néric s’approcher du sien, bouche grande ouverte prêt à le happer ou encore la Jul faire des figures acrobatiques avec ses baguettes rivalisant avec le Seb. Pas de rappel ce soir là.

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BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg]


Le passage des TOXIC WASTE fut remarqué et remarquable. Le groupe n'a pas laissé le temps au public de se reposer et a lancé les moteurs sans préchauffage. On prend les instruments, on les branche et on envoie la purée. TOXIC WASTE crache son jus avec une redoutable efficacité et on a droit au must de leurs déchets toxiques, de Caricatures à Control Mental sans oublier les Kamikazer et autres Trauma (tisme). Et ces bastos blindées punk-rock montèrent vite à la tête de certains mais sans de dommage collatéral. Vingt ans de guérilla scénique, ça marque.

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TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE


La nuit fut calme, le réveil cool, nos hôtes, un photographe et sa copine tatoueuse, allant même nous chercher de la baguette fraîche et preuve qu’on est bien en Alsace, une cigogne glottorait sur un toit à côté. On avait le temps, il fallait juste être à Roubaix vers 18h00... C'était sans compter un contre temps de taille ; le pneu arrière du partner était à plat et bien sûr la roue de secours, voilée, ne permettait pas d’affronter les 550km nous séparant de Roubaix. Le temps de faire chauffer la carte bleue à Norbagnole, de prendre un repas dans la cafet d’un Pasclerc (bouffe immonde) et nous voilà plongés dans une course contre la montre pour arriver dans les temps à Roubaix. Bref au lieu des 18h00 prévus, il était largement 19h30 quand on a commencé à décharger le matos à l’Hôtel de la Musique où un sacré bordel régnait. A se demander même si cet Hôtel de la Musique porte bien son nom vu les difficultés techniques rencontrées, pas de retour, micro absent, son plus que limite... L’ingé son des RAMONEURS de MENHIRS, Loran Mass Murderers, s’en arrachait la crête... BAM [dtg] ouvrait la soirée. Perdus, coincés au milieu d’une forêt de pied de micro, ils ont sans conteste donné leur meilleur concert. Dans le foutoir ambiant, les BAM [dtg] n’avaient rien à perdre et se sont lâchés. Roz s’est éclatée la voix, les refrains trop haut placés lui arrachant même des grimaces, Jul coincée au fond contre la batterie des BLACKFIRE a fait rougir ses fûts, Seb s’envolait toujours plus haut tandis que Néric rivalisait avec une division de chars en ordre de bataille. Et devant, Loran Béru des RAMONEURS de MENHIRS s’occupait personnellement des problèmes techniques rencontrés par Roz, tout en devenant accro au roz-punk des BAM [dtg]. De cette pagaille, les BAM en sont sortis la tête haute. Ce fut bien plus difficile pour les suivants qui n’ont pas vraiment apprécié la sono en dessous de tout.

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BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg] BAM [dtg]


Les BLACKFIRE méritaient bien mieux. L’arrivée de ces indiens Navajo à l’Hôtel de la Musique a été remarquée. Toute la famille est là, de la grand- mère aux petits enfants. Le groupe se compose de Clayson Benally (batterie, chant), Klee Benally (guitare, chant) et Jeneda Benally (basse, chant), une fratrie soudée d’activistes défendant la cause indienne ce qui ne pouvait que plaire aux RAMONEURS de MENHIRS, ces défenseurs de la forêt de Brocéliande, patrimoine européen menacé par un projet de décharge géante. Le début du concert fut catastrophique. Micro en carafe, bouillie sonore, larsens, un merdier à déclencher une nouvelle guerre indienne. Nos BLACKFIRE grimaçaient sur scène et étaient à 2 doigts de planter le concert et de sortir la hache de guerre. Un heureux bidouillage a sauvé en partie la mise. Un micro pour deux, un son un peu meilleur malgré des bourdonnements récurrents et au final un concert gagné grâce à l’énergie des 2 frères et de la sœur balançant un rock-punk ricain bien lourd sur lequel planent des rythmes navajos. Une belle claque malgré la sono plus que déficiente. Honte à l’Hôtel de la Musique.

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BLACKFIRE BLACKFIRE BLACKFIRE BLACKFIRE


La suite fut brutale. Les RAMONEURS de MENHIRS avaient la patate et surtout l’envie de faire la peau à cette saleté de sono. Le folklore breton, une guitare reconnaissable entre mille et une boîte à rythmes explosive ont eu vite fait de transformer l’Hôtel de la Musique en Fetnoz emballant un public dont une partie était bien alcoolisée entraînant un débordement restant sans suite, le pote touché ayant réussi à se contenir (il y en a un qui l’a échappé belle)... Hormis cet épisode navrant, ce concert ne fut qu’une grande fête qui ne voulait plus finir... Tour à tour, les RAMONEURS allaient se reposer au fond de la scène tandis qu’inépuisable, Loran nous entraînait dans ses délires sonores à grands coups de gratte et quel son. Et quand les RAMONEURS de MENHIRS se sont mutés en BERURIERS NOIRS, la folie a envahi la salle, tout le monde était devenu bérurier. Sur scène, s'est même retrouvé un des BLACKFIRE avec son tambourin et son tee-shirt BAM [dtg] taille girly... avant d’aller se réfugier au fond de la salle pour s’éclater sur des danses traditionnelles, idem pour le fiston d'un des RAMONEURS qui connaît tout des gavottes et autres passepieds.

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les RAMONEURS de MENHIRS les RAMONEURS de MENHIRS les RAMONEURS de MENHIRS les RAMONEURS de MENHIRS


Je ne me rappelle plus comment cette folie s’est arrêtée. Je ne me souviens que de l’heure, il était 2h30 et ce n’était pas fini, Loran insistant pour terminer avec son nouveau projet monté avec Loran Mass Murderers, les LORAN OUTANGS, une créature fantastique à deux guitares et une boîte à rythme reprenant des standards immortels du punk rock, des STOOGES aux SHAM 69 en passant bien sûr par les BERURIERS NOIRS... Et difficile de l’arrêter l’animal ! Mais tout à une fin et une reprise des DEAD BOYS sonna le final. Le temps de recharger le matos - au passage, j’ai gagné mon diplôme de roadie de base -, de retrouver sa bagnole perdue du côté de Marchiennes et à 5h40, je retrouvais enfin mon lit. La vie normale pouvait recommencer, au moins jusque la prochaine fois.

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Les LORAN OTANGS Les LORAN OTANGS Les LORAN OTANGS Les LORAN OTANGS


BAM [dtg] - Pipoles et tranches de vie

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BAM [dtg] Tour 2010 BAM [dtg] Tour 2010 BAM [dtg] Tour 2010 BAM [dtg] Tour 2010



Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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