The BASTOUNS

Monsieur Jeffrey EVANS - BASSHOLES


la Malterie, Lille, le 21 mars 2005


"L'Amérique, l'Amérique, je veux la voir et je la verrai !"Ah Joe ! L'Amérique que j'ai vue ce 21 mars à la Malterie est sans doute sans aucun rapport avec tes rêves pleins de paillettes, la mienne est pleine de riffs, de blues cradingues, de strass terne et de flirts appuyés vers les STOOGES et autres violeurs de l'american life. En guise d'américains, la scène se partageait entre 3 frenchies, les THE BASTOUNS, et 3 cow boys, Monsieur JEFFREY EVANS qui traîne sa barbe du côté de Memphis et les BASSHOLES, fruit d'une rencontre du IIIème type dans l'Ohio entre Don Howland à la gratte et Lamont "Bim" Thomas pour les fûts.

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L'affiche aux belles rondeurs annonçait du Trash à tous les étages. Pour les BASTOUNS, j'avais déjà une petite idée, pour les autres, je ne savais même pas qu'ils existaient avant ce jour. Ce sont les BASTOUNS qui attaquent emmené par un gratteux a la chevelure Roger WATERS ayant sans doute trop écouté de STOOGES à fond et trop jeune, mais aussi sans nul doute des trucs un peu plus psyché, école anglaise 68/70 (de Roger par exemple). Et bien le mélange bien secoué des deux donnent THE BASTOUNS qui ont pris plaisirs à déchirer l'atmosphère lie de vin feutrée de la Malterie. Sales jeunes ! Mais belle entrée rock and roll déjanté et noisy, la suite allait être plus calme mais tout aussi crue.

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Après les tumultes sonores aux refrains bien balancés, place à Monsieur JEFFREY EVANS qui vient seul avec une vieille Fender. Son rapport avec Memphis ne se limite pas à sa domiciliation et à sa fréquentation de la Beale street, mais aussi à sa musique, un blues rock bien crade des origine avec un soupçon de country de derrière les bars. Le personnage impose, longue barbe, lunette remboursée sécu, look beatnik me rappelant le poète engagé Daniel Thompson qui tournait avec DRUMPLAY ou plus encore son pendant européen, le bluesman déjanté Kevin COYNE (tous les 2 morts récemment...). Bref un américain tout à fait atypique à l'heure actuelle mais un américain qui transpire l'Amérique profonde, pas celle des conservateurs mais celle du peuple qui ne comprend pas toujours ce qui lui arrive et qui se réfugie dans l'expression de leurs espoirs et déceptions : le blues et il y a de quoi l'avoir de l'autre côté de l'Atlantique... Qu'on accroche ou non, on ne peut que se dire qu'on a en face de nous un grand bonhomme. En guise de final, Monsieur JEFFREY EVANS fut rejoint par Lamont "Bim" Thomas pour un morceau bien pulsé, franchement rock qui annonça à quelle sauce nos oreilles allaient être mangées sous peu.

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Avec les BASSHOLES, l'ambiance s'accélère, les danseuses prennent vite le rythmne. La transe est favorisée par l'atmosphère lourde aux odeurs de clopes et de bières. Sans être franchement rock, ce n'est plus vraiment blues, c'est une musique électrique crue, bleue, sentant les origines avec des rythmes incroyables sur lesquels s'amuse une guitare. Rien n'est net, les notes s'accrochent à vos moindres poils et s'y fixent solidement. Leur blues rock s'empare facilement de vous, si on n'aime pas, on n'a plus qu'à s'enfuir et prendre une douche décontaminante. pour les autres, la douche s'imposait aussi... C'est une belle dark side of the USA qui nous a été donné de voir et même si BASSHOLES ou Monsieur JEFFREY EVANS ne tourneront sans doute pas en boucle (pour THE BASTOUNS, c'est autre chose) dans ma platine, cette Real Kool Trash Night 2 valait vraiment le coup d'être vécue.

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Mars 2005

Frédéric Loridant 2005