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COOL KLEPS - The LEGENDARY TIGERMAN
RESTAVRANT - The BELLRAYS
JIM JONES REVUE

Lille, le Cool Soul Festival,
L'Aéronef, le 07 avril 2011

La soirée rock and roll de l'année ! Il y va fort notre ami Jean-Luc Jousse qui ouvrait avec son groupe, les COOL KLEPS devenu trio, le Cool Soul Festival. Il est vrai que l'affiche avait de la gueule, de la gueule de rocker même avec en sales gosses, JIM JONES REVUE et son rock and roll vintage du IIIème millénaire, en black bomb, les BELLRAYS ou un mariage réussi à trois (!) entre les STOOGES, AC/DC et Tina TURNER, en plan drague gominée, The LEGENDARY TIGERMAN et son obsession pour les femmes, surtout les chanteuses et quelles chanteuses... Le tout était accompagné d'une suace texanne bien piquante, les RESTAVRANT, duo déjanté, des bricoleurs de garage géniaux et de SCOTT H BIRAM, un ricain sorti tout droit de la chaleur moite et lourde d'Austin au Texas. Très belle soirée en perspective, un peu gâchée toutefois par un son limite pour les BELLRAYS et sans limite pour les nerveux JIM JONES REVUE.

Comme apéro, les COOL KLEPS sont parfaits, pas de mauvais cholestérol, que du bon son et quand en plus on a une bière à la main, on se laisse vite envahir pour le rock and roll griffé par une Gretsch, sonné par un Farfisa, le tout rythmé par une batterie qui donne du corps à l'ensemble. Un garage bien soutenu sentant bon les STOOGES (auxquels il rendent hommage d'ailleurs) qui donne le ton de la soirée.

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The COOL KLEPS' The COOL KLEPS' The COOL KLEPS' The COOL KLEPS'


Même pas le temps de faire la queue à un des bars que dans la grande salle, The LEGENDARY TIGERMAN attaquait déjà. ce one man band portugais sait bien s'entourer. En plus de sa guitare et de sa batterie, il invite des chanteuses (pas toutes celles de son dernier opus Femina !), le tout se détachant sur des vidéos où la femme, nue ou habillée est toujours en filigrane. Et celle qui ce soir était sur scène en chair, en os, aux formes voilées (Rita Redshoes) avait le regard aussi amoureux que les chaudes chansons du dernier album du TIGRE. Elle se faisait chatte et lui ronronnait ! L'ambiance était plutôt à un rock garage alcôve black & hot avec des belles pièces dont celle chantée par Lisa Kekaula en personne (The saddest thing to say) ou d'autres plus roots qui m'ont rappelé entre autres les défunts et regrettés STINKY LOU and the GOON MAT.

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The LEGENDARY TIGERMAN' The LEGENDARY TIGERMAN' The LEGENDARY TIGERMAN' The LEGENDARY TIGERMAN'


Retour dans la petite salle en faisant cette fois ci une pause au bar. De là, on voyait un peu la scène où deux mecs se lançaient dans une rock and roll débridé avec un gratte sèche tuning et ... une batterie qui n'avait rien à voir avec l'instrument. Un bidon d'huile, une boîte en bois avec clouées dessus des planches d'épaisseurs diverses, une cymbale faite de 2 plaques d'immatriculation vissées ensemble et derrière, un mec qui frappait très très fort ! Un petit Korg portatif venait compléter l'ensemble. RESTAVRANT nous vient du Texas et font dans un rock and roll teinté de country et de punk super speedé, un truc à les faire envoyer à Alcatraz. Quoiqu'il en advienne, RESTAVRANT sévit encore et ne ratez pas l'occasion de les voir.

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RESTAVRANT' RESTAVRANT' RESTAVRANT' RESTAVRANT'


Les RESTAVRANT ont fait oublier à beaucoup la proximité des bars et on se retrouve tout bête à faire la queue alors que les BELLRAYS entrent scène. Tant pis pour le jupi, pas envie de rater Lisa KeKaula, Bob Vennum et leurs compères. La dernière fois que je les avait vus, la tendance était plutôt à la douceur, reflet de leur album Hard Sweet And Sticky qui tranchait nettement avec le fougueux Have a little faith. L'arrivée d'un nouvel opus (Black Lightnin que je ne connaissais absolument pas) annonçait une surprise. Plus rock, plus lounge ? Eh bien, ce qui étaient endormis ont pris un sacré coup pied aux fesses ! Le nouveau bébé des BELLRAYS est franchement rock and roll, plus personnel peut-être que Have a little faith. Le groupe envoie franchement la sauce, la voix de Lisa fait péter la sono (dommage que parfois, elle ne suivait pas) et son guitariste préféré lui répondait à grands coups de riffs ou de solos rock and roll. A leurs côtés, une section rythmique ravageuse avec, un bassiste fonceur et un batteur survolté. Pour éviter le plagiat à la PPDA, la description faite de l'album dans Presto (par Patrick Dallongeville) colle tout à fait à ce concert : "il s'agit toujours et encore d'une fixette éperdue sur les STOOGES de Raw Power, où l'on aurait remplacé l'iguane sauteur par une Tina TURNER en chaleur", je rajouterai simplement "en version Love Queen plutôt qu' en "Acid Queen".

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The BELLRAYS' The BELLRAYS' The BELLRAYS' The BELLRAYS'


Je n'ai qu'entre-aperçu SCOTT H BIRAM et de loin en plus. Beaucoup de monde se pressait contre la petite scène mais foi d'un connaisseur (un KICK DRIVING), c'était le pied ! Le final s'annonçait ! J'avais vu les JIM JONES REVUE à la Boîte à Musiques il y a quelques temps, ils jouent très fort mais on en a pris pleins les yeux et plein les oreilles avec toutes les subtilités qui se cachent dans leur rock and roll saturé. Pas de chance, ce soir, le son n'était pas vraiment là, ni les lumières d'ailleurs. A se demander s'il y avait quelqu'un derrière la console ! Sinon, les JIM JONES REVUE assurent toujours autant, leur rock and roll estampillé d'origine est toujours aussi efficace et à défaut d'en avoir profité pleinement, je suis reparti avec leur dernier LP sous le bras. Une bonne façon de compenser. Malgré tout, une belle soirée rock and roll, un plateau à la hauteur, un pari gagné par Jean-Luc.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2011

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