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Festival BetizFest / FZM la SOCIETE a MAUVAISE HALEINE - les GUZZLERS LARSHUMA - les RAMONEURS de MENHIRS BARBIROOZA - KOSMOS 4000 JABBERWOCK - CELLULE X Cambrai, l'Eclipse, le 14 avril 2007 Il faisait chaud ce samedi à Cambrai. Le soleil plombait le BestizFest associé cette année au label FZM. C'est plutôt les keupons assoiffés qui étaient plombés. Bière, pinard et autres boissons fortement taxées par l'Etat ne font toujours pas bon ménage avec le soleil. Mais c'était sans compter avec le plateau de choix qui allait déchaîner les passions dans un public aux ressources insoupçonnées. Le choix était vaste avec comme point commun, leur appartenance aux musique alternatives à la soupe généralisée dégueulée par les médias. De l'anarcho punk de la SOCIETE a MAUVAISE HALEINE à l'electrotrasho-punk de JABBERWOCK, il y en avait pour tous, le hip-hop décalé de LARSHUMA, l'électro métallisé ce jour de BARBIROOZA, le hip-hop métallo-punk de CELLULE X, le power trio des GUZZLERS avec comme cerise sur la bêtise, les RAMONEURS de MENHIRS dont le gratteux n'est autre que Loran des BxN. Et pour siroter tranquillement une bière entre 2 concerts, des graffeurs, des stands pleins d'infos et de trucs rares à se procurer et un quattuor à la contrebassine...
Cliquer sur l'image - click on the pic J'arrive pile poil pour sentir la SOCIETE a MAUVAISE HALEINE, groupe pouvant revendiquer sans problème son appartenance au mouvement anarcho-punk. Compos engagées rentre-dedans, bordel scénique, approximations vite balayées par des riffs tirés en rafale, il n'en fallait pas moins pour réveiller les âmes de danseurs et me sortir de ma torpeur dans laquelle la chaleur m'invitait à rester. Une belle entrée dans le festival pour ceux qui comme moi ont raté les FUMIERS, mais qu'on se rassure, les odeurs persistaient, parfum, mauvaise haleine, dessous de bras, bière... Le BertizFest avait déjà atteint sa vitesse de croisière.
Cliquer sur l'image - click on the pic Ça n'allait sans pas assez vite au goût des GUZZLERS qui s'employèrent à booster un peu la scène. Timide au début, le public ne tarda pas à occuper la fosse en masse presque compacte, pogotant joyeusement sur le rock and roll très très énervé de ce power trio. Des vieux routards sans doute aimant les beaux sons et les belles choses comme en témoignait la Gretsch caisse creuse et le bel ensemble Orange vintage et quand c'est dans de bonnes mains...
Cliquer sur l'image - click on the pic Les derniers accords tombés à l'arrache, le festival prenait déjà du retard... LARSHUMA en profita pour venir faite son one man show, ses larshumetes, danseuses étoiles, l'ayant lâchement abandonné. LARSHUMA tient du russe travaillant pour la DDE et nous débite ses textes aussi finement pensés qu'engagés sur une zique dont le batteur d'ASHTONES n'est pas étranger. C'est du Hip Hop de rue destiné à interpeller et c'est ce qui est arrivé. Indifférents aux premiers morceaux, les gens sont graduellement revenus préférant ce phénomène à la bronzette. Pendant ce temps sur la scène principale, on lustrait les menhirs et dans la salles, les dessinateurs de SpeedBall donnaient leurs derniers coups de marqueurs à leurs oeuvres urbaines.
Cliquer sur l'image - click on the pic De Cambrai au pays Bigouden, il n'y a que quelques notes. Les quatre RAMONEURS de MENHIRS sont en place, deux sonneurs, un chanteur et un riffeur. Ils farfouillent dans la musique populaire celtico-bretonne en la mariant avec bonheur avec un guitare et une boîte à rythme. Ert quelle guitare ! Même les yeux fermés, on reconnaissait entre milles la toucher de Loran avec ses riffs si caractéristiques, marque des BxN. Le mélange peut sembler surprenant, une guitare punk avec des binious ! Mais passée la surprise, on est happé par l'efficacité du mélange, du vrai TNT pour autonomistes soniques bretons ! Les menhirs étaient taillés à grands coups de riffs au pied desquels le public ne formait plus qu'un pack d'où sortaient parfois en orantes des bras ou encore des jambes et des têtes semblant chercher désespérément de l'air. Les RAMONEURS de MENHIRS sont redoutables, leur musique est conquérante, iconoclaste diraient certains, dérangeante surement mais vachement efficace. MAIS... trop de retard accumulé a amputé le ramonage à la grande déception de Loran, de ses acolytes et d'une salle remplie d'agités. Un Vive le Feu final a la sauce bretonne sonna dans la fosse comme la bataille de Trans !
Cliquer sur l'image - click on the pic On pouvait se demander si le public allait se relever après cette claque. La suite n'était pas évidente à prendre surtout qu'en on sait que BARBIROOZA fait dans du trip hop, genre sans grand rapport a priori avec la tradition bretonne boostée. Ni une ni deux, un habile mixage avec les guitares en avant et la salle au bout de deux / trois morceaux commence à se remplir pour finir pleine à la fin de ce concert également tronqué. Des trois BARBIROOZA de base s'étaient ajoutés un vidéaste et un second trompettiste. Le trip hop dub de BARBIROOZA s'en sortit grandi et attirant. Métallisé et à la fois envoûtant avec ses guitares à la SONIC YOUTH se répondant et ses vidéos jouant avec la musique, les compos se voyaient libérées de leurs contraintes au point de n'en reconnaître parfois que la trame. Et devant, les keupons, assommés à coup de menhirs il est vrai, se balançaient sur le dub tranché par les grattes et le trompettes.
Cliquer sur l'image - click on the pic Après le trip hop dub métallisé, le règne des machines s'annonçaient avec KOSMOS 4000, concept musico-vidéo bien dérangé. Difficile pour ce genre musical de se faire une place au milieu de tous ces groupes branchés sur du 380, mais bon, ceux qui ont suivi, ont apprécié.
Cliquer sur l'image - click on the pic Les KOSMOS ne semblent pas vouloir partir et pourtant rien ne sort des enceintes. Les JABBERWOCK s'installent. Et c'est tout naturellement que les KOSMOS 4000 se transforment en JABBERWROCK rejoignant une chanteuse, deux guitare et un humain lié par des chaînes à une machine à faire du bruit. La chanteuse en jette : chemisier blanc, tailleur sombre, attitude hiératique très teutonne. Le reste du groupe ne dénote pas, cravate et tout le reste. JABBERWOCK cache bien son jeu sous son apparence sérieuse car une fois le courant branché, on est totalement bousculé par un électro trash complètement speedé. Une grosse baffe, un BAM [dans ma gueule], la surprise de la soirée, bref un nom à retenir. Et concert encore une fois écourté, l'heure tournait... le final fut à la hauteur de mes espérances. La chanteuse déchaînée explosa son chignon, libéra ses cheveux, terminant ce chaud show, échevelée. Impressionnant les parisiens, comme d'autres j'aurais penché pour un groupe batave dans la tendance 3-1.
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Il est 23h20, la société a donné la permission de minuit pour l'arrêt de la Culture. Il est temps que les CELLULE X commencent. Dès les premiers sons, CELLULE X arrache sec. Ce sont des furieux mêlant combat de guitares, dialogue à deux voies et scratchs sur des textes engagés sur fond de vidéos accrocheuses. Les pogoteurs n'ont même pas eu le temps de se reposer de leurs exploits sous JABBERWOCK qu'ils faut se refracasser sous les bombes larguées par CELLULE X. Et patatra, le courant explose. Trop d'énergie sans doute. Plein de minutes perdues mais ça redémarre enfin bien que l'organisation demande une réduction drastique du nombre de morceaux. Arrggghhhh, les musicos sont dégoutés, Fred aussi ; mais la société a dit MINUIT ! CELLULE X a bien mordu de vingt minutes sur le règlement mais c'est peu. On en redemande, on en veut plus ! Dur est le prix à payer pour éviter que des voisins lointains et grincheux posent plaintes et réussissent à interdire ce genre de manif... Ils reviendront les CELLULE X
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