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BLACK BOMB A - NO FLAG
Tourcoing,
le Grand Mix, le 10 mars 2007
Après l'escapade dunkerquoise de la veille, sortie qui soit dit au
passage, ne pouvait que laisser de bons souvenirs, rien de tel que
de la kids music pour se refaire des oreilles et heureux hasard du
calendrier, BLACK BOMB A et NO FLAG avaient eu la
bonne idée de venir planter leurs étendards au Grand Mix. Il était
un peu présomptueux de venir s'y retaper les esgourdes, ces deux
groupes formés de membres tutant du très lourd dès le biberon,
n'allaient pas faire dans la brit pop à teneur garantie en bromure.
Ils brandissent très haut les drapeaux du hardcore, un truc qui ne
pouvait que donner la trique aux kids venus en nombre se frotter
aux décibels. Preuve en était l'odeur bien chargée de phéromones
qui flottait dans la salle.
On se presse sur les crash barrières. Filles et garçons étroitement
entremêlés attendant patiemment que la fête commence. Tout
s'éteint, on s'agitait sur scène, la salle grondait et un Mick,
seul personnage éclairé, bouteille de genièvre et gobelets à la
main en offrant à ceux qui avaient les plus longs bras. C'était
médical, uniquement destiné à des gargarismes pour assouplir des
cordes vocales qui furent furieusement sollicitées de part et
d'autres des barrières, quelques instants plus tard. Cette délicate
attention ne doit pas cacher que NO FLAG ne fait pas dans le
sveltesse. On est plutôt dans le lourd et le viril. NO FLAG
frappe, riffe (sic) à n'en plus finir avec des chutes souvent
brutales qui surprennent tout le monde. Loin d'être assommé par ses
compères sans foi ni loi, Mick le chanteur était agité de
soubresauts, s'arrêtant parfois brusquement et fixant le public
avec des yeux de fou avant de repartir en hurlant sur des rythmes
dignes d'une fête Klingon bien avancée. De quoi faire fuir les
adultes responsables, il faut bien que jeunesse se passe ! Mais
elle peut en mettre du temps vu que le Mick, le Gus, l'Olivier, le
Laurent et le Loic ne sont plus des adeptes du clérasyl depuis
longtemps déjà. Enfin pour ceux qui ont été traîner du côte de
myspace/noflag, vous avez enfin leur petit nom au détriment de la
marque déposée "NO FLAG" quatre fois citée ici au lieu de
sept.
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Que dire de BLACK BOMB A. Que ce fut une tuerie ? Facile à
deviner vu le nombre de kids excités venus expressément pour le
groupe. Que leur nouvel album est déjà connu de tous ? Que l'on se
pressait à faire des slams ou à se frotter à Poun quand il
plongeait dans le public ? A moins que ce ne soit pour faire le Mel
Gibson dans le braveheart afin d'épater les copines. Ça peut
marcher avec du BLACK BOMB A mais gare aux épaules
déboîtées... Où encore faire croire à ses vieux que l'on a chanté
un cantique à Marie... sans leur dire qu'ici la Marie a un y au cul
au lieu d'un ie. Au final, rares étaient ceux qui étaient là pour
écouter. Il y avait bien quelques no kids bien planqués
contre le bar une bière à la main mais bon, peut-on écouter du
BLACK BOMB A dans cette ambiance survoltée ? Non, impossible
! On n'écoute pas du BLACK BOMB A, on vit BLACK BOMB
A ! Et ce concert en fut une preuve sonore et visuelle
éclatante.
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