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JIMI BEN BAND - MAGNETIX
BOB LOG III


Comines,
Festival Tour de Chauffe, le 26 novembre 2010

Notre bolide ronfle, la route défile, les phares éclairent des bas-côtés désolés. Au loin, le Nautylis nous attend pour une soirée digne d’une concession de hot rods rock and roll. Sur les 4 modèles qui faisaient le show, on en a vu 3 faute à un cassoulet trop alléchant. Tant pis pour le premier groupe, de toute façon, il dénotait trop par rapport au reste. Quant aux 3 autres, ce n'était que de la belle mécanique sans tuning ou autre fioriture, crachant du rock and roll brut de fonderie à base de guitares hurlantes frappées par des rythmes vintages. Pas de GTB, GTS, ou de GTO juste JIMY BEN BAND, MAGNETIX et BOB LOG III gravés sur les calandres. Tout était prêt pour un nouveau tour de chauffe.

D’une démo d’une qualité moyenne faite à l’arrache dans un 2 pièces en passant par « un rock garage de ducasse » dixit un connaisseur, au concert de Lens où je les voyais pour la première fois, sans oublier leur passage à la Malterie où les JIMI BEN BAND ont renvoyé direct HEXA à Brooklin sans passer par la case départ, ce trio garage est en progression exponentielle. Oublié le « rock de ducasse » (toujours dixit mon pote après le concert de Lens), place à un garage couillu où fait assez rare, les voix ont toute leur place et deviennent instrument à part entière. Le concert du Nautylis, une bien belle scène au son léché, en fut la preuve éclatante. Plutôt habitués aux planches de fond de bar, les JIMI BEN BAND ont montré une aisance insoupçonnée, une bonne présence, aidés il est vrai par un dance man. Et l’apparition d’un sax au dernier morceau venu cracher ses hurlements cuivrés laisse présager le meilleur pour la suite.

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JIMI BEN BAND JIMI BEN BAND JIMI BEN BAND JIMI BEN BAND


Toujours à deux, toujours armés d’une guitare et d’une batterie, les MAGNETIX sont toujours magix ! Teigneux, tenant plus du pitt bull que du yorkchieur, ils ont fait au moins 825 km pour nous faire bouger au son d’une gratte qui riffe plus vite que son ombre et d’une batterie aussi musclée qu’un catcheur mexicain. Leur incantations, un rock garage qui au fil des années tient plus de la concession que de l’atelier pourri sentant le rance. On est loin des concerts dans les arrières salles de troquets pourrables où il y avait autant de spectateurs (actifs il est vrai) que de rats ou de souris comme celui du feu Meelting en 2001 ! Neuf ans déjà à 20 jours près que je croisais les MAGNETIX pour la première fois, neuf ans au moins que Looch Vibrato et Aggy Sonora croisent le fer à grand coups de décibels bien collants, gras à souhait qui procurent le même effet qu’une bonne bière après des heures d’efforts. Aujourd’hui, ils arpentent parfois des scènes plus vastes avec plein d’aficionados devant sans pour autant tomber dans la facilité. Leur art de la mécanique sonore s’est affiné, le duo ronronne bien, accélère sans crier gare, fait hurler la gratte, dérape mais ne sort jamais de route ni ne cale. Les MAGNETIX fort d’un dernier album qui fait jouir ma cellule ortophon et mouiller mes enceintes, ont assez de couilles pour reproduire en mieux encore l’orgasme que connaît ma chaîne hifi.

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MAGNETIX MAGNETIX MAGNETIX MAGNETIX



Buck Rogers de la musique, pilote de formule 1, patineur casqué ? BOB LOG III à son habitude a revêtu sa combi moule bite, porte son casque à téléphone incorporé qui n'aurait pas dénoté dans Cosmos 1999. Son volant ou son manche à balai, une guitare, son plafonnier, des pédales et une batterie... Un branchement et le vaisseau BOB LOG atteint de suite sa vitesse de croisière, un rock blues vintage avec une bonne dose guitare slide et une voix bien transformée par un combiné de téléphone, modèle seventies en bakélite. Tout seul sur scène, on pourrait s'imaginer des plages vides du style un jésuite monte au ciel, rien de rien, le Buck Rogers du blues cracra nous emmène dans un voyage qui défie la vitesse de la lumière. Aucun temps mort, juste un rallye entre les étoiles. Mais pas de Boob Scotch et seulement une fille sur ses genoux, accompagnée il est vrai d'un pote, pas d'autre Wilma Deering dans la salle... Et au final, une pluie de bobs digne de l'époque des Perséides s'abattit sur notre BOB, un barouf qui sonnait aussi la fin... Et BOB LOG s'en est allé vers les étoiles.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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