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The GRAFT - The BOLLOCK BROTHERS

Waregem, The Steeple,
le 16 décembre 2005



Pendant que le maire ump de ma petite ville de Roncq s'infantilisait à une soirée municipale Casimir, à une trentaine de bornes de là, en plein pays flamand, une bande de privilégiés s'éclataient avec les BOLLOCK BROTHERS. Cette formation de la grande New Wave, pas celle des simples d'esprits, est le fruit d'un accouplement contre nature entre le punk et le disco où sexe, horror movies et politiquement incorrect font bon ménage. Et pour la lancer cette soirée, pas d'île, pas d'enfants, pas de gloubiboulga, mais un The GRAFT en version survitaminée grave.

Il n'y a pas 8 jours que j'avais croisé The GRAFT sur une scène que me revoilà une nouvelle fois devant et encore sur une autre scène digne de ce nom. Tout a parfaitement commencé, le The GRAFT de ce soir se voulait très rock, avait une patate plus que suffisante pour faire bouger et se faire accepter par un public venu retrouver sa jeunesse new wave décadente avec les BOLLOCK BROTHERS. Tout se déroulait parfaitement, les skeuds se succédaient sans contre missile patriot et à moins que les adeptes du bar se soient cachés ou enfuis dans le troquet à côté, la zone des pompes à bière étaient très largement accessibles. Et tout à coup, des grésillements, un Fred 666 inquiet jetant des regards interrogateurs vers son ampli qui avait décidé de faire des siennes. Il s'est fallu d'un petit rien, d'une Gretch qui s'est cassée la gueule à terre, de sautes d'humeur de l'ampli pour que le Casimir du rock and roll destroy s'empare de Fred 666 et lui conseille de corriger le fautif sur le champ. Idée sitôt suggérée, idée sitôt transformée en acte : Fred 666 a consciencieusement entrepris d'éclater l'ampli rebelle à coup de gratte dans la tronche alors que les autres membres du groupe tentaient tant bien que mal d'assurer la suite du concert. Mais en vain, le Fred 666 a fini par faire sauter les plombs du Steeple sauvant ainsi la guitare, mais pas l'ampli! Beau concert un peu court peut être avec une belle fin rock and roll presque dans la lignée d'un Pete Townsend ou d'un Paul Simonon.

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Le couleur gloubiboulga était donnée, les BOLLOCK BROTHERS pouvaient attaquer et distiller leur venin rock and disco punk décadent. J'avais croisé Jock McDonald et une partie de son gang sous un appentis au fond d'une courée lilloise il y a deux ans environ ; les conditions étaient limites et pourtant l'enthousiasme était presque parvenu à faire oublier l'absence de scène, de light et de tout ce qui fait un concert. Toujours tirés à 4 épingles dans un style irlandais avec l'éternelle veste à carreaux et sa cravate, Jock contrastait avec ses musicos qui affichaient un look en opposition : rock and biker pour le gratteux, "normal" pour le bassiste et le batteur et colossal pour le clavier qui doit afficher 150kg au compteur au bas mot. Il n'a pas fallu un morceau pour que la mayonnaise prenne ! Le disco punko rock and roll se moquant des convenances et des règles des BOLLOCK BROTHERS a fait effet de suite. Drac's Back, Soon of the Bitch... jusqu'aux reprises de SEX PISTOLS ont foutu le feu à la salle et l'arrivée de guest star dont une frêle Lolita tombée aux mains de l'irrésistible Jock, a pimenté leur spectacle. D'ailleurs, le Jock se déchargeait sans vergogne du chant sur ses compères allant vider une bière ou deux avant d'en distribuer au public. La coutume était respectée ! Et c'est sur un Faith Hailer d'enfer que le show s'est terminé, les BOLLOCK BROTHERS n'ayant pas eu la bonne idée de revenir une troisième fois. On se voyait déjà gigoter jusqu'au bout de la nuit...

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Frédéric Loridant / Photorock © décembre 2005

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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