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Les BOLLOCK BROTHERS
Dunkerque,
Les 4 Ecluses, le 30 mars 2007
Boulogne-sur-Mer, j'erre dans les caves du Château-Musée dans un
vernissage. J'y croise Jack le député et d'autres personnalités.
Politiques, savants et bourgeoise locale tombent en pâmoison devant
une borne milliaire, un panneau indicateur de la grande Rome haut
d'un mètre cinquante. Et je tournais aussi autour suivant le flux,
non satisfait. Il manquait quelque chose mais quoi ? Un verre de
faux champagne ou de vrai mousseux, pas mauvais d'ailleurs, un
second et la révélation. Dieu existe ! Non je blague. Il manquait à
ce phallus impérial tout simplement sa base ! Sans la paire
magique, point de grandeur ! Fort heureusement, à quelques dizaines
de kilomètres de là, les BOLLOCK BROTHERS avaient eu la
bonne idée de venir se poser le temps d'une soirée. Le manque était
comblé et j'ai enfin mieux compris l'intérêt porté à ces monuments
venus d'un autre âge.
Des caves du Château-Musée aux 4 Ecluses, il n'y a qu'un long ruban
non pas bordé d'arbres mais de malheureux clandos fuyant leur pays
pour un eldorado chimérique de l'autre côté de la Manche tout en
étant chassés par Sarko and co. Enfin, les 4 Ecluses ! S'y plonger
permettra d'oublier Sangatte et cette autoroute habitée. Les
BOLLOCK BROTHERS sont bien là, en chair et en os, tous prêts
à compléter le beau phallus milliaire millénaire de Boulogne. Le
concert vient de commencer. A la porte résonnent les boum boum
disco funky déchirés par une gratte furieuse. La salle n'est pas
trop remplie. Il faut dire que les BOLLOCK BROTHERS,
mythiques sur bien des plans restent underground sur bien d'autres.
Quelque part, ils appartiennent au passé, à cette explosion post
punk où tant d'expérimentations ont vues le jour avec plus ou moins
de succès. Passant d'un hommage à NACHT und NEBEL pour
s'envoyer les SEX PISTOLS tout en faisant une étreinte
appuyée à GAINSBOURG, les BOLLOCK BROTHERS nous ont
balancé direct leur purée, le jet étant seulement interrompu par la
remise d'un cadeau d'un fan, de la venue d'un autre fan sur scène
pour pousser la chansonnette et au final, par l'arrivée d'une
groupie pleine de tract mais enchantée de se coller et se frotter à
Jock MacDonald. Et tout cela sous les coups de butoirs de ses
musicos et vu la masse du clavier, je vous laisse imaginer. Désolé
pour la borne milliaire de Boulogne, mais ce n'est pas demain
qu'elle retrouvera ses BOLLOCK BROTHERS. Quant aux clandos
de l'A26, je crains qu'ils ne marchent encore longtemps.
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