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Printemps de Bourges - 26/30 avril 2006


54 NUDE HONEYS - ASYL - BATTLES - BIKINI MACHINE - BUZZCOCKS
DAGOBA - ETHS - FLAMING LIPS - IZIA - JR EWING
Les BRATS - Matthew HERBERT - Mike PATTON, FANTOMAS et les MELVINS
RHESUS - SECOND SEX - SKIN - WAREHOUSE 99 PROJECT - WOLF EYES



Au bout de 5 jours du Printemps de Bourges, les pieds se faisaient lourds. Il était 3h00 et c'était la dernière fois que je descends le bd Lamarck lequel aurait pu s'appeler bd Newton tant la gravitation se faisait sentir autant à la montée qu'à la descente. Je ne disais pas cela le mercredi précédent quand je le gravissais allègrement pour aller au 22 mais je savais que des surprises m'attendaient.

Mercredi 26 avril
Les 22, l'Est et l'Ouest, n'ont pas changé. Les 2 salles, les 2 bars sont toujours accueillant, mais il n'y a toujours qu'un chiot et 2 pissotières... Le programme de la soirée s'annonçait rock and roll avec en point d'orgue des GUITAR WOLF féminines avec les 54 NUDE HONEYS. Mais avant d'en arriver là, RHESUS, une pop rock qui ne m'a pas trop accrochée, WAREHOUSE 99 PROJECT qui développe des ambiances hachées, tranchées par des rythmes syncopés avaient la tâche d'annoncer SKIN et BIKINI MACHINE. SKIN m'a paru assez convenu malgré l'époustouflante chanteuse qui donne sans problème de sa personne. Quant aux BIKINI MACHINE qui chantaient dans la première partie de leur set DUTRONC, j'ai eu l'impression qu'ils ont abandonné leur surf rock déjanté pour quelque chose de plus convenu également. Entre temps, les WOLF EYES nous emmenaient dans leur rock noise/bruitiste difficile à cerner pour la plupart mais riche en idées et intéressant à voir alors que SKIN enflammait le public dans la salle à côté. Elle a des ressources mais la musique ne me paraît pas à la hauteur du personnage. sans doute une fausse impression due aux multiples sonorités déjà absorbées. Les 54 NUDE HONEYS allaient donner encore un peu plus de peps au 22. Les 3 japonaises et leur batteur étaient précédés par une réputation attirant les mâles comme le miel scotche les mouches. En tenue légère, bas résilles, bouches pulpeuses (et c'est valable aussi pour le batteur), les 54 NUDE HONEYS attaque par Carmina Burana suivi religieusement (si j'ose m'exprimer ainsi pour des chants de bars) avant de faire dans un rock and roll garage pas vraiment original mais vraiment hot. Elles ont autant de cran qu'elles sont sexy, les petites japonaises et elles tiennent parfaitement la route face à un public aux anges ou plutôt aux démons...

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RHESUS


RHESUS RHESUS RHESUS RHESUS RHESUS

WAREHOUSE 99 PROJECT

WAREHOUSE 99 PROJECT WAREHOUSE 99 PROJECT WAREHOUSE 99 PROJECT WAREHOUSE 99 PROJECT WAREHOUSE 99 PROJECT

BIKINI MACHINE

BIKINI MACHINE BIKINI MACHINE BIKINI MACHINE BIKINI MACHINE BIKINI MACHINE

WOLF EYES

WOLF EYES WOLF EYES WOLF EYES WOLF EYES WOLF EYES

SKIN

SKIN SKIN SKIN SKIN SKIN

54 NUDE HONEY

54 NUDE HONEYS 54 NUDE HONEYS 54 NUDE HONEYS 54 NUDE HONEYS 54 NUDE HONEYS



Jeudi 27 avril
Première journée Découvertes.

Vendredi 28 avril
Pendant que MICKEY 3D, CALI et autres stars à minettes (pré)pubères s'époumonaient sous le chapiteau du Phénix (il y avait pire la veille avec INDOCHINE), j'en profitait pour faire relâche avant de re-gravir le Bd Qui Monte pour retrouver un 22 à l'affiche alléchante : ART BRUT - ASIL - Les BUZZCOCKS... pour les plus connus Mais c'est avec Les BRATS que la soirée commence. Ils sont jeunes Les BRATS mais prometteurs. En tous cas, ils ont la hargne. La surprise suivit avec IZIA, une belle plante commençant sont set en quasiment a cappela avant d'emmener la salle dans un rock and roll bien pulsé pas vraiment surprenant au final mais bien fait. La surprise venait d'IZIA elle même. Cette sauvageonne aurait 15 ans et est la fille d'HIGELIN qui traînait d'ailleurs dans la salle. IZIA laissa la place aux SECOND SEX qui oeuvrent dans un punk rock lycéen pas assez marquant toutefois pour s'imprimer dans mes neurones mais pas désagréable car je n'en serais souvenu ! La foule se faisait plus dense. Presque impossible de passer d'une salle à l'autre. Tant pis pour ART BRUT, je pris le parti de me scotcher face à la scène qui allait être décapée par ASYL avant d'être refaite par les BUZZCOCKS. Ce choix allait être le bon. ASYL, cette puissance montante a mis le feu à la salle avec ses compos dignes du grand rock and roll punk à la française des années 80. Voix, musique, punch, charisme du chanteur, tout laisse penser que l'on est devant un STARSHOOTER du troisième millénaire ce qui n'ai pas pour déplaire. Le final fut plein de surprise avec l'arrivée de Daniel DARC qui joua avec le chanteur a des jeux presque interdit mêlant érotisme, amour et violence. Impressionnant et tout à fait digne des anciens qui pointaient leur bout de nez. Le dernier concert de la soirée fut une tuerie. J'avais quelques craintes à voir les BUZZCOCKS. Des vieux punks ! Energie pure ou gulasz réchauffé ? Les gens qui s'étaient entassés dans la salle ne l'ont pas regretté. Trente ans après, les BUZZCOCKS sont à la hauteur de leur nom, du mythe. C'est une véritable usine à tube qui dévaste tout et cela même s'il n'ont plus 20 ans et voir le gratteux faire des sauts sur des refrains intemporels reste un souvenir rare qui se ré-imprime dans l'esprit à chaque fois que Fiction Romance ou Autonomy sont crachés par ma chaîne.

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Les BRATS


Les BRATS Les BRATS Les BRATS Les BRATS Les BRATS

IZIA

IZIA IZIA IZIA IZIA IZIA

SECOND SEX

SECOND SEX SECOND SEX SECOND SEX SECOND SEX SECOND SEX

ASYL

ASYL ASYL ASYL ASYL ASYL

BUZZCOCKS

BUZZCOCKS BUZZCOCKS BUZZCOCKS BUZZCOCKS BUZZCOCKS



Samedi 29 avril
Soirée métal avec DAGOBA vu de loin. Premier groupe de la soirée, les métalleux qui aiment jouer dans le sombre sans éclairage de façade ont enflammé le Palais d'Auron transformé en grosse masse mouvante. La suite a fait dans un bruyant métal criard avec ETHS et sa chanteuse à la voix portante mais ça reste tout comme leurs homologues AQME et PLEYMO, un bon groupe d'ado. Le concert attendu de la soirée était celui de Mike PATTON avec FANTOMAS et les MELVINS mais avant, un interlude Dallas était programmé avec JR EWING. Je ne regardais déjà pas à l'époque... Voir le monstre à 3 têtes - Mike PATTON - FANTOMAS - The MELVINS - fut une expérience peu commune. Mélangeant expérimentations, duels soniques, métal surpuissant, passages sages, ce conglomérat de cinglés n'a pas arrêté de secouer le public dans tous les sens, le surprenant à chaque fois, transformant la scène en champ de bataille où la voix de PATTON devient une arme en pleine lutte avec les deux batteurs qui lui faisaient face, quand ce n'est pas avec la basse où les autres instruments. Impressionnant.


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DAGOBA


DAGOBA DAGOBA DAGOBA DAGOBA DAGOBA

ETHS

ETHS ETHS ETHS ETHS ETHS

JR EWING

JR EWING JR EWING JR EWING JR EWING JR EWING

Mike PATTON-FANTOMAS-Les MELVINS

Mike PATTON-FANTOMAS-Les MELVINS Mike PATTON-FANTOMAS-Les MELVINS Mike PATTON-FANTOMAS-Les MELVINS Mike PATTON-FANTOMAS-Les MELVINS Mike PATTON-FANTOMAS-Les MELVINS

Dimanche 30 avril
Fin des Découvertes et chute dans le carnaval FLAMING LIPS. On m'avait prévenu, cela risquait d'être chaud. Et bien c'était fun, très chaud et coloré. Une pluie de confetti, une invasion de globules, progéniture, des gardiens de The Prisoner, des couleurs, encore des couleurs et une pop toute empreinte de surréalisme et de seventies. Un excellent moment et plein de souvenirs papier qui jonchèrent peu après la moquette de ma chambre d'hôtel. Puis vînt le temps de la dernière sortie au 22 où j'ai croisé Matthew HERBERT et son funk-house parfois lounge avant de tomber ba ba devant BATTLES, quatuor complètement déjanté coincé entre rock indé et avant-garde créatrice. Une superbe prestation qui s'avère être mon dernier concert de ce Printemps car le lendemain, beaucoup était accaparé par BENANAR et ses invités.

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FLAMING LIPS


FLAMING LIPS FLAMING LIPS FLAMING LIPS FLAMING LIPS FLAMING LIPS

Matthew HERBERT

Matthew HERBERT Matthew HERBERT Matthew HERBERT Matthew HERBERT Matthew HERBERT

BATTLES

BATTLES BATTLES BATTLES BATTLES BATTLES

Au bout de 5 jours du Printemps de Bourges, les pieds se faisaient lourds. Il était 3h00 et c'était la dernière fois que je descends le bd mais vous connaissais déjà la suite.

Frédéric Loridant / Photorock - avril 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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