Retour à photorock.com

Retour Contacts

TOYS in the FOREST - MARIA GORETTI QUARTET

The BRLNRS - BUG GIRL

Lille/Tournai,
le 19 juin 2010

Ha2 + No2 = FdM. Non je ne fais pas de la chimie, c'est juste le résumé de ma première journée de la fête de la musique où entre France et Outre Quiévrain, j'ai pu commencer avec du hard-rock pour terminer 6h00 plus tard avec du hard-rock avec coincée entre les deux, de la noise indomptée et sa petite sœur, un peu plus sage, mais plus jeune aussi. Cette formule est juste la simplification de TOYS in the FOREST / BUG GIRL + MARIA GORETTI QUARTET / BRLNRS = Fête de la Musique à Marcq-en-Barœul et à Tournai. En fait, j'ai commencé par les TOYS pour finir par les GIRL, il y a sans doute un côté sexuel caché.

Pour le sexuel, les TOYS in the FOREST mettaient la barre haut vu la signification de ce nom en argot américain... Et leurs titres ponctués de sex, fuck et autre mother ont fait se dandiner la population locale dont sans doute un bon paquet est assujetti à l'ISF tout en bénéficiant du bouclier fiscal. Mais visiblement, elle n'a pas l'esprit mal tourné. Les doigts dans la …. font dans un hard-rock d'une redoutable efficacité allant même jusqu'au slow qui tue et qui a du rappeler plein de souvenirs aux quadra/quinqua et + présents en espérant que les TOYS in the FOREST puisse dans les cas extrèmes, avoir un effet viagra... Je les collerai bien avec une formation comme ZOE mais il faudra qu'elle fasse gaffe à sa vertu... Si elle en a encore une.

Cliquer sur l'image - click on the pic

TOYS in the FOREST TOYS in the FOREST TOYS in the FOREST TOYS in the FOREST


Me voilà à Tournai, dans une Tournai en fête où se garer relève de l'exploit. Mais quelle fête, je n'y ai croisé que des bandes de jeunes et moins jeunes bien joyeux (la Jupi à 1€50 y étant sans doute pour beaucoup), rien à voir avec la viande soule qui arpentait les rues de Lille 2 jours après. Au programme, une baffe que j'avais prise 8 jours plutôt avec les MARIA GORETTI QUARTET au Détour. Sans doute mon côté maso, mais irrésistible cette MARIA qui au demeurant n'a rien de féminin (à ce propos je me pose des questions), explose les décibels dans des constructions hardies nouant les tripes comme un nœud gordien et pas d'Alexandre à l'horizon (et finalement ce n'est pas plus mal car là je me serais vraiment posé des questions sur ma sexualité). Et voir les MARIA GORETTI QUARTET (toujours trois pourtant) avec une vraie sono, un son d'auditorium, n'a rien à voir avec la prestation du Détour. Bizarre mais la MARIA n'a redonné envie de réécouter du Stravinsky et autres pionniers de la proto-noise. Bien entendu, la GORETTI n'a pas leur stature ni même la prétention de se revendiquer de ce maître mais elle peut se frotter à des DON VITO et consorts et dans la soupe actuelle, c'est un QUARTET excellent à prendre.

Cliquer sur l'image - click on the pic

MARIA GORETTI QUARTET MARIA GORETTI QUARTET MARIA GORETTI QUARTET MARIA GORETTI QUARTET


La suite m'a amené dans un bar, le Phare, emmené par un bon connaisseur du rock and roll et de la jupiler. Les BRLNRS (prononcer The BERLINERS) montaient leur matos. Ils sont encore jeunes et influencés par JOY DIVISION dixit mon pote, connotation qui me mit en garde, n'ayant pas d'attrait particulier pour la déprime. Au bout de 3 morceaux, 'ai eu beau chercher, pas de nuage noir en vu ou alors sa face cachée avec un côté noise teinté même de hardcore bien sympathique. Du rock and roll énervé explosif même avec un chanteur quasi aphone qui n'a pas peur de se frotter au public devenu remuant. En été, il ne faut pas oublier de sortir avec une écharpe. En tout cas, les BRLNRS est un nom à retenir.

Cliquer sur l'image - click on the pic

The BRLNRS The BRLNRS The BRLNRS The BRLNRS

Retour sur la place Saint-Pierre pour prendre une forte dose de hard-rock chaleureux dispensé sous pression par un duo d'enfer, les BUG GIRL. Déjà croisé 2 fois à Lille, j'avais été conquis par cette fratrie australienne qui booste le hard-rock juste avec une batterie et une Epiphone copie Les Paul branchée sur 2 Marschall JCM800. Mais cette fois-ci, la sono a transcendé leur rock and roll. On a baigné dans du gros son et un jeu de scène communicatif venant autant du batteur que de la guitariste qui arpenter de long en large la scène. Et pour situer leur style, leurs origines géographiques leur donne un côté AC/DC musclé et l'autocollant apposé sur la gratte, SPEEDÖZER en dit long sur leur penchant pour la puissance brute quasi animale. Un moment intense qui a vite fait oublier les quelques gouttes de pluie et la jupiler à 1€50, au moins jusqu'au riff final.

Cliquer sur l'image - click on the pic

BUG GIRL BUG GIRL BUG GIRL BUG GIRL



Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

Valid HTML 4.01 Transitional