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COVERTRUST - NOISE EMISSION CONTROL

BUG GIRL


Lille,
La Chimère, le 10 décembre 2010

On va pouvoir mettre un S aux BUG GIRL. Maintenant, ils sont 3. Une bassiste est venue se greffer à la fratrie rock and roll australienne. Mais avant de découvrir cette sainte trinité du rock and roll, on a eu droit à du métal à la française, celui qui a enflammé le début des années 80 avec COVERTRUST qui comme son nom l'indique fait dans des reprises de TELEPHONE. Non je blague, c'était bien du TRUST pur et dur et entre les deux, un hardcore puisant aussi ses inspirations voire ses visions dans les 30 dernières années du siècle dernier, distillé par N.E.C. ou en développé, les NOISE EMISSION CONTROL. Tout un programme.

Je n’ai pas vu grand-chose de COVERTRUST, non pas parce que j’étais une nouvelle fois en retard mais parce que le chemin entre la porte d’entrée de la Chimère et la salle de concert était semée d’embûches, de traquenards, un embouteillage pire que celui du le péage de St-Arnoult un jour de départ en vacances. Je suis juste arrivé pour le dernier morceau, voire les ¾ du dernier morceau. On pouvait s’y attendre, c’est du TRUST à ceci près que le chanteur n’a rien d’un Bernie, il a des cheveux et visiblement il n’a pas gagné des millions de francs au cinéma - antisocial quand tu nous tiens - sinon il ne serait sans doute pas là. Par contre le gratteux a au moins des cheveux pouvant rappeler de loin ceux de Nono. Mais rien de probant pour le bassiste dont le couvre-chef cachait peut-être une chevelure à la Mike BRANT, ni pour le batteur mais vu la valse de la section rythmique dans le TRUST d’origine, ça peut se comprendre. Quoiqu'il en est, le peu que j’ai pu entendre de COVERTRUSTétait plutôt tentant.

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COVERTRUST COVERTRUST COVERTRUST COVERTRUST


Du gros métal français estampillé 80’s au hardcore, il n’y a qu’un pas d’autant plus que NEC vient de Douai, petite ville endormie où on aurait de la peine à trouver des fauteurs de gros son. Mais tout arrive... NEC tape fort. Une solide base rythmique bien lourde à la BLACK SABBATH déchirée par une guitare agressive, sert de tremplin à une voix hurlante qui n’a rien à envier à celle des hardcoreux d’Outre Atlantique. Après le passage de COVERTRUST qui a ravivé des souvenirs, le public était bien chaud et il l’a montré ce qui était d’autant plus facile que NEC balance assez de coups pieds au cul pour finalement se (le) bouger naturellement.

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NEC NEC NEC NEC



Maintenant Amber n’arpente plus la scène de long en large entre ses 2 amplis et ses 2 micros, la place de droite étant prise par une bassiste. Les BUG GIRL sont fidèles à leur rock and blues tendance hard rock australien cracra à la qui vous savez et prennent plaisir à foutre le feu là où ils passent. L’arrivée de la bassiste donne sans doute plus de corps à leur zique mais ne change pas fondamentalement leur rage rock and roll et c’est toujours la fratrie qui principalement fait le show : batteur jongleur balançant ses roulements sur 4 tom, gratteuse toujours aussi entreprenante vous claquant ses riffs en plein dans la gueule avec le sourire (et on en redemande). La bassiste a mis un peu plus de temps à se bouger un peu, mais à sa décharge, pas toujours évident de suivre les 2 autres qui filent comme des kangourous sous perf de bière, boisson officielle de BUG GIRL au point qu’ils pourraient se faire sponsoriser sans problème.

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BUG GIRL BUG GIRL BUG GIRL BUG GIRL




Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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