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PAATOS - QUANTUM FANTAY

VAN DER GRAAFT GENERATOR - PAVLOV's DOG - OMIGOSH

SAHARA - EDGAR BROUGHTON BAND - COLOSSEUM - URIAH HEEP


Festival du Burg Herzberg,
19 - 22 juillet 2007


 

Après la machine de Dour, ses centaines de concerts, sa surpopulation et ses terrils, place à la paix teutonne presque bucolique au festival du Burg Herzberg, petit coin de paradis où les près côtoient les bois du côté de Fulda (et pour ceux qui ne connaissent pas Fulda, c'est à l'est de Francfort sur Main. Surprise ! La veille du festival, le camping, du moins celui qui jouxte le festival proprement dit, est plus que rempli mais à force de tourner, on a fini par dénicher un coin tranquille entre des bavarois joyeux, des teutons venus en bande tout aussi joyeux et des plus jeunes testant des bangs en écoutant du dub et de reggae. Le décor est planté, la tente aussi, place à la musique et à la pluie qui sans être invitée s'est imposée une journée sur les quatre.

Comme à Dour, l'affiche semblait timide avec quelques groupes de stature internationale surnageant dans un paquet de groupes allemands pour la plupart (37 groupes au total mais avec des concerts d'une heure et demie à 2h00. Comme à Dour (dans ceux que j'ai vus je précise), 2 groupes ont très largement dominés : VAN DER GRAFT GENERATOR et COLOSSEUM. Rien qu'avec ces noms, le ton général était donné, le Burg Herzberg fait dans la nostalgie des seventies du moins avant l'arrivée du punk, et de la world. Et les noms d'URIAH HEEP ou de PAVLOV's DOG éveillent sans doute quelques réminiscences à certaines et certains.


People, freak city et boue...





Donnerstag :

PAATOS, de la prog scandinave pâteuse avec comme chez les autres groupes scandinaves, une chanteuse....



QUANTUM FANTAY, un groupe liégeois qui tente de faire du OZRIC TENTACLE en le mélangeant avec des solos floydiens tout en cherchant la recette qui propulse OZRIC dans le cosmos.



Freitag :
On descend assez tardivement, on glande en entendant les concerts de loin. Mais l'appel de VDGG est le plus fort et nous sort de la farniente.

VAN DER GRAAFT GENERATOR, Peter Hammil revient avec deux de ses compères pour un concert tout bonnement fabuleux avec une forte proportion de titres puisés dans Still Life et Wold Record. Un délice, rien n'a vieilli en trente ans, et la rage semble encore plus présente. Un très grand moment.



PAVLOV's DOGS, vu que l'on fait dans les anciens, en revoilà. Je ne savais même pas que ça existait encore... La voix est toujours aussi féminine et bien sûr, ils ont terminé par Julia. Elle a vieilli la Julia et ce n'est pas l'arrivée d'une violoniste plutôt canon qui sauve la mise.



OMIGOSH. Avec Martin Ace, le bassiste du groupe légendaire MAN qui insiste bien que le trio ce soir s'appelle OMIGOSH en non MAN comme indique le programme. Pas de space rock totalement déjanté, place à du rock and roll et du blues plutôt bien fait. Adieu Spunk Rock ? Mais la petite histoire dit que les autres membres de MAN sont restés coincés en Grande Bretagne à cause de la pluie et de la fermeture d'un aéroport. Longue vie à MAN !


Samstag :
Ah la pluie et pas n'importe quoi, on voit les choses en grand au Burg Herzberg. On est loin des crachins du nord, ça pisse dru chez les teutons, sans doute leur bière.

SAHARA, Ils ont tout faux avec ce nom ! C'est un vieux groupe teuton qui a chercher l'originalité sans la trouver en mélangeant du CAMEL, du PINK FLOYD dans un bain de GENTLE GIANT. Agréable.




EDGARD BROUGHTON BAND, ce n'est pas un groupe allemand mais c'est tout comme, un hard rock bien lourd aux textes engagés dit on car je n'ai pas tout compris.


COLOSSEUM, avec eux, on fait dans le nouvel âge ! Mais quel talent, une saxophoniste complètement allumée, un Chris Farlowe à la cage thoracique monstrueuse et à la voix qui n'a pas pris une ride et les autres.... Bref, colossal.




URIAH HEEP, ouille ! papythétique...




La suite fut noyée dans l'orage. Bref si je ne regrette pas les progeux de RIVERSIDE, par contre ORANGE m'intéressait vivement. Mais bon on avait été accueilli avec notre cubi de bordeaux, sous l'abri de nos voisins bavarois.

Sonntag :

Rien de folichon à l'horizon, juste 500 bornes après avoir trainé, c'est dimanche quoi !



Frédéric Loridant / Photorock.com 2007