BURNING HEADS

Salle Henninot,

Lille, le 2 mars 2005


Mercredi 18h00, Thunderbird (pub - excellent logiciel de messagerie - fin de pub) surchauffe ! Sur LilleRock (liste de diffusion indispensable), la nouvelle est tombée : les BURNING HEADS passent ce soir dans une salle inconnue répondant au nom d'Henninot, personnage sans doute méritant, coincée sous le Resto U Meurein ! La messagerie s'emballe ! C'est sûr disent les uns, non disent les autres. Un coup de fil à la salle assure que les BURNING arrivent sans pour autant en savoir plus...

Je me suis senti bien seul en pointant mon nez à la salle Henninot. Le lieu a un côté branché, des plaques anti-enlisement chromées certifiées Paris-Dakar, des tuyaux brillants accrochés au plafond et un bel espace se terminant sur un vaste bar bien vide comparativement aux concerts que je fréquente dans les caves... Et pourtant c'était plein ! Mais le public était uniquement estudiantin bien clean et participait à une soirée contre le cancer ; pas de tabac ce soir et on paye l'alcool contrairement aux softs drinks gratos avec en sur-couche cholestérolesque, pleins de bonbons, guimauves et autres sucreries. Je me sentais donc bien seul en perfecto, fraise tagada au bec, au beau milieu des petits débardeurs et autres beaux polos. Mais le net a bien fait les choses, la soirée s'avançait et quelques rares aliens s'annonçaient. Ouf, je n'était plus seul.

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Les BURNING HEADS achevaient la soirée concert commencée par 2 groupes dont j'ai oublié le nom et la musique si ce n'est qu'elle était à l'opposé du rock and roll à tendance punk des Orléannais. Plus d'un spectateur a du être surpris en voyant les 4 lascars, ces rois de la scène depuis une quinzaine d'années, lancer les premiers riffs sans prévenir. Ca existe ce bruit ? Et enfonçant le clou, explosant les bouchons d'oreilles, les BURNING HEADS ont très largement donné, balayant pour le plus grand plaisir des esthètes présents tout leur répertoire avec notamment une rarissime exécution de Making Plans for Nigel des XTC, tiré de leur premier album et ravissant par la même occasion une star de la radio présente. Pour calmer l'emballement général, des passages reggae-isants, voir carrément reggae, preuve des liens plus qu'étroits entre ces deux genres nés quasiment en même temps. L'ambiance lumineuse, du rose, du rouge et du vert se reflétant sur les plaques anti-enlisement donnaient un côte Wednesday Night Fever sans doute nouveau pour nos BURNINGS burnés. Minuit, le temps des rappels est arrivé... Un est autorisé officiellement, vite transformé en 2, puis trois pour se terminer par un ultime barouf d'honneur aux rythmes syncopés avec un Schnapps au chant, le 5e BURNING qui s'ignore, pour préparer le public à la déferlante dance qui fondit bientôt sur la salle Henninot. Le retour sur terre fut dur. Il était temps de partir, je n'ai plus l'âge des zinzins ! Un bémol : dommage que la com fut si discrète, j'en connais qui auraient donné beaucoup pour être là.

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Mars 2005

Frédéric Loridant 2005