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ZOE - SHAKA PONK - BURNING HEADS

Aulnoye-Aymeries, le 14 octobre 2006

Bombaysers de Lille 3000. Voilà enfin le jour tant attendu par Martine Aubry, celui de la grande parade des éléphants ! Voilà aussi une occasion d'éviter Lille et d'aller promener ses vans du côté d'Aulnoye-Aymeries, un endroit où l'on peut éviter les Bombaysers baveux dans une belle salle affichant non pas complet mais une belle scène avec à l'affiche ZOE, SHAKA PONK et les BURNING HEADS plus un autre à peine entrevu YANÜTS. Allaient t-ils faire taire le brouhaha lillois ? La question ne se posait même pas. Laissons Lille à ses éléphants, préférons les vraies bêtes de scène.

A défaut d'éléphant, on tape dans les dinosaures... YANÜTS distille sa pop française teintée, fortement colorée même, de PINK FLOYD et de DIRE STRAITS devant un parterre clairsemé pas vraiment au fait de ce type de zique. Certains sont assis, d'autres allongés mais une bonne partie squatte le bar et s'occupe pour éviter l'assoupissement, à vérifier si la pression des fûts est bonne ! Non pas que YANÜTS ne présente pas d'intérêt mais cet antipasti ne correspond pas vraiment à la tendance de la soirée plutôt portée sur des riffs ardents que sur des ambiances quasi feutrées propices aux bombaysers...

Et en guise de bombaysers, c'est ZOE, le combo d'hard-rockeux des Hauts de France, qui roule le premier palot baveux. Le public se réveille, reste encore un peu frileux et encaisse les premiers riffs assez douloureusement qui le forcent à se lever ou à quitter les pompes un verre à la main. Un palot de ZOE, ça ne se refuse pas. Et pas de chance pour la bière, la musique de ZOE entraîne inéluctablement des tressaillements du corps réduisant rapidement le volume contenu dans les verres et transformant le reste en mousse ! Elle coûte cher ZOE ! Mais en contrepartie, qu'est ce qu'elle balance bien, même dans les demi-teintes, même avec la guest star à rouflaquettes venue jouer les (jolis) choeurs, et sans faire dans l'original à faire fuir la masse, ni dans des grondements de pachydermes, son hard-rock bon teint bon oeil a fait oublier à plus d'un que le verre tenu en main s'est vidé. Retour au bar...

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ZOE ZOE ZOE ZOE ZOE

A Lille, on en est toujours aux proboscidiens, à Aulnoye, on fait dans le simiesque avec SHAKA PONK. Sur scène, apparaissent un chimpanzé grimaçant, un batteur frappant fort et bien visible et dans l'ombre totale, le reste des musicos dont un chanteur gesticulant. Pour en voir plus, il fallut attendre le morceau suivant où les lights ont enfin décidé de briller pour ne plus s'arrêter. Et sous les feux de la rampe, les français exilés à Berlin de SHAKA PONK ont allumé un feu qui ne s'est pas étouffé avant la fin de la soirée. Ca y est, sous les coups de ZOE, le public s'est réveillé et SHAKA PONK balance son ethno - hip hoppo - éléphanto - métallo - hardcoro rock sans se soucier des effets dans un public chaud et partiellement imbibé. Le devant de la scène est occupé par des criard(es) voulant accompagner le chanteur (et la plus dégourdie a réussi à reprendre avec succès des refrains sans problème). Juste en arrière, on trouvait un vaste vide, une arène où se combattaient des pogoteurs fous vibrant au rythme des bananes lancées par SHAKA PONK. La surprise fut éléphantesque ; ce groupe qui m'était encore inconnu il y a quelques instants, accroche et s'agrippe à vos oreilles sans les lacérer. Derniers riffs, dernières danses frénétiques de sauvages et dernières grimaces du singe de SHAKA PONK ; les lumières tombent et les BURNING HEADS en profitent pour investir la scène.

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SHAKA PONK SHAKA PONK SHAKA PONK SHAKA PONK SHAKA PONK

Ils étaient également chauds les BURNING HEADS ! Non pas qu'ils aient aidé à tester la pression des fûts, mais ils arrivaient tout droit d'un autre concert. Un peu de balance en direct, quelques réglages de dernière minute et les voilà partis dans une bonne heure de folie qui acheva la majeure partie du public. Assommé par les SHAKA PONK et la bibine, le parterre vers 1h30 du mat s'est bien réduit. Des corps traînent à terre, des silhouettes titubent et ont peine à absorber l'énergie donnée par des BURNING HEADS en pleine forme. Et pourtant ce concert fut un grand moment, une claque en permanence autant visuelle que sonore, même les zombies arrivaient encore à se secouer. Voir les BURNING sur une vaste scène incandescente, en prendre plein la tronche par une sono bien réglée (au moins pour nous) est une expérience que je ne suis pas prêt d'oublier tout comme ceux qui étaient encore debout et qui à défaut de pogos débridés faute de partenaires s'en prenaient aux crash-barrières sous l'oeil inquiet de la sécu. Tenant bon la barre entre reggae et CLASH punk en passant par du skate punk aux refrains qui longtemps après martèlent encore les neurones, les BURNING HEADS ont une nouvelle fois montré qu'ils sont de vraies bêtes de scène en arrivant à rallumer à une heure avancée de la nuit, la flamme d'un public totalement assommé. Allez, bombaysers les BURNINGS et à bientôt au Zénith voire même avant.

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BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS

Frédéric Loridant / Photorock - octobre 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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