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SUSPECT DEVICE - TOXIC WASTE

JETSEX - BURNING HEADS


MAD Festival
Sin-le-Noble, le 28 octobre 2006

JYB ! Surnom du bassiste des BURNING HEADS mais aussi, initiales de pour les Jumps, Y est Balaise. JYB est surtout imprévisible donc presque insaisissable par ma boîte à images. J'ai fait chou-blanc à Aulnoye-Aymeries, une quinzaine de jours auparavant, fallait relever le défi, je me devais d'être au MAD Festival pour tenter d'arracher le trophée, le JYB d'or. Il fallait bien se persuader de bouger ce samedi 28 après un vendredi nocturne sudatoire, de s'enfiler les 50 bornes jusqu'à Sin-le-Noble par nuit noire sur autoroute grise. Mais bon, derrière cette excuse se cachait un festival avec un plateau rock keupon alléchant qui ne pouvait que donner des chevaux à ma tire : SUSPECT DEVICE - JETSEX et TOXIC WASTE qui allaient tailler la route à grands coups de riffs à des BURNING HEADS qu'on ne se lasse pas de croiser.

Elle est quand même longue la route et bien sûr le premier groupe a très largement entamé son set lorsque que j'arrive dans le saint des Sin. La scène est vaste, la lumière fait oublier la nuit noire et la salle est pas trop mal remplie. Les SUSPECT DEVICE sont la représentation locale de la scène punk douaisienne. Sans avoir vraiment le look du keupon à crêtes des années 77, SUSPECT DEVICE, d'après ce que j'en ai vu, frappe juste dans le vivier des groupes de la fin des seventies et pas les trucs d'hard rockeux ni de progeux, les bombes des mauvais garçons, style CLASH, BUZZCOCKS et autres... on flirte avec le classique mais c'est toujours très bon quand c'est bien joué et les SUSPECT DEVICE sont tout sauf des manchots. Mais bon, ils ne font pas de JYB !

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SUSPECT DEVICE SUSPECT DEVICE SUSPECT DEVICE SUSPECT DEVICE SUSPECT DEVICE

Quittons Douai pour Lille et le punk fin 70's pour du rock and roll sonnant bien français années 80 avec les TOXIC WASTE . J'avais un excellent souvenir de leur prestation à Lille, cette douloureuse soirée où mon canon a rendu l'âme... Et bien, TOXIC WASTE a lui seul valait largement le déplacement à Sin-le-Noble. Le groupe a largement su tirer parti de l'espace et de la sono et a offert un grand set solidement fondé sur leur nouveaux titres. Ils ont la rage, l'efficacité et les refrains ravageurs d'un Caricature, titre qui se déguste toujours aussi bien et qui n'a pas pris une ride. Et malgré la taille plus qu'imposante de la salle, le feeling est passé, on a pris les déchets toxiques en plein la gueule et les oreilles et des déchets comme cela, on en redemande. Et faites bientôt les poubelles, vous trouverez prochainement un déchet toxique tout indiqué pour doper les oreilles.

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TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE TOXIC WASTE

Avant-dernier concert avant le JYB. De Lille, on passe à Paris avec les JETSEX. Ca sonne comme nom, JETSEX. Il y a des pleines pages sous google, de pages chaudes et branchées dans lesquelles il est difficile de dénicher nos punk-rockers de paname. P'tet qu'ils s'y plaisent au milieu de toute cette JETSEX. A force de cliquer, de zapper les neufs à poils matées par des beaufs, canette à une main et l'autre au panier, on finit par tomber sur des accords de grattes loin des trucs à l'eau de rose. Car JETSEX, c'est aussi un concept sonique bien pêchu et bien gras qui a fait dire à un quidam : "on sent du MOTORHEAD mouliné dans du hardcore". Pas vraiment faux comme image sonore et assez explicite. Ajoutez un jeu de scène un peu agité, une becquée de bière donnée par le chanteur au gratteux et vous avais une belle carte postale d'un Paris secret qui mérite bien son classement au milieu des liens JETSEX !

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JETSEX JETSEX JETSEX JETSEX JETSEX

Enfin, je me sens chasseur, je suis bien calé et mon objet je snippe JYB, le doigt sur le déclencheur prêt à appuyer.... Clic Clic, un premier saut dans la boîte, un peu flou, mais il y est. Connaissant le bassiste, je sais que j'ai un peu de temps pour voir les autres tueurs soniques avant le JYB suivant. Il n'y a rien à dire, la scène grande ou petite, les BURNING HEADS assurent un max sans pourtant s'agiter inutilement; Des monstres des planches, on a le peine à suivre, on n'est pas avec les BURNING, on devient les BURNING. Paf, un autre JYB, raté, je l'ai raté... La machine BURNING est en route, rien ne semble l'arrêter et elle débite des tubes à vitesse éclair avec des spéciales dédicaces comme celle pour la "madame qui s'occupe du merchendasing" sur "A Whole Life", une putain de chanson qui tord les tripes, un pur hit trop méconnu des d'jeuns et promis à un bel avenir. Un quart de tour sur moi-même, je devine quelque chose, rien de bien net, juste un feeling. J'appuie un peu au hasard, rate Pierre mais je chope JYB qui se prend pour un skateur aérien juste derrière. Putain (bis), je l'ai enfin mon trophée ! Je suis aux anges, je plane. La suite du concert se déroule à fond la caisse, je ne vois même pas la fin arriver. Premier rappel, deuxième, troisième..., c'est le dernier les mecs qu'ils disent. Tu parles, on en veut plus, Schnapps hurle repris en choeur par les autres... et nous voilà reparti pour deux, trois titres... Incroyable, rien ne les arrêtait... Tout à une fin... Mais bien après la fin du concert, je cherchais Pierre pour le saluer, impossible de le trouver dans les loges, ni au bar... il était encore sur scène, tatouages luisant de sueur, à discuter avec des fans. Chapeau Man ! Quand il n'y en a plus, il y en a encore.

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BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS

Frédéric Loridant / Photorock - octobre 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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