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BURNING HEADS - OBDURATE

Calais,
Salle Gérard Philippe, le 2 février 2007

Putain, il fait noir sur cette autoroute. D'après le préfet, l'A16 est plus sûre quand les lampadaires sont éteints. Il doit être nyctalope notre préfet ! Mais pas moi et c'est gonflant ! Mais bon au bout de l'autoroute, des lampadaires allumés. Logique on entre dans Calais et le Centre Culturel Gérard Philippe se distingue sans problème. J'y suis enfin ! Pile à l'heure et à l'intérieur, dans quelques instants, Gégé Phiphi pourra s'échauffer grâce aux OBDURATE avant de s'éclater avec les BURNING HEADS. Cela faisait au moins déjà trois mois que je ne les avais pas croisés ! Et trois mois, ça vaut bien la peine d'affronter la noire et dangereuse A16 malgré ce qu'en pense notre "chouette" préfet.

Dans la salle, plein de jeunes, les gosses des cités voisines sans doute, quelques punks dont les SINE QUA NONE surveillant leur territoire, des métalleux, des goths, des wisigoths, des ostrogoths et des ados venus avec leurs copines. Sur scène, les OBDURATE, un trio mené par un rebeu ce qui est assez rare dans le punk pour être signalé. Les premiers pogos, des pogos d'ados pas toujours contrôlés, sont assez timides mais explosent dès que les OBDURATE tapent dans des trucs festifs à la MARCEL et son ORCHESTRE. Pas trop mon truc, je suis trop vieux pour ça mais OBDURATE surfe (on est à la mer) sur les trucs du moments qui accrochent les ados et c'est assez efficace pour les faire bouger. Même les donzelles, celles pour qui une bonne partie des mâles pogotaient en se montrant le plus possible, se lançaient dans la danse, les OBDURATE support de parades amoureuses, pourquoi pas ?

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The OBDURATE The OBDURATE The OBDURATE The OBDURATE The OBDURATE

Vingt-deux heures et quelques (mais pas beaucoup), les BURNING HEADS arrivent. La sauce orléannaise prend tout de suite. Sans même attendre la fin du premier morceau, une belle arène bien ovale avec des spectatrices autour, s'était formée et dedans, et à défaut de Gladiator, des pugilistes s'affrontaient aux rythmes rapides des BURNING. Et difficile d'arrêter cette machine de guerre. La scène fait partie intégrante de leur zique et les tubes comme Push Me, a Whole Life ou le hit à Schnaps, la reprise des XTC, l'énorme Making Plans for Nigel and son on, ont foutu la salle en transe, Gérard Philippe et les ados chantant et hurlant sans même savoir les paroles tandis que les plus vieux, en front de scène ou au fond (paraît que le son était top) marmonnaient, putain, ils arrachent les BURNING. Faut pas les faire jouer avec TRUST ou SUPERBUS, ils vont leur voler la vedette ! Que diraient Bonvoisin et Jennifer ? Dans la série des reprises, les BURNING n'ont d'ailleurs ni voulu jouer un Antisocial depuis bien longtemps empoussiéré ni Tchi-Cum-Bah bof malgré mes demandes répétées, préférant un VULGAIRE MACHIN ou un dub de je ne sais plus qui. Pffuuff, ce ne seront jamais des stars du showbiz. Surtout qu'ils osent mélanger les genres, punk, skate punk et dub font bon ménage et on l'oublie trop souvent. Et en cadeau final, ce n'est pas un morceau que l'on eu en rappel mais 7 ou 8 et à leur départ définitif, on en redemandait encore. Une heure et demi de bagnole m'attendait, le préfet n'avait toujours pas appuyé sur l'interrupteur, pas grave, Nigel m'accompagnait.

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BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS BURNING HEADS


Frédéric Loridant / Photorock.com 2007