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JIMI WAS GAIN
CAFETERIA DANCE FEVER

Villeneuve d'Ascq,
Maison des Etudiants, le 14 octobre 2010

Je devais avoir 10-11 ans, ma sœur avait eu un tourne-disque à piles, un machin rouge Philips pour passer la bonne du curé, les POPPYS et autres stars insupportables. En son absence, j'ai bêtement mis le Sacre du Printemps de Stravinsky... Le 33 arrivé je ne sais comment à la maison, était coincé entre le 5è et 9è de Beethoven, jamais passé et pour cause... ce que ses sillons ont craché m'a complétement retourné. Tout était cassé, un mec pouvait faire fuir mes parents quand je mettais le potar à volume 12 (un tourne-disque SPINAL-TAP). Eh bien ce soir, j'ai pris la même claque. Autant Stravinsky avait éclaté mes certitudes point de vue musique, autant les CAFETERIA DANCE FEVER ont fait exploser le garage avec moi dedans. Avant ce ravage sonore, les JIMY WAS GAIN ont été impériaux, des vrais Jedi de fond de garage combattant avec une guitare laser.

Ils en forgent des sons les JIMI WAS GAIN ! Allant toujours plus loin, ils gagnent en qualité et quand la lumières s'en mêle, ce n'est plus une gratte que tient Aurélien mais un sabre laser à 6 cordes qui déchiquette tout . Batterie destructrice, guitare magnifiquement drivée, morceaux accrocheurs, ils ne leur manquent qu'un beau LP avec une pochette qui déchire. Ce résultat n'est pas surprenant. Un, ils savent jouer, deux, ils ont la niaque et trois, les compos sont intelligente. Non pas dans les textes que je ne comprends d'ailleurs pas, mais dans leur construction, leur mayo prend de suite sans pour autant s'enliser dans des plans déjà maintes fois entendus... Du tout bon qui va finir par payer.

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On est quasiment tous dehors quand de la MDE monte un drôle de bruit. Les CAFETERIA DANCE FEVER balancent sans doute. Eh non, le concert commençait ! Surprise pour certains, consternation pour d'autres, ces rejetons de Portland sont complétement ravagés. Compos atteignant péniblement la minute, garage bruitiste complétement trash, atteinte indécente aux oreilles de certains, curiosité sonore à approfondir pour les autres. Sur scène, le groupe est à l'image de leur garage explosé avec une sorte d'allumé planté sans bouger avec sa guitare derrière un micro qui est pris de coups de folie le forçant à se rouler à terre, batteuse furieuse d'une précision incroyable tandis que le gratteux et le bassiste se battent comme un vieux couple. On en prend plein la gueule, plein les yeux et les oreilles. Terrible ! Trop court. On comprend à peine ce qui se passe, on entre à peine dans leur trip que le set s'arrête. Frustration... Même avec le rappel... Dans moins d'une semaine, ils repartent à Portland... Dimanche, ils sont à Lens...

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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