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PHASE TERMINALE sur Ch'Punk

KOCHISE dicographie

au
Centre Culturel Libertaire, Lille le 16 novembre 2002

KOCHISE, PHASE TERMINALE, quel plateau ! Rien qu’à regarder les crêtes qui fleurissaient ça et là, on pouvait se douter que ce n’était pas de la pop gentillette qui était au programme ce soir dans la Cave Culturelle Libérée du Centre Culturel Libertaire.
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C’est PHASE TERMINALE qui gravit le premier la scène. Un chanteur, un guitariste, un deuxième guitariste, un bassiste, une Guest Star et…. pas de batteur, une boîte à rythme foutrement bien maniée donnait le tempo. Plutôt surprenant mais pas nouveau si l’on se souvient un peu de Dédé et des BxN. D’ailleurs parfois, PHASE TERMINALE par ses paroles, ses rythmes et surtout lors du passage de la Guest Star , n’est pas sans référence aux espiègles BéruX. L’électronique se chargeant du beat, cela laissait le champ libre à toutes les digressions à 6 et 4 cordes. Du côté des six cordes, ce ne fut qu’un duel, amical certes, mais ces confrontations musclées et inventives où les fender crachaient tout leur poumon, bâtissaient un univers sonore dans lequel un chanteur un peu à l’étroit s’égosillait devant un parterre de pogoteurs aussi brutaux que fous tandis que la basse tissait une toile solide à 4 brins, enserrant tout ce beau monde dans un filet musical dont les pogoteurs ne pouvaient s’échapper. Hardis étaient ceux qui osaient se jeter dans le mêlée ! Les bleus n’étaient pas loin, Synthol si !

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Vers la fin de cette folie musicale, un quidam, pogoteur à ses moments perdus, saxophoniste à d’autres, sauta sur scène et sortit de son sax des sons dans la lignée d’un NIK TURNER quand il plane à 10 000 au dessus du space rock d’HAWKWIND. Mais le registre ne faisait pas dans le space, la Guest Star n'étant pas NICK TURNER, et l'ambiance &eacut;etait plutôt tendance BxN à la sauce nordiste. Après cet interlude reposant mais riche en couleurs musicales, la meute des pogoteurs repris sa danse de Saint Guy rythmée par les médecins de PHASE TERMINALE, se transformant en pogo désarticulé, effréné, sans limite, avec coups mais sans blessure, laissant toutefois quelques uns de ses membres épuisés, s’effondrer au pied des murs… Ils en étaient à leur PHASE TERMINALE et seul un arrêt des combats pouvait en sauver certains.

Bilan, quelques uns hors combat, de nombreux bleus, de nouveaux punks attirés par une défonce musicale, des litres de bières remplissant les bedaines et recouvrant le sol et une set-list arrachée à la scène qui en dira bien plus long que moi… :

Intro/Human Stoïcism - Que Suis-Je ? - Les Cavernes - Notions Cruelles - Via la Vie - Trop Vite Oubliés - Hors d’Etat de Nuire - Enfants du Martyr - Asda – La Corrida – Connerie – Autodestruction – Huis Clos – Enfants des Ténèbres – Et Hops ! – Viens ! – Gégé – Frère de Sang – Misanthrope – Danse – Pierre Tombal. Notons que La Corrida côtoie la connerie.

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La suite est indienne avec KOCHISE, sa bassiste ravageuse au look squaw guerrillos n’ayant pas peur de se frotter aux balaises du parterre, un batteur et un vrai qui cogne, un guitariste/banjotiste au look OZRIC TENTACLES, un guitariste plus sage avec une vrai guitare, celle qui sert à faire les riffs de l’anarcho-punk-rock que KOCHISE délivre sans mesure. Je parlais d’une suite indienne, je devrais plutôt parler d’une fuite à l’indienne car je n’avais que la permission de minuit sous peine de la transformation de ma grosse croma en voiture à pédales et de mes Cat (trade mark) de sécurité, en mocassins à ponpon avec en prime Amélie Poulain en DVD, version super longue à voir en boucle jusqu’au bout de la nuit. Néanmoins, les trois morceaux entendus furent trois claques. C’est brutal et puissant. Le gros son est là. La basse furieuse emmène sa tribu jusqu’à en faire braire les Marshalls. L’introduction d’instruments singuliers tempèrent à peine cette fougue et donnent parfois un son un peu ska aux compos franchement punk. Du pur et du dur, pas du festif comme on en voit peut-être un peu trop souvent. Reste qu’une nouvelle migration dans le grand Nord serait la bienvenue, on n’en a pas vu assez, j’en ai pas vu assez ! Eh KOCHISE, si ce sont les troupeaux de bisons que vous recherchez, chez nous, on a mieux ! On a plein de dinosaures qui occupent les prairies institutionnelles et politiques des grandes plaines de Lille ! Quelle belle chasse en perspective.

UGH !
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Frédéric Loridant
Novembre 2002
fred@photorock.com
Frédéric Loridant ©2002