L'ECOLE, IL Y EN A RAS-LE-BOL

AU COIN DE LA RUE
 

Une fois n'est pas coutume, j'abandonne les salles obscures comprenant une scène, une sono et des éclairages pour le monde de la ville, ses places, ses cafés combles, ses rues et ses coins. Des groupes de rock, on passe aux saltimbanques, à la place des fenders, on se contente d'une gratte sèche un peu amplifiée (faut bien que ceux du fond entendent), accompagnée d'un clavier, d'un sax, d'un accordéon et d'un palmier pour l'exotisme.
C'est la first groupie qui m'a fait découvrir Au Coin de la Rue. Tout d'abord, dans une salle impersonnelle, puis dans leur milieu naturel, le trottoir, les troquets et même, tout est possible (copyright TF1), un Coin de la Rue au milieu d'une place. D'emblée, les deux leaders, un lead guitare-jongleur-offrant des fleurs  (Laurent Mazé) et un lead accordéon-saxophone- clavier-parapluie (Damien Lourme) animent, interpellent, accrochent et invitent le public à utiliser autre chose que l'ouïe et la vue. Tout respire la fraîcheur et la spontanéité : les chansons,  des textes de Prévert pour la plupart, les espliègleries et le sens de la  répartie du leader accordéon-saxophone-etc (sens dont l'origine ne peut être que génético-culturelle) nous conduisent pendant une petite heure dans un autre monde accompagné d'un clown, d'une souris ou encore d'un Ducon du bottin (annonciateur des Leneuf téléphoniques) sous le regard bienveillant d'une lune parfois rousse.
Attention, Danger !!! Très vite, celui qui ne se tient pas sur ses gardes,
risque de se laisser entraîner, avec volupté, en rythme et en paroles dans un espace d'innocence où règne la bonne humeur.
A regarder uniquement avec des yeux couleur d'enfant*.
 


cliquer sur les photos

PHOTOS :
Frédéric LORIDANT

* : Ange, Par les Fils de Mandrin, Philips 1976