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CENOBITES - TYSON BOOGIE


Lille,
Pizza Soleil - le Yéti, le 25 janvier 2008

Il y avait un bail que je n'avais pas mis les pieds à la Pizza Soleil alias Les Visiteurs. En ça faisait presque 4 ans, date de l'installation d'un limiteur de décibels. Il est toujours là, une vraie saloperie rassurant les bourgeois et calmant les bobos de voisins. La fin du Rêve d'Herbert, la difficulté de trouver des lieux sur Lille a obligé Rock and Roll Jihad, de retenter l'expérience avec les CENOBITES, des barbares venus des polders bataves. A défaut de foutre le feu et de tout raser comme leurs lointains ancêtres, ils ont grâce à une sono déficiente réussi à nous exploser quelques fréquences dans l'oreille. Destructeurs les CENOBITES ? Certes mais avec grand art ! Et en after, un petit saut au Yéti tout proche m'a fait basculer avec TYSON BOOGIE dans les riffs de ma jeunesse...

Le plan galère s'est mis en route dès que le Président Juju et ses lieutenants testèrent la sono... A chaque coup de gratte, le limiteur coupait tout, à chaque gueulante dans le micro, c'était pire... Mot d'ordre de la soirée : ne pas péter dans le micro... Tant bien que mal, les CENOBITES arrivent enfin sur scène, la sono ayant l'air de pouvoir cracher sa purée sonique sans affoler un décibel-mètre enfin endormi (?). Disons le de suite, le son n'était absolument pas à la hauteur du groupe, ça larsennait dans tous les sens et la voix a trop souvent été victime de ces coups de poignards sonores. Vaine défense de civilisés face aux barbares CENOBITES ?... L'affiche annonçait du psycho billy, on était en plein délire punk o psycho billy. On se baignait dans la zone rouge. Le chanteur avait des airs de Johnny Rotten contorsionniste, le contrebassiste lâchait ses notes comme une 12.7 des Farcs fauchant les milices para militaires fachos tandis que le gratteux, plus calme, hachait à grands coups de riffs de Les Paul Junior, et je t'en foutrait des juniors, tout aussi violent que les aînés ! Enfin derrière, le batteur qui alimentait tout ce beau monde. Devant, une fois les premiers morceaux encaissés, l'effet CENOBITES se fait sentir et le tumulte s'imposa envoyant même Dragona rejoindre la scène au pied du gratteux et plaquant les moins fous contre les murs (mais là c'est du déjà vu). Une ambiance à en faire presque oublier ce débile décibelmètre !

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CENOBITES CENOBITES CENOBITES CENOBITES

La soirée ne s'arrêtait pas là. Cent mètres plus loin, dans un Yéti bondé, j'ai juste eu le temps de rattraper en cours le concert des TYSON BOOGIE, un groupe qui avant tout cherche à se faire plaisir en s'inspirant intelligemment et avec brio, les grands standards des morceaux de notre jeunesse, AC-DC, MOTORHEAD, AEROSMITH.... Une sorte de plagiat revendiqué et bien fait. A chaque morceaux, mes neurones se sont allumés avec cette éternelle question. Il vient d'où ce riff ? Et ce refrain ? Bref, TYSON BOOGIE, c'est avant tout un brainstorming presque énervant mais que c'est bon de se replonger dans sa vieille discothèque en live ! Quelque part, ça libère... Quant au groupe précédent, MARTCHA, cloué sur place par les CENOBITES, je l'ai bien sûr raté mais j'en ai entendu le plus grand bien. Comme du SHERIFF essayant de jouer du OTH. Gluups, on risque d'en reparler sur photorock.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2008