Comment trouver à 23h00 un nouvel endroit pour que 2 groupes puissent se produire le lendemain suite à une fâcheuse maldonne ? Un coup de fil à l’Imposture et le tour est joué, SHERRY BANANA & the SLITS et les JIMI WAS GAIN vont pouvoir s'exprimer. Le plus difficile est de pouvoir en assurer la promo en moins de 24h00... Finalement comme il n’y avait déjà pas beaucoup de pub pour le premier lieu, on avait espoir de rattraper le coup...

Deux, nous étions deux à 20h00 en plus des musiciens (et encore, il en manquait un). Quinze minutes plus tard, on était quatre, puis six au moins quand les SHERRY BANANA & the SLITS attaquèrent et le mot n’est pas trop fort. Et à la différence d’une véritable attaque, l'habile massacre des hits venus d’un spectre musical assez large a fini par attirer le quidam et l’Imposture s’est remplie assez soudainement d'esthètes venus voir des JIMI WAS GAIN accompagnés de faux nouveaux venus dans la scène rock locale. Pour comprendre l'essence des SHERRY BANANA & the SLITS, il faut remonter aux barbares des BLEW JOB menés par l'imposant Bulle, un costaud d’un quintal au moins qui en plus d'écraser des tubes, n'hésitait pas à effrayer les jeunes filles dans une tenue à peine décente (pour certains !). On enlève Bulle et son string, on le remplace par une jolie chanteuse (pas en string - snif) et voilà les BLEW JOB transformés en SHERRY BANANA & the SLITS. De leur vie passée, ils ont gardé ce délicieux défaut de passer les trucs qui ont fait et font danser encore des générations de clubers, à l’essorage, sans doute un souvenir de leur passage remarqué au Lavotec. Pas de compo perso, juste des reprises de Lio, The Runaway, The Ramones, Dutronc, Blondie, Cyndi Lauper, Nena, Madonna, Iggy Pop, The Stooges, Patrick Coutin, Elmer Food Beat, Patti Smith, The Sex Pistols, The Trashmen, Marc Legrand, Plastic Bertrand, Johnny Hallyday, The Pointer Sisters, Donna Summer, Fancy, The Bangles, Abba... (dixit leur fesses bouc) bien envoyées par une Violette à la tête d’une bande de hussards du rock and roll. Et j'assure qu'entre la fille du père noël et banana split, ce fut bien chaud.

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CHERRY BANANA & the SPLITS CHERRY BANANA & the SPLITS CHERRY BANANA & the SPLITS CHERRY BANANA & the SPLITS

Encore 3 mois à attendre et on verra enfin les JIMI WAS GAIN en chair et en slip sur une belle galette vinyle pressée par Hovercraft Records aux States (eh oui !). En attendant, on les suit toujours avec plaisir en chair et en os dans les rades où ils peaufinent leur garage de haute précision. Pas de fioriture, pas de glamour, rien que de l'efficace et à force d'arpenter les arrières salles, ils attirent un public nouveau, connaisseur et curieux, attiré par le bouche à oreilles et qui repart conquis. Les concerts, c'est bien, indispensable même, ils permettent de s'abreuver d'énergie brute. Mais quand en plus, on peut poser une galette pour nourrir sa stéréo, c'est mieux même si on n'a plus la magie du live. Le concert fut à la hauteur des attentes des JIMI WAS GAIN, bien chaud avec un public bien réceptif ne tenant plus en place. Et oubliant de s'arrêter, les riffs des CRAMPS qui annoncent la fin du set ont crissé bien après l'heure légale... Une bien belle soirée à l'arrache, sans promo mais qui a marqué l'Imposture !

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JIMI WAS GAIN JIMI WAS GAIN JIMI WAS GAIN JIMI WAS GAIN


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