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BURNING LADY - BURNING LADY
The CIVET

Dunkerque,
Les 4 Écluses, le 04 juin 2011

On file sur l'A25 vers la mer... Yeah... En vérité, on se traîne à 90 sur l'autoroute vers les 4 Écluses. Non pas que mon chauffeur chasse le gaspi mais que la bagnole qui nous suit ne doit avoir que 3 vitesses. Mais finalement, on s'en fout, on a de la bonne zique et l'affiche des 4 Ecluses nous donne presque des frissons à l'avance. On venait de quitter Lille et les attardés de la Gay Pride pour rejoindre les punkettes des CIVET et les chanteuses de DEADLINE et de BURNING LADY. On ne voulait plus de cuir, ni de casquette YMCA, mais des bas résilles et du rock and roll. Bon il y avait quelques mecs aussi sur scène.

Emmenés par une chanteuse, les BURNING LADY ont placé d'emblée la barre très haut. Rien à voir avec le concert de Lillers il y a un an et demi. Le batteur foufou a disparu, les BURNING LADY occupent pleinement la scène et surtout, je suis à l'heure et j'assiste au set complet. Les BURNING LADY persistent et signent dans ce qui est appelé par ceux qui aiment les étiquettes, du street punk avec un chant féminin bien soutenu par une section rythmique qui martèle et une guitare qui riffe à tout va entre 2 solos. Le spectacle est là, la chanteuse (un régal pour les yeux et les oreilles) et le bassiste n'arrêtent pas de jouer "à qui bouge le plus", voire "à qui saute le plus haut" (le bassiste est donné gagnant dans cette catégorie). Coincé au fond et presque à l'abri des regards (faute à la scène profonde), le batteur s'impose par sa cogne tandis que le guitariste, discret, lance des vrilles qui enflamment la lady... Et quand elle reprend Stupid Cupid, ce hit de pin-up langoureuse, sa version passe de la douceur au rock and roll furieux sans crier gare et on ne peut qu'adhérer et se réjouir de voir la BURNING LADY, nous faisant oublier au passage quelques rares défauts de mise en place.

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BURNING LADY BURNING LADY BURNING LADY BURNING LADY


DEADLINE, même architecture que les BURNING LADY, une chanteuse et 3 comparses mâles. Le groupe vient d'Outre Manche et s'est fait un joli petit nom. Ils font dans un punk de la même veine que les BURNING mais avec un je ne sais quoi qui les empêche ce soir de décoller. Ils m'ont renvoyé au bar en 5 chansons, où après une bonne gorgée de bière ou deux ou trois, l'image d'un SUPERBUS punk, m'a traversé l'esprit. Oubliée la rage hardcore ?

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DEADLINE' DEADLINE' DEADLINE' DEADLINE'


Après cette pause apéro non prévue, voilà le plat du jour, du CIVET ricain. Surprise, elles ne sont que 2 alors qu'on s'attendait à 4 furieuses sur scène, j'aurais du regarder l'avatar de leur myspace d'un peu plus près plutôt que de me ruer sur les photos de concerts. Donc ils n'y a plus que les deux sœurs... Accompagnées par un batteur et un bassiste qui au final furent assez transparents au moins pour le visuel. Tout le monde ou presque regardaient les CIVET filles se déchaîner et il n'y avait pas que le spectacle, elles assurent bien musicalement même si la guitare solo jouait en sourdine. Dommage car elle manquait sur les riffs rageurs envoyés par la Telecaster. Très vite, on s'aperçoit que les CIVET ont du écouter les DISTILLERS en boucle et le résultat donne dans un bon rock and roll qui gueule bien en se frottant à l'occasion du côté des STOOGES avec le riff d'I wanna be your dog et aussi de RANCID. On en demandait pas plus... Quoique, finalement les BAM [dtg] présents dans la salle auraient pu teinter la scène de rose-rock ce soir, cette soirée n'en aurait été que plus homogène.

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The CIVET' The CIVET' The CIVET'



Frédéric Loridant / Photorock.com 2011

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