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TEENAGE MOONLIGHT BORDERLINERS

CRASH NORMAL

Lille,
Le Yéti, le 24 juillet 2010

D'habitude juillet est un mois calme, voir mort, tout comme le mois d'août d'ailleurs. C'est le mois des festivals mais dans les troquets, là où le rock and roll se ressource, la nuit est tombée. Mais... Des irresponsables osent profiter de l'accalmie pour nous balancer des perles et au Yéti, ce 24 juillet, on avait le collier complet... CRASH NORMAL au bon goût de garage décadent et les TEENNAGE MOONLIGHT BORDERLINERS qui n'arrêtent pas eux aussi de farfouiller dans les établis du rock garage avaient investi le Yéti pour mon plus grand plaisir et je n'étais pas le seul.

Ils sont toujours sur les routes les TEENNAGE MOONLIGHT BORDERLINERS. C'est la 4ème fois que je les croise cette année, Lille, Bourges, Tournai, re-Lille. Ils peaufinent sur les planches, le bitume ou encore adossés à un baby-foot Stella leur rock and roll brut de décoffrage encore couvert de bavures bien tranchantes. Malgré une pédale récalcitrante, ils nous ont balancé un set bien huilé, blindé de riffs rageurs. Sous l'oeil bienveillant de Mike BRANT, les TEENNAGE MOONLIGHT BORDERLINERS gagnent en efficacité et devraient bricoler rapidement leurs expérimentations sonico-mécanique sur une jante de 10 ou 12 pouces. On attend !

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Je ne sais pas trop comment fonctionnent les CRASH NORMAL. Ce soir, il n'y en avait qu'un représentant épaulé par un des TEENNAGE MOONLIGHT BORDERLINERS (que je vois enfin debout). Sur vinyl, la tribu est plus nombreuse, 3 au moins avec une fille au chant, 2 guitares et une machine à faire du rythme, parfois une batterie. Ce soir, on avait devant nos oreilles juste un CRASH NORMAL estampillé d'origine à la guitare et au chant et une guitare supplémentaire remplacé au milieu du set par un tom, une caisse claire et une cymbale. Dans le tuning, les CRASH NORMAL ont atteint un haut niveau et tournent à l'éthanol. Ça démarre vite, les guitares crissent, le chant dérape, la boîte à rythme s'emballe. On baigne en pleine décadence musicale. Riffs tordus, soupçon de psyché quasiment floydien période Barrett, touche de The EX, le tout à la sauce garage, pas la concession bien clean attirant monsieur tout le monde, un garage qu'il faut chercher, un truc improbable (terme branché en ce moment) d'où on est sûr de ne pas ressortir intact. Le genre de groupe où l'on s'enfuit en courant, se retournant de temps à autre pour voir si l'on n'est pas suivi tout en espérant retrouver indemne sa télé. Mais si l'on reste et là... on repart avec des disques sous le bras, épuisé et sans courage pour allumer la télé.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

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