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DANFORTH
Lille,
La Rumeur, le 27 mars 2009
Il n'y a pas photo, dans l'échelle olfactive, ce soir, à la Rumeur,
on a très largement dépassé les maxima autorisés ! Des effluves de
fennecs crevés plombaient la cave malgré l'aspirateur à odeurs. Et cela
n'avait pas l'air de déranger beaucoup les jeun's qui étaient là.
Même les filles, venues admirer leurs mâles semblaient s'en accommoder
sans peine. Sans doute une histoire de phéromones. Il faut dire
qu'un ou deux groupes avaient chauffé l'atmosphère avant l'arrivée
des DANFORTH et ont sans doute accéléré la production des glandes exocrines, mais à force de baigner dedans, j'ai survécu.
L'iconographie DANFORTH renseigne. Un superhomme monstrueux,
visiblement du côté obscur de la force, explose les chaînes que les
gentils lui ont mis pour ne pas nuire à la bonne société. Ils
auraient du s'assurer de la qualité et de la solidité de l'alliage,
du made in china sans doute pour nous éviter ce déferlement sonique
quasi bestial. DANFORTH ne connaît pas la subtilité, c'est
carrément du lourd avec comme maîtres lointains, des dieux comme
BLACK SABBATH si l'on remonte aux origines. On y ajoute une
casquette, un soupçon de rap dans la gestuelle, une basse bien
lourde et des rythmiques bien acérées, une batterie explosive et
une bonne base de hardcore sonnant 90's un brin rebelle....
Personne n'est innocent... On sent que les zicos ont baigné dans
tout ce jus sonore bien violent, ce jus qui lave les neurones et
transforme les plus atteints en robots mécaniques battant des bras
et des jambes en cadence sur un tempo calqué sur celui des orgues
de Staline. Quoiqu'on en pense, DANFORTH frappe dur et
fort.
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