Retour à photorock.com

Retour Contacts

AKL-A-LINE

DEAD SEXY

Cambrai,
le Garage Café, le 29 avril 2010

Ich Bin ein Berliner !*. Non, je ne me suis pas expatrié, c'est juste le nom d'une compile, ultime trace d'un festival electro-tech-queer&roll, récupérée en avant première à Cambrai ! Kado des DEAD SEXY dont des membres du groupe sont à l'origine de ce projet qui nous plonge dans les ambiances survoltées des soirées berlinoises, dans une electro-techno punkisée qui ne peut qu'inviter à bouger. Et pour donner un avant goût, les DEAD SEXY et ALK-A-LINE, duo belge polyglotte, avaient planté leurs amplis et leurs machines au Garage Café à Cambrai pour une soirée riche & rock, electro & baroque.

Le Garage Café a plus d'une scène rock ou punk que d'un truc electro. Le lieu est sympa, les filles sont jolies, la bière coule et l'ambiance sonore est franchement rock années 70-80. Rien à voir avec ce qui allait suivre... ALK-A-LINE est une rencontre entre une basse, des claviers/machines et un thérénin. Pour maîtriser tout ce beau monde, 2 filles qui n'ont pas froid au yeux et qui se sentent aussi bien sur scène que dans leur salle de bain. Bref, des oiseaux de nuit multicolores. Leur electro dépasse largement leur stade du simple mix et fourmille de bonnes vibrations sur des rythmes mécaniques. Et quand on met dessus deux voix qui sonnent, l'effet est garanti. De l'electro intellectuel me glissait à l'oreille l'Alex des DEAD SEXY, mais un intellectuel baroque and roll ne se prenant pas au sérieux. Des titres Ich Weiss ou This is not a Fairy Tale entre 2 collectes d'hommes, ouvrent les portes de la nuit, pas la nuit noire où tout est gris, mais la rouge, la verte, la bleu, celle qui vibre... Au final, pour assurer une descente en douceur, les ALK-A-LINE se sont évanouies sur le superbe Het Eenzaam Huisje, une ballade digne d'une romance de la nouvelle vague du ciné français des années seventies avec une voix aux accents d'une NINA HAGEN, période Auf'm Friedof flirtant avec le Prophet Ka Sepel du LEGENDARY PINK DOTS. On était comme Alice aux pays des Merveilles.

Cliquer sur l'image - click on the pic

AKL-A-LINE AKL-A-LINE AKL-A-LINE AKL-A-LINE


Avec les DEAD SEXY, on se rapproche de Berlin, le groupe ayant décidé de poser ses affaires dans cette capitale culturelle européenne. Ils en reviennent survoltés avec une énergie débordante allant chercher et titiller un public qui n'en croyait pas ces yeux. Rythmes endiablés, guitares cinglantes, batterie furieuse, chanteurs provoquant et racoleur, on baignait dans un electro-glam-punk torride. La machine DEAD SEXY est bien rodée, elle balance tube sur tube, d'un Dead Sexy Kamikaze à un God Save The Queen en Plastic Bertrand sans montrer un seul signe de baisse de régime. Et avec les DEAD SEXY, pas d'aide à la descente comme pour les ALK-A-LINE. Tout s'arrête brusquement, les DEAD SEXY nous plantent sous entendant "Devenez un berlinois". Un grand moment bref mais très intense, je sens que "Ich bin ein Berliner"... Pas tout à fait, c'est juste que cette compile va enflammer l'autoradio sur la route du retour.

* : Ich Bin ein Berliner, Araknid Records.

Cliquer sur l'image - click on the pic

DEAD SEXY DEAD SEXY DEAD SEXY DEAD SEXY



Frédéric Loridant / Photorock.com 2010

Valid HTML 4.01 Transitional