DIDIER SUPER 's Birthday
avec

MAZOUT ET NEUTRON - LES SUPRÊMES DINDES,

CHARGE 69 et La DISCOMOBILE


Le Grand Mix

Tourcoing, le 10 mars 2005


"Happy birthday to you Mister President" susurrait une Marylin devant son amant, "Happy Birthday to you DIDIER" gueulaient des spectateurs compressés en l'attendant. Il n'y a aucun rapport entre les deux bien que je préfère largement Marylin au public et DIDIER SUPER à Kennedy mais fallait bien commencer. En bon hôte, il avait fait les choses en grand : tout était organisé comme un repas de fête. De la cuisine au dessert, on en a eu pour les yeux et les oreilles, moins pour le gosier, le bar étant fermé pour cause de surpopulation. En entrée, une brève visite dans les cuisines où officiaient MAZOUT et NEUTRON (from je ne sais où), de fins cuisiniers, puis après ZEU trou normand DISCOMOBILE rebaptisé tout simplement LA DISCOMOBILE (from Douai) pour une préparation où plus d'un trembla pour la vie de DIDIER ; puis vînt la viande avec des SUPRÊMES DINDES à la crème (from the Drôme, le pays des dindes) ô combien savoureuses avant le bouquet final où les desserts s'amoncelèrent : imaginez un DIDIER SUPER mâtiné de CHARGE 69 (from the grand Est) avec des soupçons de SUPREMES (les DINDES étant déjà ...) pour terminer avec une DISCOMOBILE en surcharge...

MAZOUT et NEUTRON portent bien leur nom. Une table, deux micro et une valise toute brillante leur suffisent. MAZOUT avec les lights avait la couleur du doux mélange subtil et irrésistible qu'est le Ricard Coca ! Et sans les lights, c'est pareil. A sa gauche NEUTRON, le présentateur vedette et multi tâche chargé de nous faire pénétrer dans le monde fermé de l'art culinaire de MAZOUT. Ce dernier n'a pas la pareille (et aussi l'appareil) pour préparer les nobles morceaux de la blonde barbie, le tout bio bien entendu. Les belles des champs sont plumées avec soin et tendresse, la hachette étant maniée avec dextérité acérée ; les abats sont soigneusement écartés tout comme les cuisses de la Barbie, objets de toutes les attentions. La cuisson fut faite dans la poêle à MAZOUT, l'instrument fétiche de ce maître queue, sous une surveillance attentive jusqu'au flambage des parties nobles, troncs et jambes. La bave nous coulait aux lèvres et à celles de MAZOUT aussi, preuve absolue qu'il était ravi de son travail.

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La foule compacte ne permettait pas un service éclair, ce resto n'est pas un F(ast)lunch. L'équipe du Grand Mix sait choisir les meilleurs et pour combler l'attente, servant d'antipasti, des présentateurs célèbres nous occupèrent avec des jeux d'esprit de haut vol et de fines plaisanteries comme "qu'est ce qu'une chauve souris avec une perruque ?". Celle-là vient en bonus, elle me fut glissée à l'oreille de Rudy le Roadie en personne que j'ai pu approcher de près... Tout à coup, les lumières chutèrent et à la place d'un roulement de canon c'est un météore volant et roulant qui vînt s'écraser sur la scène à la grande stupéfaction du public. Après le crash, un corps gisait près d'un vélo !!! Dans la foule, la rumeur gonflait d'autant plus fort qu'un pompier se penchait dessus sur le gisant ; DIDIER SUPER s'est planté.... était dans les choux. Après un affolement sensible sur la scène, on annonça les SUPRÊMES DINDES. Exit les DISCOMOBILES. L'inquiétude était palpable et les DINDES qui picoraient sur scène, s'activaient fébriles, à monter leur matos, attitude ne rassurant pas les spectateurs laissés dans l'incertitude. Qu'est il arrivé à DIDIER ?

Elles sont finalement bien tombées ces SUPRÊMES DINDES. Leur piquant, leur fumet allié à une douceur toute féminine, presque érotique de ces plats que l'on dit aphrodisiaques, étaient arrivés à point bien que la cuisson soit saignante. Ils ont de la chance les cuisiniers ! Les cuissots (coupés par MAZOUT ?) étaient bien fermes et fondants et la garniture sonique généreuse. L'ensemble baignait dans une classe rare digne d'un repas d'affaire d'exécutive women style Demi Moore dans "Harcèlement" (me prévenir s'il y a un casting pour trouver un Douglas). Les SUPRÊMES DINDES attaquèrent directement au palais titillant les papilles savoureusement. Et tout à coup, les saveurs s'emballèrent. Tout s'est bousculé ; les SUPRÊMES ça dégage, ça pimente, ça arrache le sac, les vestes aussi laissant apparaître les blancs veloutés et les senteurs aphrodisiaques exhalées par ces DINDES. Sûr que certaines et certains salivent encore en pensant à ces DINDES cuites à point. Mais attention, après la vache folle, c'est aux dindes de le devenir et c'est contagieux.

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Après cet envol des DINDES sauvages, cet apport de protéines soniques, le suspense était à son comble. Rudy et son compère au sourire Gibbs, ces sympathiques animateurs, avaient de la peine à contenir un public qui voulait avoir des nouvelles de DIDIER SUPER, ce pape qui ne daignait même pas apparaître à la fenêtre... Pas de news, bonnes news et des indices comme la mise en place de matos sur scène laissait deviner que DIDIER n'avait pas fini comme Vatel et se préparait à donner à ce repas déjà bien copieux des airs de communion normande. Carole s'arque bouta sur son violoncelle puis le laissa pour aller tapoter sur le clavier et ... un Y'en a marre des pauvres surgit des profondeurs de la scène. Pas une version live, mais une version play back test. Le public, fin gourmet, a très vite fait savoir qu'il voulait s'abreuver aux paroles d'un DIDIER en chair et en os et non se contenter d'une copie de show à la MADONNA. Touillant ses bidons, agitant sa gratte, douchant son micro, DIDIER SUPER nous balança dans la tronche (un vrai bam dans ta gueule) ses brèves de comptoirs à deux balles si criantes de vérité, puisées dans ses nombreuses approches ethno-culinaires des bars et brasseries de Douais et sa vaste banlieue. Il était rudement efficace le cuistot, la sauce s'épaissit tout de suite sans ajout de farine, la cuisson était à point, l'eau bouillait dans la salle et les spectateurs y frétillaient dedans comme les homards à l'armoricaine dans un bibon (à MAZOUT ?). L'abondance est là, rien ne manque. Des vraies noces de Cana, une orgie Pétronesque, tout le monde s'en est foutu plein la panse sous la surveillance de danseuses gargantuesques.

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Grand aventurier, ce passionné d'exotisme qu'est DIDIER, s'est associé avec des purs produits du terroir punk rock oriental, les CHARGE 69 qui cuisinent les spécialités de Lorraine boostant les hamburgers hors de l'assiette à grands coups de riffs pendant que le DIDIER se promenait dans la salle comme un Bocuse... On s'agitait sur scène et dans la salle, la cuisson s'emballait et le 3ème sifflement de la cocotte ou le 3ème chant de la dinde (je ne sais plus - à moins que ce ne soit le troisième chant du coq) annonça l'arrivée pétaradante des DISCOMOBILE accompagnés de tout les marmitons qui avaient œuvré à la cuisine... Ils tentaient tant bien que mal de suivre le Maître mais soyons franc seuls les DISCOMOBILE y arrivaient sans peine Les autres s'acrochaient aux croches, blanches et noires qui jaillissaient de sa gratte magique, sans toujours y arriver. Et pourtant, d'après des infos confidentielles, la guitare du Maître était bien accordée grâce à un présent des SUPRÊMES DINDES, un accordeur électronique destiné à l'initier aux nouvelles techniques (elles sont prêtes à tout ces gredines). Mais tout festin a une fin. Autant la Cène et la Grand Bouffe se terminent (comparons ce qui est comparable), autant, il fut difficile de sortir de table ce soir. On s'y sentait bien à cette DIDIER SUPER BIRTHDAY'S PARTY.

PS : L'animateur sourire Gibbs était mal renseigné, une personne bien au fait, assure que DIDIER SUPER n'a pas fêté ses 31 ans, mais ses 32 ! (dixit Gypsie)


Frédéric Loridant
mars 2005

Frédéric Loridant ©2005