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Willy VINYL - DIDIER SUPER

Lille, Le Splendid,

le 4 novembre 2005



Pas de caissière à l'entrée du Splendid, un paquet de jeunes faisant le pied de grue non pas pyromane pour deux sous, essayant seulement de rentrer à DIDIER SUPER. Mais le Splendid affichait complet sur les deux niveaux. Sold Out ! Comme quoi, on peut réussir dans la vie même en venant de Douai sans pour autant faire d'études de chef de rayon à auchan.

La star étant affalée sur un fauteuil dans les loges légèrement malade (véridique) car depuis son émigration vers le grand sud, il prend plus vite froid, l'attente fut comblée par le DJ à la mode, le celébrissime WILLY VINYL et ses vrais disques, ceux qui même quand la terre s'arrêtera de rot-ationner, tourneront encore dans le mange-disque. Plus fort qu'un simple DJ, WILLY VINYL nous a offert un vrai tour de chant, sa douce et mâle voix faisant écho aux chanteurs choisis de mains de Maître. Et en final, le grand concours pour déterminer qui sera DIDIER SUPER, président du jury Air Guitar dont ROMAIN DALTREY, l'esclave de la grande et intouchable Michelanne, fit une brillante démonstration (que je n'ai pas vue d'ailleurs). Le plus difficile ne fut pas de départager les candidats à "devenez DIDIER SUPER le temps d'un soir", mais de trouver quelqu'un qui avait 18 ans révolus même s'il était encore au collège ou au lycée...

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Autant le Zénith se transforme en garderie quand la Star Ac passe, autant le Splendid est devenu le temps d'un soir, une vraie cour de recré pleine de jeunes gens, insouciants sans doute pris par les premières affres de l'amour (d'ailleurs, pas chien, DIDIER SUPER a donné plein de conseils) qui se passaient les premier joints à la pelure de banane en cachette de quelques pions et surgés venus voir l'idole d'une jeunesse rebelle. Pas de danger, ces jeunes ne viennent pas des banlieues et les briquets ne servent qu'à allumer les clopes pas les bagnoles. Public jeune certes, connaissant mieux les paroles de DIDIER SUPER que grandes dates de l'Histoire de Monde, mais public en or pour un DIDIER SUPER en très grande forme. Accompagné de Carole, le petit garçon à l'ongle cassé, de Fabrice, l'homme facette à tout faire, de Chtol, le man bassiste in black and red, de Cécile au son (et non Céline, celle qui lève les bras sur une photo, ni une ex de DIDIER) et d'un autre dont j'ai oublié le nom (DIDIER aussi d'ailleurs...), son show ne fut que provoc sans que le public ne réagisse vraiment en dehors des applaudissements et des cris de joie et même lors de l'explication du pourquoi les enfants brésiliens brûlent bien !!!! DIDIER SUPER leur a fait remarquer justement que des cris de désapprobation auraient été mieux perçus et on a alors eu droit à des ouh ouh ! Et je ne parle pas des petits enfants chinois réclamés à corps et à cris ! Belle conscience du monde qui les entoure ! Quelque part, c'est dur...

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Bref, un bon public tout docile, un paquet de petits anarchistes bien sages dont on a espoir que certains se dissiperont. Tous les grands standards du père DIDIER sont passés. Du Faut pas te la péter à On va tous crever, il n'y a qu'un pas, mais quel pas ! Les chansons passaient comme du petit-lait jusqu'au moment où DIDIER SUPER en un clin d'oeil, se transforma en SUPER RAIMBEAU des planches pour réciter un poème avant d'envoyer tout le monde au lit. Tous ont fait de beaux rêves, ça va causer, amplifier lundi à la récré.... Ils pourront dire "J'y étais". Et vive et vive le feu... DIDIER SUPER... On n'est plus en 85 mais en 20 ans plus tard.


Frédéric Loridant / Photorock © novembre 2005

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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