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FROM PLAN TO PROGRESS - BLACKSHEEP

DIEGO PALLAVAS - MON AUTRE GROUPE


HAzebroucq,
Le Shaka Laka, le 28 mars 2009

Après les fennecs, voilà les chacals ou plutôt me voilà au Shaka Laka où Tcheck l'assos fêtait ses un an avec en prime une compile pleine d'inédits. Différence notable avec la veille, ça ne fouettait pas la mort chez le Shaka Laka pourtant c'était bien blindé, l'affiche a attiré la foule comme la charogne les mouches mais sans l'odeur. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'y croisait Till des GxP, en deux mots, il m'expliqua qu'il était avec son autre groupe, MON AUTRE GROUPE... Le temps de comprendre, Till avait disparu et les FROM PLAN TO PROGRESS de la perfide albion envahissaient la scène. La suite ? Les BLACKSHEEP ouvreurs des DIEGO PALLAVAS, icônes de la soirée. Quant à MON AUTRE GROUPE, c'était pour aider à passer à l'heure d'été et le traitement a été radical. Résultat de la soirée, je pensais finir par le dernier concert des SUPRÊMES DINDES et bien ceinture, j'ai raté leurs cuissots...

Les FROM PLAN TO PROGRESS sont tout droit venus de Brighton. Même si le chanteur à un look rappelant un peu Roger Daltrey (période Tommy), on est loin du monde de Quadrophonia. Les FROM PLAN TO PROGRESS tapent dans un punk qui ne m'a pas percuté... Pas de mod, pas de rockeur, pas de lutte. Question de goût, il y en a bien qui aiment les carottes râpées (le légume, pas la bande des Saints qui Pointent) et bien c'est la même chose, pour moi les FROM PLAN TO PROGRESS sont du côté des carottes râpées (ou des concombres pour éviter tout amalgame trompeur).

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FROM PLAN TO PROGRESS FROM PLAN TO PROGRESS FROM PLAN TO PROGRESS FROM PLAN TO PROGRESS

Après le passage des énervés de Brigton, place aux belges BLACKSHEEP. Inscrits dans la mouvance Guerilla Asso dont le droit d'entrée est de savoir faire le riff ska, j’avais été un peu déçu de la dernière prestation que j'avais vu au Four à Chaud. Malgré leur côté hardcore bien affirmé, les BLACKSHEEP sonnaient trop GxP avec ce riff qui n’énerve quand il se multiplie comme des petits pains. Sans aller jusqu’à se traîner vers la scène, c’est avec un recul certain que je la gagnais. Mes certitudes ont été vite balayées. Les BLACKSHEEP se sont bien affirmés, marquant leur territoire en s’éloignant de la mouvance GxP ou plutôt en la triturant à leur façon et c’en était que meilleur. Et, bonheur, le riffifi ska n’était là qu’en décor sonique voire en touche cosmique. Les BLACKSHEEP tapent toujours dans un hardcore bien speed et bien accepté si l’on en juge par l’accueil des d’jeuns qui se pressaient autour de la scène. La tension était palpable, les riffs électrocutaient, une certaine frénésie avait gagné le Shaka Laka...

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BLACKSHEEP BLACKSHEEP BLACKSHEEP BLACKSHEEP

Et ce n’était rien face à la folie qui gagna le public après les 3-4 morceaux d’échauffement des DIEGO PALLAVAS. Même si ce fut parfois chaotique, même si les cordes de la gratte claquaient, le tumulte avait envahi la salle. Machine à tubes, refrains repris en chœur par tous, le trio était explosif, des STARSHOOTER d’Epinal, des dignes fils du rock punk français qui pourrait même réussir à plaire aux belles-mères. Bien sûr l’accent a été porté sur leur deuxième album, une perle à avoir dans sa cd-thèque mais les DIEGO PALLAVAS n’ont pas oublié les titres qui ont fait leur nom. Et même s’ils ne sont pas branchés, s'ils ne sont pas de la capitale, s'il ne savent pas danser, ces bêtes curieuses venues d'Epinal à Hazebrouck (un peu comme des auvergnats à Paris au XIXème s.) pulvérisent l'idée que finalement cette capitale ne fait pas le rock français ! Au contraire ! Et rappelez vous que les STARSHOOTER étaient lyonnais, les THUGS d'Angers et les DOGS de Rouen et la liste est très loin d'être close.

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DIEGO PALLAVAS DIEGO PALLAVAS DIEGO PALLAVAS DIEGO PALLAVAS

En final à cette soirée où fait surprenant, ça sentait presque encore bon, les DIEGO PALLAVAS ayant brassé l'air plus efficacement qu'un aérateur, MON AUTRE GROUPE venaient avec l'idée d'exploser le reste des survivants mais ça je l'ai su après ! Till était bien là. Les D’jeuns étaient là aussi, à attendre... L’ombre des GxP allait peut-être planer... Tout d’abord, le groupe arrive déguisé, pas en betterave, en shakal-bunnies avec de beaux survets de beaufiot et un beau maquillage et puis... un grand fracas, des orgues de staline, une flopée de tomahawk. L'effet de souffle en laissa plus d’un sur le carreau, moi le premier. Mes dix premières images ne sont qu'un suite de météores bleus, rouges sans forme balafrant ma carte mémoire. MON AUTRE GROUPE fait dans une sorte de hardcore ultra violent basé sur des morceaux très courts et concentrés. Les survets s’expliquent facilement ; le trio court, saute, mouline, escalade, s’éclate et nous explose. Les morceaux sont courts, le concert aussi. Un bon quart d’heure, plus un rappel réclamé à corps et à grands cris par les survivants et surtout le sentiment d’avoir assisté à un truc que l’on ne voit pas tous les jours.

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MON AUTRE GROUPE MON AUTRE GROUPE MON AUTRE GROUPE MON AUTRE GROUPE


Frédéric Loridant / Photorock.com 2009