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DODGE CITY OUTLAWS - les NRV

Lille,
La Chimère, le 30 septembre 2009

Le rouge est de retour à la Chimère, autant dans la salle qu'au bar ! Et un rouge pas trop dégueu surtout quant on a oublié son flash. Mais bon on avait affaire à des rockers à Billy qui préféraient jouer toutes lumières allumées sauf les néons blafards. Deux groupes à contrebasse ce soir, les NRV et les DODGE CITY OUTLAWS, des psycho rockers à Billy qui ont oublié de le reprendre lors de l'arrêt pipi sur l'autoroute ; par contre ils ont récupéré un certain Lemmy qui faisait de l'autostop. Vu le concert de ce soir, on peux affirmer que le covoiturage à du bon.

Et pourtant on n'était pas bien nombreux... Certains ont invoqué des lendemains de week end difficiles, pourtant on est mercredi... Hein Gros Mat ! Et comme en plus, au moment où les DODGE CITY OUTLAWS démarraient leur machine, la moitié des présents couraient en vain après des branleurs en scoot qui venaient de braquer le sac à main d'une copine... En vain... A l'intérieur, à un marathon de la course à pied, on était en pleines catastrophes naturelles, tsunami à la guitare, tremblement de terre à la contrebasse, katrina à la batterie. Pour sûr, ils ne l'ont pas retrouvé le Billy malgré la contrebasse qui martèle sans relâche "Billy revient, Billy revient...". Les DODGE CITY OUTLAWS surfent sur une putain de vague rock and roll graisseux que seuls les MORTORHEAD, les PETER PAN SPEED ROCK ou les NINE POUND HAMMER savent faire avec une pointe de stoner rapide. Je les verrais bien avec ZOE notre pointure dans le genre de la Côte d'Opale. Un vrai plaisir pour les oreilles surtout que pour le prix de l'entrée, on avait droit à leur galette en plastique qui prend un malin plaisir à torturer les enceintes, je n'ose même pas imaginer au casque.

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Après ce rock and roll bien énervé, après avoir écouté le récit héroïque du rapt du sac à main et après un passage au bar, place aux NRV. Il y a plus de monde dans la salle, quoique certains épuisés suite à la vaine course poursuite s'étaient lamentablement vautrés sur le bar. Comme pour les DODGE CITY OUTLAWS, il s'agit d'un trio mais d'un trio suisse qui s'est empressé après avoir récupéré Billy, de le foutre dans un compte numéroté en s'assurant qu'il n'est pas dans la liste des 3000 contribuables français remis à Bercy. Alors rassurés de ne pas le voir débouler, les NRV ont pu se lâcher. Là encore on flirte avec le rock and roll bien speed, leur morceau de balance étant un MORTORHEAD, rien de tel pour s'échauffer. La suite n'a rien de Suisse, les NRV ne touillent pas dans le fromage, ne nous gavent pas de chocolat et ne bling-bling pas avec des Rolex. Au contraire, ils se cantonnent à l'essentiel. Pas de rock cholestérol, du clair, du net et du limpide, certes un peu moins speed que les compères mais osant s'en prendre aux grandes icônes françaises (pas celles cachées en Suisse et qu'ils peuvent garder). Il n'y a que des étrangers (et même pas résident dans la communauté européenne) pour s'en prendre à Brassens (et du Brassens rock and roll suisse, ça vaut son pesant de lingots) et surtout à cette immortelle ballade intemporelle sentant bon les légumes et la baguette, l'hymne qui rythme encore les foyers français et certains pays voisins : La Soupe aux Choux. Grâce au pinard réapparu au bar, on aurait pu faire chabrot. Ils ont raison sur leur myspace, les NRV, ça troue le cul.

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Frédéric Loridant / Photorock.com 2009