au
SPLENDID
Lille, le 17 avril 2002
Splendid ALYCE ! Tu nous a encore fait vibrer ce soir. Et pourtant, il y
avait de la concurrence d' ACWL et de DOLLY, groupes dotés d'une chanteuse.
C'est l'assosiation Resto Rock qui mêle l'humanitaire au rock qui est
à l'origine de cette grande soirée lilloise. Humanitaire et
Rock, quel beau couple attirant tout comme l'affiche car ce soir le Splendid
est bien plein....
ALYCE ! a le privilège d'ouvrir le feu. Face à un jeune public
tout acquis à DOLLY, il / elle réussit à emballer la salle
dès le premier morceau et à partir du second, les premiers
rangs se remuaient sans aucune retenue. Etonnement des musiciens ! Mais, logique implaquable
car ALYCE ! a frappé fort ce soir avec un light show digne de ce nom
(bravo Vince) transformant cette première partie en un essai transformé,
soulignant de fait le professionnalisme de ce groupe qui monte. Pour l'ambiance,
on retrouve l'atmosphère parfois intimiste du concert de Seclin
avec un public digne du festival
Rockalame. Un regret cependant, le set fut trop
court ; Requiem aurait été un final parfait mais peut-être
aussi une mise à mort pour le suivant. On en redemande et dans des
mêmes conditions, ALYCE ! est enfin chez les grands !
voir aussi :
Alyce ! 2001-1 -
Alyce ! 2001-2 -
Alyce ! 2001-3 -
Alyce ! 2001-4 -
Alyce ! 2002-1
Une vingtaine de minutes plus tard, c'est autour d'ACWL de gravir les planches.
Ce trio composé d'un batteur, d'un guitariste et d'une bassiste chanteuse.
propose un rock bien difficile à décrire. Si l'on
suit Elegy, ACWL convient aux amateurs de rock généraliste,
aux Goths, aux Indies et aux "autres chapelles spécialisées",
Rock Sound parle de Post Grunge et D-SIDE écrit qu'ACWL nous plonge
dans leur imaginaire littéraire peuplé d'anges, de lutins et
autres sirènes, le tout chanté en français. ". Tous
ont raison ! ACWL ne fait qu'osciller entre tous ces genre sans réellement
choisir, juxtaposant une voix langoureuse à des riffs grunge sur des
rythmes rock français. Ici, on entend un métal atmosphérique,
plus loin on tombe dans du gothique fantastique (dans l'ambiance car pour
les paroles, je n'ai rien compris) ou dans un métal grunge dérapant
souvent. A cela s'ajoute un le light show trop classique en rapport lointain
avec les ambiances distillées par la musique. Malgré l'excellent
niveau des musiciens et le très bon accueil du public (chauffé
il est vrai par ALYCE !), j'ai le sentiment d'un manque de cohésion
et de personnalité dans les morceaux un peu à l'image du set
de Century Scream à Cambrai. It's a long way to the top.... hurlait
Bon Scott. Que son cri soit un encouragement à trouver la voie !
Des cris et des hurlements dans la salle chauffée à blanc annonce
l'arrivée de DOLLY les nantais. L'étoile qui monte attaque fort d'entrée
de jeu. Une voix un peu traînante au style gothico/ambient donne une teinte un
peu fantasy à un rock fricotant avec le grunge à la
Nirvana quoique moins méchant dans l'énergie dégagée.
On avait été mis dans l'ambiance avec ACWL qui fait dans le
même registre, mais avec DOLLY, on passe sans nul doute à la
vitesse supérieure. Le délire mit cependant un certain temps
à arriver. Mais, la claque fut de taille avec un morceau totalement
débridé (titre ?) et complétement fou, complété
par un superbe light show totalement psychédélique avec strobo,
fumée etc rappelant les expériences acides des seventies. Et
par dessus, un rouleau compresseur musical impossible à stopper, entraînant avec lui quelques corps
d'intrépides (ou fous) suspendus au dessus de la foule. Ah si DOLLY
ne faisait que cela ! Les bobos et autres bien pensants seraient sans doute
choqués de voir leurs chérubins s'envoyer en l'air avec DOLLY, mais...
d'autres titres font dans un registre beaucoup plus rock français, plus rassurant sans doute,
voix lente au début, accélération, breacks divers auquels
s'ajoute un traficotage dans la voix qui à mon avis n'ajoute rien
à la musique. Bravo DOLLY, les longues minutes de délires musico-lumineux
rachètent largement les quelques passages sans âme véritable.
Frédéric Loridant
©2002