GENJINI

The DOMESTICS


L'Arc-en-Ciel,

Liévin, le 20 novembre 2004


The DOMESTICS, ce nom a trouvé déjà de l'écho dans photorock, je dois en être à ma huitième version et je me demandais avnt ce 20 novembre ce que j'aillais pouvoir raconter dans la mise à jour The DOMESTICS 8.0. Et bien contrairement à Windows, on a senti de vrais changements, une correction des quelques bugs pouvant subsister dans les versions précédentes voire même une refonte interne, The DOMESTICS n'étant pas une usine à gaz.

Ce 20 novembre 2004, il y avait un évènement à ne pas rater pour ceux qui s'intéresse un peu à la musique amplifiée : les sélections pour le festival Printemps de Bourges-Découvertes. Certes à Lille, on enterrait Lille2004, mais finalement, à quoi bon enterrer un mort vivant, la vrai mort de la culture n'interviendra que l'année prochaine lors des comptes. Fermons la parenthèse et revenons à Liévin et à l'Arc en Ciel où des groupes régionaux tentaient d'exploser la scène pour se faire sélectionner. Arrivé sur le tard, je suis tombé en plein dans le set de GENJINI, un trio d'électro de qualité mêlant machines à faire du bruit, informatique et parfois une guitare. Musicalement, leur musique tient bien la route et l'impression est très positive. Par contre, sur le plan du show, c'est le trou noir ou presque. GENJINI fait une zique qui a besoin d'explosions lumineuses, d'un light show bien pensé sans parler de vidéo. Dommage que ce soir, le feu d'articfice n'était pas au rendez-vous, cela aurait donné sûrement plus de relief à leur compos bien ficelées.

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The DOMESTICS, le dernier groupe, arrivent enfin. Ils prennent leur temps les lascars peaufinant les réglages de leurs amplis pour éviter toute mauvaise surprise. Excès de zèle, perfectionnisme ou tout simplement le signe d'une préparation spéciale pour ce tremplin un peu particulier qui ouvrira peut-être les portes de la Soute ? Après cette apparition technique, le plateau retombe en léthargie avant d'être de nouveau foulé par 3 DOMESTICS en complet noir et cravate, look un peu sicilien mafieux avec pour le bassiste, une paire de baskets neuves et une nouvelle coupe ! Cris de groupies tapies dans la foule face à ces beaux jeunes hommes bien comme il faut, du moins jusqu'au moment où ils se déchaînèrent. The DOMESTICS font comme ils aiment à le dire dans un rock énervé digne d'un beau garage avec des lumières itou itou. Généralement, on assiste à des démarrages pied au plancher sans se soucier le moins du monde des G que prend le public ou si plus simplement, il a mis sa ceinture. Les radars, connais pas, les limitations de vitesse, c'est réservé aux popeux. Seule la musique en état d'ébriété est bannie, The DOMESTICS se gardant bien de terminer dans le fossé. Et ce soir cette tendance highway star s'est confirmée mais avec un côté plus léger, travaillé, relooké, alignant des breaks impeccables qui tranchent des mélodies qui frappent. On vit en live un grand turismo ; pas besoin de manette, on vibre sous les accélérations sans pour autant que la mayo qu'on vient de s'enfiler avec les frites, ne tourne dans l'estomac. On a senti tout de suite que ces déjantés ont travaillé dur pour ce concert et qu'une étape est franchie. De plus, ils arrivent à toucher autant des keupons exigeants que des minettes que l'on verrait plus facilement balancer rondeurs agréables sur les rythmes techno-RandB-Soupe qui sonnaient ce 20 novembre, au même instant, le glas sur la Grand Place de Lille pour l'agonie de Lille 2004. A Liévin, c'est le tocsin que les DOMESTICS déclenchèrent. Oyez, braves gens, vous êtes prévenus, The DOMESTICS invasion has began. Ce concert des DOMESTICS habillés classe pour 3 morceaux, plus sportwear une fois la cravate tombée, annonça un DOMESTICS nouveau qui peut se déguster sans modération, ce n'est pas comme l'autre produit de maketing au goût de framboises de l'avant veille.
















Novembre 2004

Frédéric Loridant©2004