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Festival de DOUR

[jour 1] The ELEKTROCUTION - NEBULA - Le NOMBRE - The LORDS of ALTAMONT - AMEN RA - A BRAND -
BATTLES - PEEPING TOM - SOULFLY - WITHIN TEMPTATION - MERCURY REV

[jour 2] UNSWABBED - WE ARE WOLVES - HIGH on FIRE - The LOCOS - BLACK BOMB A - MUDHONEY - DO or DIE - ISLANDS
AGNOSTIC FRONT - AN PIERLE & WHITE VELVET - I AM X - CAPLETON


14 et 15 juillet 2006

Dour ! C'est dur Dour quand le soleil cogne et quand en plus, la musique se met de la partie sans parler des diverses substances licites ou non ingurgitées par les festivaliers, Dour peut devenir vraiment dur. Le public a répondu en masse, battant largement tous les records précédents avec plus de 34 000 personnes / jour et cela se comprend aisément vu l'affiche. Comme à son habitude, le festival balaie large, de la chanson française au hardcore extrême sans oublier dub, techno et autres vibromasseurs de cerveaux et de corps pouvant procurer des orgasmes multiples. Faire son choix relève du défi. Bien sûr, il y a les groupes que l'on ne veut pas rater puis les autres, ceux sur qui on tombe au détour d'une tente et ceux qu'inévitablement, on rate. Pour moi, les 10 kilo de matos, la chaleur et mon âge avancé ont limité la progression dans la nuit, passé 2h00, je répondais aux abonnés absents et quelque part je m'en veux car j'ai raté et je le savais (c'est d'autant plus frustrant) le 15 à 4h00 du mat, les techno-décadents de 3-1 et le 16 à 2h30, les noirs ARAB STRAP. Mais il faut savoir parfois être raisonnable... Par contre, entre 12h00 et 1h00, j'ai pu butiner à loisir (mais pas avec les abeilles qui avaient fui le site) passant de la variété d'AN PIERLE au hardcore extrême d'AGNOSTIC FRONT avec coincés entre les deux :
[jour 1] The ELEKTROCUTION, NEBULA, Le NOMBRE, The LORDS of ALTAMONT, AMEN RA, A BRAND, BATTLES, PEEPING TOM, SOULFLY, WITHIN TEMPTATION, MERCURY REV
et [jour 2] UNSWABBED, WE ARE WOLVES, HIGH on FIRE, The LOCOS, BLACK BOMB A, MUDHONEY, DO or DIE, ISLANDS, I AM X et CAPLETON.
Je glisse sur certains que j'ai vu par curiosité comme VENUS ou ARCHIVE. A l'image d'AN PIERLE & W. V., ils m'ont laissé froid. Et avec la canicule qui écrasait Dour, ce n'était pas plus mal.

Le premier jour avait une teinte nettement rock punk avec The ELEKTROCUTION en guise d'apéro. Ces normands du bout de la Seine ont confirmé mes impressions souterraines ressenties lors de leurs prestations dans les caves lilloises. Comme entrée en matière, on était bien servi. Le blanc qui suivit m'entraîna vers les NYPC (NEW YOUNG PONY CLUB), sorte de pop rythmée au chant féminin sonnant latinos qui me fit changer de scène assez rapidement pour plonger vers le stoner / hard rock de NEBULA qui sans faire dans l'originalité, se laissait écouter sans peine.

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AMBIANCE

Dour 2006 Dour 2006 Dour 2006 Dour 2006 Dour 2006

The ELEKTROCUTION

The ELEKTROCUTION The ELEKTROCUTION The ELEKTROCUTION The ELEKTROCUTION The ELEKTROCUTION

NEW YOUNG PONY CLUB

NEW YOUNG PONY CLUB NEW YOUNG PONY CLUB NEW YOUNG PONY CLUB NEW YOUNG PONY CLUB NEW YOUNG PONY CLUB

NEBULA

NEBULA NEBULA NEBULA NEBULA NEBULA

Et c'est reposé, les oreilles propres, que je me plantais devant Le NOMBRE, groupe punk rock ou rock punk canadien qui avait fait une grande impression à la Cave aux Poètes il y a quelques semaines, volant la vedette aux MINIMUM SERIOUS. A Dour, on est loin de la cave. La scène est vaste et le soleil éclaire trop ! Le NOMBRE (4 en fait) est comme l'algèbre : on n'aime ou on n'aime pas. Moi j'aime mais dommage, les conditions rendent difficiles les contacts avec le public surtout quand il cuit au soleil. Chapeau au chanteur qui arrivait quand même à se déchaîner malgré la chaleur. Il n' y a pas à dire, le punk rock crache de l'énergie. Le voyage dans le punk rock ne s'arrêta pas là. Le nom de LORDS of ALTAMONT sur le programme m'avait sauté aux yeux. Bien que je ne connaissais absolument pas le groupe, cela ne pouvait qu'être qu'un truc bien énergique voire bien gras. Et j'ai donné pile dans le mille, The LORDS of ALTAMONT est un croisement réussi entre MC5, The STOOGES et les RAMONES. Look et musique nous ont plongé directos vers les prémices de la décadence musicale pour certains, vers le renouveau pour d'autres. Reste que 30 ans après, les autres, YES, ELP et dino-consorts sont passés au moins pour le commun des mortels à la trappe tandis que les LORDS of ALTAMONT ont su scotcher le public sous une tente à l'atmosphère étouffante et ont prouvé la vitalité du genre autant dans la musique que dans la prestation scénique. Premier cul montré et première batterie explosée. Pour les culs, il y en a eu d'autres (voir le braveheart lors du concert d'AGNOSTIC FRONT), pour la batterie, j'avoue que c'est la seule que j'ai vu changer de place.

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Le NOMBRE

Le NOMBRE Le NOMBRE Le NOMBRE Le NOMBRE Le NOMBRE

The LORDS of ALTAMONT

The LORDS of ALTAMONT The LORDS of ALTAMONT The LORDS of ALTAMONT The LORDS of ALTAMONT The LORDS of ALTAMONT

Après une pause bien méritée à l'espace presse, un sursaut de courage m'amena devant AMEN RA dont j'avais vu une photo qui déchirait. Avec eux on reste dans un rock bien énergique, peut être moins prenant qu'ELEKTROCUTION ou Le NOMBRE. Ils sonnèrent la fin de mon après-midi punk-rock... Sur la Red Arena un passage par A BRAND m'a donné l'occasion de voir un batteur rigolo avant de suivre en intégrale la prestation de BATTLES, quatuor génial qui prouve que la création originale existe encore à New York et arrive à s'affranchir des poncifs à la mode.... Déjà vu à Bourges, j'étais alors resté sur le cul face à ce groupe délirant. Il est vrai que l'origine de ses membres laissait présager quelque chose d'explosif, le batteur ayant traîné ses baguettes dans l'explosif TOMAWAK entre autres..., un des projets d'un certain MIKE PATTON qui, le hasard faisant bien les choses, allait s'emparer de la Red Frequency avec PEEPING TOM, groupe dont il s'agirait du premier concert. Et nous voilà parti pour un voyage comme il sait les organiser entre rock funk métal hip hop. Du grand art et même sans connaître ses nouveaux mondes, on est d'emblée accroché par cette zique dont on ne sait jamais où elle va nous conduire. Il n'était pas seul, des guests l'accompagnaient (RAHZEL, DAN the AUTOMATON, IMANI COPPOLA - merci au programme). On est quand même loin d'un MIKE PATTON fricotant avec SEPULTURA lors de Roots, mais les fans des brésiliens ne furent pas déçu quand même car juste à côté et au moment où PEEPING TOM lançait ses dernières vrilles, SOULFLY attaquait. La bande à Max Cavalera qui affiche partout sa préférence pour le Brésil, a eu le premier prix d'après le petit journal du festival, Télé Moustique/NoBullShit, du plus gros nuage de poussière du festival. SOULFLY attire le public en masse et c'était la même chose dans la fosse aux photographes remplie à ras bord ! Pfuff, rien de tel pour éviter la promiscuité que de se plonger dans le public pour des photos sentant le vécu, il suffit juste de bien se coincer et de suivre les mouvements de la mer déchaînée. On tient le temps d'une vingtaine d'images faites à l'arrache mais assez nettes pour voir que Max a oublié de se raser et est toujours mal peigné. Puis on prend la tangente, surfant sur une vague plus haute pour rejoindre un rivage moins agité. Pour ceux qui étaient présents, j'ai quitté la tempête tropicale deux trois morceaux après un superbe Roots !

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AMEN RA

AMEN RA AMEN RA AMEN RA AMEN RA AMEN RA

A BRAND

A BRAND A BRAND A BRAND A BRAND A BRAND

BATTLES

BATTLES BATTLES BATTLES BATTLES BATTLES

PEEPING TOM

PEEPING TOM PEEPING TOM PEEPING TOM PEEPING TOM PEEPING TOM

SOULFLY

SOULFLY SOULFLY SOULFLY SOULFLY SOULFLY

Après les chaleurs brésiliennes, rien de tel que la froideur batave distillée par la batwomen de WITHIN TEMPTATION. D'ailleurs les gothiques survivants (essayez de passer une journée complète sous le cagnard tout en noir avec des bottes madmax pesant des tonnes) étaient sortis de leur caverne. La Last Arena s'était transformée une sorte de temple païen pur carton pâte mêlant ambiance végétale plastique envahissante et totem angélique. A sa base, la vamp tout en noir se démenant et à ses pieds, des tonnes de photographes tentant de fixer son image. Derrière, une foule en extase (comme quoi, ça marche le païen). Reste que le groupe tape dans un métallo-gothico atmosphérique un tantinet gonflant et les gesticulations de la belle tentant sans doute désespérément de s'envoler dans ce décor kitch n'étaient pas vraiment convaincantes à mon goût d'agnostique. Et pour se désenvoûter, rien de tel à priori que de la pop tendance lounge pour reprendre ses esprits et MERCURY REV tombait à point. On flirte dans des ambiances JACKSON BROWNE ou GINO VANNELLI, c'est agréable à petites doses surtout quand la fatigue commence à se faire sentir. Le groupe final de la Last Arena, les RONDO VENEZIANO du métal, APOCALYPTICA fit accélérer la quête de sommeil. L'apocalypse, c'était les corps étendus par terre au milieu des détritus. L'oreiller m'appelait.

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WITHIN TEMPTATION

WITHIN TEMPTATION WITHIN TEMPTATION WITHIN TEMPTATION WITHIN TEMPTATION WITHIN TEMPTATION

MERCURY REV

MERCURY REV MERCURY REV MERCURY REV MERCURY REV MERCURY REV

Le lendemain commença sous les auspices du hardcore métal avec UNSWABBED, la formation venant du nord de la France monte, monte et monte encore. Il n'ont pas encore le gros son de leurs mentors mais tous les ingrédients sont là pour encore entendre parler d'eux bientôt. La scène Eastpack était principalement consacrée au hardcore avec une progression vers l'extrême plus on s'enfoncait dans l'après midi. Mais avant de passer à l'une des meilleures formations de la journée, les BLACK BOMB A, un coup d'oeil sur le rock assez déjanté de WE ARE WOLVES puis un petit tour du côté des grandes scènes m'ont permis de suer avec les HIGH ON FIRE, un bon rock and roll très anglais avec un bassiste sur ressorts, The LOCOS qui a fait le plein de d'jeuns avec son ska punk qui ne m'a pas fait bondir dans tous les sens. je deviens vieux et suis moins sensible à ce genre. Enfin, les initiateurs du mouvement grunge étaient annoncés sur le programme, avec MUDHONEY. Bien, ils ont bien vieilli au moins sur le plan musical et se cantonnent à un rock and roll américain qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on a pu se faire du grunge. La rage et l'énergie qui caractérisait le mouvement semblent avoir disparu pour quelque chose de plus conventionnel.

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UNSWABBED

UNSWABBED UNSWABBED UNSWABBED UNSWABBED UNSWABBED

WE ARE WOLVES

WE ARE WOLVES WE ARE WOLVES WE ARE WOLVES WE ARE WOLVES WE ARE WOLVES

HIGH on FIRE

HIGH on FIRE HIGH on FIRE HIGH on FIRE HIGH on FIRE HIGH on FIRE

The LOCOS

The LOCOS The LOCOS The LOCOS The LOCOS The LOCOS

MUDHONEY

MUDHONEY MUDHONEY MUDHONEY MUDHONEY MUDHONEY

Pour se réveiller, c'est du côté de l'Eastpak stage (bonjour la pub) qu'il faut aller traîner son tee-shirt. L'heure était aux BLACK BOMB A. Ils avaient la malchance de passer assez tôt dans l'après midi sous une tente noyée dans une lumière blanchâtre annihilant toute tentative d'éclairage et pourtant... La tension était déjà élevée avant même leur arrivée et on se collait sur les crash barrières d'où s'élevaient de nombreuses effluves chargées en phéromones trahissant la présence d'adolescents pubères. Et cela n'avait pas l'air de gêner les filles qui se pressaient pour voir le fer de lance du hardcore français. Le groupe fut très largement à la hauteur de leurs espérances, les entraînant malgré les fortes chaleurs (sans doute le moment le plus chaud de la journée), la fatigue et le reste, dans un pogo généralisé et ininterrompu. Avec DO or DIE et AGNOSTIC FRONT, ce fut l'un des meilleurs concerts de la journée et pourtant je ne suis pas un aficionado du genre. Après l'épisode MUDHONEY (voir plus haut), retour à l'andibag Scène pour DO or DIE. Avec eux, le hardcore gagne un cran dans l'extrême. Plus durs, plus agressifs, les DO or DIE cherchent plutôt à faire exploser le pack en transformant les pogoteurs en apprentis guerriers qui s'essayèrent par divers moyens à s'exciter mutuellement faisant ainsi monter la tension et la pression. Comme pour les BBA les DorD ne laissèrent pas indifférents et ont encore gagné des galons dans la grande confrérie du hardcore. Pour en terminer avec ce genre grand vainqueur de cette journée, je ne pouvais pas rater les AGNOSTIC FRONT, ces pères fondateurs, qui mirent le feu à l'EastpackVuitton Stage. A l'inverse des MUDHONEY, les AGNOSTIC FRONT n'ont rien perdu de leur jeunesse et collent à leurs idées extrêmes comme un chewing-gum à une godasse ou un morpion à un aventurier imprudent. Le braveheart qui soit dit au passage est bien devenu la marque de fabrique de la scène hardcore dépassa les espérances : les protagonistes s'invectivèrent copieusement montrant généreusement leur cul à ceux d'en face avant de s'affronter sous les regards satisfaits de leurs dieux. Même en restant en bordure de la mêlée, j'ai été happé par l'énergie dégagée. Je croyais avoir vu le summum et pourtant j'ai rencontré peu après des spécialistes du genre stationnant sur le côté de la mêlée ; ils voulaient être au top de leur forme pour les concerts suivants (The HAUNTED et PUNISH YOURSELF)... Forfait pour moi...

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BLACK BOMB A

BLACK BOMB A BLACK BOMB A BLACK BOMB A BLACK BOMB A BLACK BOMB A

DO or DIE

DO or DIE DO or DIE DO or DIE DO or DIE DO or DIE

AGNOSTIC FRONT

AGNOSTIC FRONT AGNOSTIC FRONT AGNOSTIC FRONT AGNOSTIC FRONT AGNOSTIC FRONT

...il était temps de revenir dans un monde normal. En remontant vers la Red Frequency, par désoeuvrement peut-être ou n'ayant pas récupéré toutes mes facultés mentales, je me suis retrouvé à clicher ISLANDS qui fait dans une pop multigenre agréable sans plus puisant des idées partout sans toujours bien les agencer. ISLANDS avait l'avantage par rapport aux hardcoreux tatoués d'offrir aux regards une jolie violoniste. A la poursuite de l'idéal féminin, un saut vers le Red Frequency m'a amené vers une vraie star en la personne d'AN PIERLE et WHITE VELVET. Elle avait à ses pieds une meute de photographe prenant tous la même image, celle d'une blonde aux yeux bleus et aux lèvres bien rouges, menue d'apparence mais capable de gérer un concert face à quelques milliers de personnes. Elle est quand même bien loin la AN PIERLE intimiste que j'avais vu en seconde partie de LAETITIA SHERIFF à Dijon. Fini ce temps où la musique donnait un charme envoûtant à sa voix. On sent maintenant que la chanteuse a gravi des marches dans le monde des maisons de disque. C'est un peu facile mais c'est l'actuelle rançon du succès. Pour s'en remettre, un coup de techo dub avec les I AM X à peine visibles dans le brouillard suivi d'un zeste de reggae en provenance de Kingston avec CAPLETON, sorte de raia de chanteurs se plaisant à enflammer le public de la Last Arena. Ce fut une belle prestation bien que le reggae ne soit pas trop mon truc. Et pour finir, un coup d'ARCHIVE qui à mon avis, aurait mieux fait de rester dans sa boîte poussiéreuse sur une étagère. En deux mot, ARCHIVE cultive l'art de mettre un temps fou à démarrer (pire qu'un diesel poussif) et surtout d'exploiter à outrance, à s'en rendre malade, les riffs qu'ils n'ont d'ailleurs pas toujours trouver tous seuls... J'en ai même pas eu le courage de m'approcher pour leur tirer le portait. Dommage, j'avais dans mes souvenirs, quelques beaux passages. Mes archives neuronales auraient-elles embelli ARCHIVE ? Allez savoir...

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ISLANDS

ISLANDS ISLANDS ISLANDS ISLANDS ISLANDS

AN PIERLE et WHITE VELVET

AN PIERLE et WHITE VELVET AN PIERLE et WHITE VELVET AN PIERLE et WHITE VELVET AN PIERLE et WHITE VELVET AN PIERLE et WHITE VELVET

I AM X

I AM X I AM X I AM X I AM X I AM X

CAPLETON

CAPLETON CAPLETON CAPLETON CAPLETON CAPLETON



ARCHIVE annonca le moment de tirer ma révérence malgré une affiche tout aussi intéressante du lendemain mais d'autres aventures m'appelaient, une douche et un lit aussi.

Plus qu'un an a attendre...

Frédéric Loridant / Photorock - juillet 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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