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Jeudi 16
The ASTEROÏDES GALAXY TOUR - AMEN RA
The JIM JONES REVUE - MESHUGGAH - ISIS


Vendredi 17
WHAT’s UP - KARKWA - STARVING
WALLS of JERICHO - MARNIE STERN - SEPULTURA
The DILLINGER ESCAPE PLAN
AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD
The KILLING JOKE - ANIMAL COLLECTIVE


Samedi 18
COMEBACK KIDS - I AM - GONG
KAP BAMBINO - PET SHOP BOYS



Ambiance...


21ème festival de Dour,
16-17 et 18 juillet 2009

DOUR092152. Voilà la précieuse accréditation. Trois gros avantages, il donne droit à aller souffler 5mm au local presse, surtout il permet d’éviter de s’attaquer aux queues devant les bars Jupiler et on peut accéder aux fronts de scène dans lesquels on se bousculait grave parfois. Pour le reste, on reste un festivalier ordinaire avec comme seule différence, le droit de porter un sac d’une bonne quinzaine de kilos, c’est beau un 80-200 mais c’est lourd... Deux cent groupes, une forte tendance électro dans le sens large et seulement une vingtaine de concerts pour ma part avec des baffes te clouant sur place : MESHUGGAH et son métal sophistiqué le jeudi, DEERHOOF et ANIMAL COLLECTIVE le vendredi, GONG le samedi... Pour les autres groupes, on a pu butiner avec moins de regrets. Au final, sur les 200 groupes programmés, j’en ai fait 20 en trois jours soit 10%.

Jeudi
Les organisateurs ont décidé de nous casser dès le départ, deux escaliers monstrueux à escalader nous attendaient... en bas, la pause s’imposait presque... D’où mon arrêt devant The ASTEROÏDES GALAXY TOUR guidé dans une pop-funk assez soft par une jolie chanteuse. Intéressant mais sans plus d’autant plus que quelques tentes plus loin les AMEN RA attaquaient. C'est plus dans mes cordes, mes oreilles avaient déjà bien vibré à Dour sous les coups de leur hardcore massue. Une différence notable cette année, le chanteur officiait dos à la foule comme un curé qui déblatère en latin mais ce ne l’a pas empêché de nous matraquer. Après une volée de coups sur le crâne, une pause légère s’imposait et la JIM JONES REVUE tombait fort à propos avec son bon rock and roll un peu cracra aux riffs acérés et voix rocailleuse qui sent bon le bar, les bières, les clopes et les filles faciles. Le hasard (mais est-ce bien le hasard ?) m’a conduit vers MESHUGGAH. Non il ne s’agit pas d’un quelconque prophète mais d’une bande de suédois qui tape dans un métal subtil, surprenant et inclassable. On parle ici ou là de trashcore, de mathcore, bref d’un truc en core. MESHUGGAH fait dans un métal trempé bien violent avec une guitare qui se prend autant pour une fraiseuse que pour un sax, On y ajoute des rythmes totalement délirants, presque chaotiques et atoniques sur lesquels virevolte une voix venue sans doute du big-bang. Impressionnant et magnétisant. Comme après toute défonce, il fallait quelque chose pour faciliter la descente. ISIS tombait fort à propos avec son métal quelque peu original, un peu pompeux et bien puissant. Cela a du plaire aux dieux qui en lançant les premières gouttes de pluie, ont incité les festivaliers à se réfugier sous la tente où la déesse-mère protectrice hurlait ses incantations soniques. Une fois la magie opérée, ISIS repartit dans les limbes et le ciel toujours menaçant me conseilla de regagner ma tente.

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The ASTEROÏDE GALAXY TOUR
The ASTEROÏDE GALAXY TOUR The ASTEROÏDE GALAXY TOUR The ASTEROÏDE GALAXY TOUR The ASTEROÏDE GALAXY TOUR


AMEN RA
AMEN RA AMEN RA AMEN RA AMEN RA

The JIM JONES REVUE
The JIM JONES REVUE The JIM JONES REVUE The JIM JONES REVUE The JIM JONES REVUE

MESHUGGAH
MESHUGGAH MESHUGGAH MESHUGGAH MESHUGGAH

ISIS
ISIS ISIS ISIS ISIS

Vendredi
Après l’épreuve des escaliers, je tombe sur WHAT’s UP... pas de souvenir ! Pareil pour KARKWA et STARVING... Quoique pour ce dernier, une pin-up était au chant. Mais si j’en ai des images, c’est que cela restait abordable, si je n’en ai pas de souvenir, c’est que je n’ai pas eu la révélation. Idem pour WALLS of JERICHO, déjà vu et toujours aussi bourrin, mais je suis sûr que cette version moderne du rempart de la ville biblique aurait tenu bon face à l’arche et que ce sont les assaillants qui auraient pris une branlée. Difficile de résister aux fuck lancés par la chanteuse et encore moins au déluge sonore, à se demander si WALLS of JERICHO ne tente pas de moderniser la bible. Comme la veille, après cette punition divine, un peu de douceur s’imposait. MARNIE STERN s’imposa comme une révélation. Elle est bien plus jolie avec sa guitare que Bernadette Soubirou avec son crucifix et ses doigts se jouent du manche comme ceux d'une masseuse... Et comme un miracle n’arrive jamais seul, elle est superbement accompagnée par une bassiste, type femme fatale et par un batteur barbu caché derrière ses fûts. On nous l’a présentée comme une guitariste hors-pair, on aurait pu aller plus loin, elle est virtuose sans portant s’étaler comme un balourd de métalleux dans des solos aussi infinis que chiants. Du grand art, de la classe et un rock and roll qui se laisse autant dévorer des yeux que des oreilles. Il fallait bien un peu de brutal pour s’en remettre, SEPULTURA tombait à point. Les brésiliens sont toujours aussi sauvages, le chanteur a l’air de sortir directement de la forêt en hurlant sa rage... un monstre. Et Roots en rappel mis tout le monde d’accord, certains trouvaient qu’ils étaient un peu mou des genoux... des mauvaises langues sans doute qui n'attendaient que la résurrection d’un braqueur de banque qui à l’époque, avait raté sa sortie, dénoncé par une tenancière de bordel, un certaun Dillinger. Mais entre temps, DEERHOOF entreprit de nous bluffer avec leur pop déstructurée, une noisy-pop d'après les critiques d'art, un putain de groupe d'après moi. Enfin un peu de neuf ! The DILLINGER ESCAPE PLAN est la solution imparable. Les lascars ne braquent pas une banque mais carrément Fort Knox et avec succès en plus. A noter que les gratteux sont sans doute le fruit d’un acte contre nature entre un humain et un kangourou... Un bref passage sur les ... AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD, un nom à rallonge aussi compliqué à prononcer que leur zique trop riche pour moi avant d’enchaîner sur un rescapé de la New Wave, The KILLING JOKE qui ne s’est pas encore aperçu que les années 80 sont belles et bien terminées. Et rien de tel pour quitter les eighties que de monter dans le vaisseau piloté par ANIMAL COLLECTIVE. Ils nous ont téléporté au beau milieu d’un cyclone cosmique, nous baladant entre l’œil et les tourbillons soniques. Rompant avec leur musique très-trop expérimentale des premiers albums, leur virage electro pink floydien aussi planant que pulsé (une sorte d’ambient dopé à la volka-red bull) laissa un Club-Circuit Marquee plein à craquer sur les genoux alors qu’à une centaine de mètres VIVE la FÊTE ne trouvait rien de mieux que d’achever leur show sur le Pop Corn d’ANARCHIC SYSTEM. Et c’est sur le tititi tatatata tititi tatatata que j’entreprenais pour la troisième fois l’escalade des escaliers.

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WHAT's UP
WHAT's UP WHAT's UP WHAT's UP WHAT's UP


KARKWA
KARKWA KARKWA KARKWA KARKWA

STARVING
STARVING STARVING STARVING STARVING

WALLS of JERICHO
WALLS of JERICHO WALLS of JERICHO WALLS of JERICHO WALLS of JERICHO

MARNIE STERN
MARNIE STERN MARNIE STERN MARNIE STERN MARNIE STERN

SEPULTURA
SEPULTURA SEPULTURA SEPULTURA SEPULTURA

DEERHOOF
DEERHOOF DEERHOOF DEERHOOF DEERHOOF

The DILLINGER SCAPE PLAN
The DILLINGER ESCAPE PLAN The DILLINGER ESCAPE PLAN The DILLINGER ESCAPE PLAN The DILLINGER ESCAPE PLAN

AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD
AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD AND YOU WILL KWON US BY THE TRAIL of DEAD

The KILLING JOKE
The KILLING JOKE The KILLING JOKE The KILLING JOKE The KILLING JOKE

ANIMAL COLLECTIVE
ANIMAL COLLECTIVE ANIMAL COLLECTIVE ANIMAL COLLECTIVE ANIMAL COLLECTIVE

Samedi
Je sens dans les pattes le poids des jours. C’est d’autant plus dour que je me suis enfilé une platée de frites le midi à devoir faire la sieste mais... après les escaliers tueurs, je tombe sur les COMEBACK KIDS qui ne sont pas en pleine digestion vu l’énergie HxC old school qu’ils gerbent. Pas vraiment original mais bien ficelé et visiblement, les vibrations accélèrent la digestion... Que j'ai continuée à la Last Arena en me tassant dans la fosse à photographes attirés par le come back d’I AM. La foule a aussi répondu à l’appel. Impressionnant ces fils de Rainu. Je passe 2 morceaux en équilibre précaire, appuie mécaniquement sur mon déclencheur en tentant de viser entre les tignasses des autres photographes et je me casse content d’avoir deux-trois bonnes images au moins... Autant voir nos marseillais de loin en attendant GONG... Le line-up de ces aliens de la musique mélange anciens, revenants et nouveaux. Dans les anciens, Daevid Allen, Gilly Smith, dans les revenants, Steve Hillage et Miquette Giraudy, pour les nouveaux, je ne sais pas. La vidéo démarre... « Bonsoir » lit-on pendant que le groupe se met en place. Le voyage intersidéral avait commencé. Et ce ne fut qu’une dance infinie avec les comètes, les nébuleuses et les galaxies, une explosion de notes et de lumières qui emmena autant des jeunes nés au moins 20 ans après la formation du groupe que des anciens retrouvant leur 20 ans. L’ovation qui explosa la Magic Tent en a étonné plus d’un à l’extérieur. Ce fut sans doute l’un des moments les plus forts de ces trois jours. Il a fallu du courage pour s’arracher et pourtant sur scène, c'était fini, les technicos rangeaient le matos. Déambulations hagardes diverses, difficile de sortir de sa torpeur... La bombe KAP BAMBINO allait me réveiller. Elle a la pêche la bordelaise... KAP BAMBINO colle assez mal avec la ville de Juppé et c’est très bien. La fin fut plus triste, les PET SHOP BOYS ont eut raison de ma vitalité. La soupe des boîtes de nuit des années 80 n’est malheureusement pas encore rangée dans les oubliettes de l’Histoire. Chant mielleux sans doute en play-back, gélatine musicale et nécessité pour les deux vieux figurants parfois accompagnés de clodettes, de balancer des vidéos aussi colorées que sans intérêt pour exister. Bref, un come back pathétique qui sonna le glas de ma soirée, j’avais les jambes cassées et l’esprit gongisé. Et pourtant GOJIRA s’annonçait, la pluie aussi ; c’était à l’autre bout du festival, mes batteries étaient vides, mes jambes avaient gonflé, deux escaliers m’attendaient. J’optais pour la dernière ascension.

Dimanche
Grasse mat !

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COMEBACK KIDS
COMEBACK KIDS COMEBACK KIDS COMEBACK KIDS COMEBACK KIDS

I AM
I AM I AM I AM I AM

GONG
GONG GONG GONG GONG

KAP BAMBINO
KAP BAMBINO KAP BAMBINO KAP BAMBINO KAP BAMBINO

PET SHOP BOYS
PET SHOP BOYS PET SHOP BOYS PET SHOP BOYS PET SHOP BOYS

Festival de Dour
Festival de Dour Festival de Dour Festival de Dour Festival de Dour




Frédéric Loridant / Photorock.com 2009