PHILEMON

DUDIN


le Biplan,

Lille, le 19 novembre 2004


Il est 22h30, le Biplan est bien rempli et au fond, on crie déjà. Pause au bar en attendant que les concerts commencent et c'est PHILEMON qui attaque seul sans que l'on s'en aperçoive vraiment. Il lui faudra un morceau au moins pour s'imposer à un public très bavard. Sans doute était-il venu pour DUDIN, ces rock and rolleux dont les riffs plaisent à tous de 7 à 77ans. Mais la musique prenant ses droits, on put l'entendre le PHILEMON. DUDIN, c'était après.

PHILEMON de Lyon ! Ce n'est pas le Philémon des lettres de l'Atlantique et ses mondes sont sans doute moins fantastiques que ceux inventés par Fred. Notre PHILEMON de Lyon ne fait pas dans la BD mais la musique. Seul au départ, il est rapidement rejoint par un batteur qui donne plus de volume à ses chansons. On y retrouve du CHEDID et ce n'est pas pour déplaire. Mais je n'étais pas descendu dans la cave pour y entendre de la chanson française, il me fallait du rock and roll et DUDIN pouvait prétendre à électriser les murs de briques.

Cliquer sur l'image - click on the pic




DUDIN, ce sont ces trois lascars dont deux sur ressorts qui s'expriment à travers des riffs bien sentis, une batterie qui fait aussi le travail de la basse et un chanteur qui n'arrête pas de bouger. Même si on devine parfois des influences marquées venus des anciens (STONES, NIRVANA...), DUDIN sans faire dans l'original pur et dur, répand largement son énergie et sa bonne parole à qui veut l'entendre. Et ce soir, il y avait un parterre sautillant pour venir jouer avec le chanteur qui prenait souvent le risque de s'éclater littéralement la tronche contre les voûtes en berceau. Elles présentent l'inconvénient d'avoir des points bas et des points hauts, le tout était de bien viser ! Musicalement, les DUDIN poursuivent la voie tracée avec leur premier album, à savoir un rock and roll, bien balancé, ni mielleux, ni popisant et ni punk. Et ça marche d'autant plus qu'il y en a pour les yeux aussi, Franck le chanteur-sauteur venant titiller les fatigués jusqu'au milieu de la salle qui d'ailleurs avait revêtu son déguisement "chanson soft, ambiance feutrée" avec tables et chaises envahissant l'espace. Oubli sans doute car ce type d'aménagement est franchement incompatible avec l'énergie dégagée par DUDIN. En plus des titres phares connus de tous ou presque, quelques antipasti furent servis pour nous faire patienter jusqu'en 2005, date de la sortie de leur deuxième album. S'ils sonnent sur la galette comme au Biplan, on pourra s'attendre à du nerveux !
















novembre 2004

Frédéric Loridant©2004