ETHNOPAIRE

Lille, le Triporteur, le 27 mai 2005



31° à Lille ce 27 mai !!! Quel pays ! Les keupons avaient remisé leur cuir dans l'armoire, les punkettes avaient sorti leur robe. La chaleur a parfois du bon. Et une bonne part d'entres eux s'étaient donnés rendez vous au Triporteur à Lille, en terrasse sous les chênes ou au bar, près des pompes. La salle est vide de table ; des chaises font tapisserie sous le regards des freaks qui animent la fresque courant sur les murs. Et au centre, des claviers, des amplis et trois musiciens sortis de je ne sais quel garage. La guitariste arbore franchement un look punk rock, le bassiste fait dans le guerrier survivant et le clavier, est un space rocker, cette branche du Rock enfantée par HAWKWIND. Un drôle de mélange pour un drôle de nom : ETHNOPAIRE ! ETHNOPAIRE était de retour. Et pour compléter le tableau, Schnaps à la caisse harponnait tous ceux qui voulaient passer et les délestait au passage de la très modique somme de 3¤.

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Ce n'est pas la première apparition de ces mutants musicaux à Lille. Je les avaient croisés il y a quelques temps dans la cave de la Rumeur et ... séduit j'avais été (comme Anakin devant Dark Sidius). Je ne pouvais donc pas manquer ce retour. Comme dans un film d'Ed Wood, les accessoires sont réduits au minimum, d'autant plus que le set d'ETHNOPAIRE s'accompagne de projections mélangeant film et prises directes demandant un clair obscur dans lequel les ziquos se fondaient... Les machines se lancent, la boîte à rythmes donne le ton et joue avec la basse, la guitare s'emballe et des claviers sortent des sons venus d'une autre galaxie. ETHNOPAIRE, ce couple à 3 + une qui s'occupe des projections, fait dans dans un(e) electro punk space rock métal soit de l'EPRSM (à ne pas confondre avec l'Environemental Protection Sustainable Ressource Management vue sur le web). En clair et en très succinct, ETHNOPAIRE fait un habile mélange détonnant de BxN, de métal tendance SABBATH et de space rock à la HAWKWIND, le tout en instrumental avec des saveurs du folklore mondial. Mais finalement la voix ne s'avère pas indispensable, le bassiste et le clavier parlant avec leur corps et diffusant d'ailleurs aisément leur message dans le public secoué par des spasmes rapides non contrôlés. Projections, lumières diffuses, danses frénétiques, rythmes hypnotiques lacérés par la guitare transformaient la scène en une sorte peinture mouvante quasi expressionniste où les oreilles voyaient avec les yeux et vice versa. Seul bémol (et encore), la visite surprise de deux paniers à salades venus sans doute voir ce qu'était ce son céleste venu d'ailleurs. Mais pas de souci, sitôt disparus à l'horizon mangé par le bitume, ETHNOPAIRE reprit de plus bel relancant les moteurs à db de leur spaceship rockers, pour nous emmener dans un final déjanté qui laissa des traces dans les nébuleuses de nos esprits. On aurait été tenté de croire qu'ils s'agisait d'aliens, mais regardez bien les images, pas de petit doigts raide et pas de David Vincent au Triporteur, sans doute se tripotait-il aileurs.

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Frédéric Loridant mai 2005