retour à Photorock
Retour / Back


DIG BASTARD - FLEAS and LICE

666 Wild Club,
Lomme, le 18 octobre 2006

Ambiance aquarium dans un frigo surchauffé ! Cela peut paraître surprenant mais au 666 Wild Club, tout est possible. La soirée commence plutôt dans l'inquiétude. Il est 20h00 à peine passé et le groupe phare n'était toujours pas arrivé ! Les DIG BASTARD, le punk riot girl de Lille était là, entières et pas trop perturbées, la seule question qu'elles se posaient, étant "allaient t-elles jouer ?" Le temps passait, les gens arrivaient, la bière coulait (de la freedom pils - ça ne s'invente pas !), le ketchup aussi en prévision peut-être d'un 666halloweenWild Club sanglant et le Groupe n'arrivait toujours pas. Vingt-deux heures, un crêté se pointe. C'est Pierre le marseillais qui venait chercher de l'aide pour vider le camion. Ça y est les FLEAS and LICE tant attendus étaient enfin là.

Et surtout les DIG BASTARD purent commencer leur court sabbat constitué de cinq/six chants incantatoires passés à la moulinette par des créatures plus succubes que jamais. Morceaux bien agressifs et bien rôdés, ambiance lumineuse verdâtre et ketchup barbouillant nez, lèvres et gorges nous plongeaient direct dans un horror movie série B, ces films qui font le délice des amateurs éclairés. Et des érudits, il y en avait plein la salle dont un avec une barbichette qui observait tout le monde de son perchoir. Face aux démons qui suivaient, on peut affirmer qu'elles ont bien tenu leur rôle, leurs prières ont bien été entendues, à peine le dernier BASTARD jeté dans la fosse, les puces et les poux commencèrent à s'activer frénétiquement.

Cliquer sur l'image - click on the pic

DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD DIG BASTARD

La température du frigo avait monté de plusieurs crans, la machinerie a du tomber en panne et c'est bien dommage car l'enfer se profilait dans l'ambiance verdâtre avec les FLEAS and LICE. Ces bébêtes détestables (au même titre que les cafards et les morpions) n'ont pas eu de peine à déchaîner un public majoritairement acquis à la cause des bestioles bataves et pour les néophytes disons que les FLEAS and LICE font dans un punk assez violent et agressif pour annihiler toute réflexion déclenchant par la même occasion des mouvements saccadés incontrôlés. Les FLEAS and LICE traînent du côté de Groningen et réunit des bataves, des écossais et un marseillais avec comme trait d'union le pastis bien apprécié par la chanteuse. Cette blonde impressionnante, du type plus batave que cela tu meurs, ne s'est pas gênée pour se rassasier le gosier vantant au passage les vertus du petit jaune. Comme on pouvait s'y attendre, les FLEAS and LICE ne font pas dans la tulipe mais dans du crust pure sève à en faire faner les dites tulipes. Les deux chanteurs semblaient combattre en permanence haranguant le public, on était face à une véritable formation militante (d'un woke this morning à l'industrial brutality en passant par fuck Chirac) se lançant dans une guérilla sonique sans limite. Pas de quartier ! Bref il faut savoir encaisser cette énergie brute, jouer au voltigeur de pointe entre leurs skuds, résister à cette invasion venue de l'est. C'est douloureux, c'est bon, leur crust est pire que l'effet crunch ! Des lances ont transpercé mes oreilles, je me liquéfiais littéralement, j'ai bouffé la sueur de mes voisins ... Les FLEAS and LICE ont eu raison de ma résistance, Il était temps de baisser les armes. Ouf, un live for pleasure a annoncé la fin des hostilités. la vie peut recommencer.

Cliquer sur l'image - click on the pic

FLEAS and LICE FLEAS and LICE FLEAS and LICE FLEAS and LICE FLEAS and LICE

Frédéric Loridant / Photorock - octobre 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

site NON optimisé pour IE, changez de navigateur !
Préférez un navigateur libre comme Firefox / Mozilla - Opera - Camino (for Mac) ou un autre (Galeon, Epiphany, Amaya, Dillo...)

Be free with Linux

Valid HTML 4.01 Transitional