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DIRTY NAIL - BOONARAAAS
GEE STRINGS


Arras,
Spirit of 66, Verviers, le 17 février 2007


Le Spirit of 66 ce samedi soir à 20h15 était bien vide. Logique, les concerts étaient prévus pour 21h00. Mais à 21h00 toujours aussi peu de monde ! Pourtant l'affiche était belle, les DIRTY NAILS, les BOONARAAAS et les GEE STRINGS. Du belge et du teuton avec une majorité de filles ou presque. Et bien ce n'est pas suffisant pour faire bouger le cul des gens. Maintenant, il ne faut que des stars, des trucs qui passent à la radio et encore. Si c'est bobo, c'est mieux ! Mais ce soir, le bobo avec les GEE STRINGS, ce n'est pas ça. Avec les autres, je n'en savais rien, c'était la première fois que j'entendais parler d'eux. Mais bon vu la foule, je doute qu'ils aient 5 étoiles à Télérama.

Et pour les entendre, on les a entendu. Ce sont les DIRTY NAILS qui ouvrent le bal. De l'electro-indus qu'ils disent. Fort heureusement, j'avais abreuvé mes co-voituriers sur le route avec du CHROME... quelque part, ils étaient préparés... Je suis d'accord avec l'indus, l'électro se résumait aux clavier et à l'absence de batterie. Je pencherais à en tomber dedans pour du trash indus et juré je n'ai bu aucune goutte d'alcool, seulement du Red Bull pour préparer la route du retour. La voix est trash et le jeu du premier gratteux collait bien avec son look BIOHAZARD (sauf pour la masse volumique) et donnaient franchement le ton, les deux autres assurant la mise forme tout en rendant plus humain les grognements de leurs congénères. Comme mise en bouche, il y a pire bien que DIRTY NAILS mériterait de louvoyer un peu sur la ligne un peu trop droite qu'ils tracent.

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DIRTY NAILS DIRTY NAILS DIRTY NAILS DIRTY NAILS DIRTY NAILS



La suite fut 100% féminine avec les BOONARAAAS qui ce soir étaient 4 au lieu de 5 comme sur le vinyl qui traîne maintenant sur ma platine. Un point entres elles, des rayures de marins ou de forçats c'est comme vous préférez. Les BOONARAAAS ne sont absolument pas des riot girl mais plutôt de sweet RAMONES girls et rejoignent sans problèmes ce bubblegum rock que les cuirtés new yorkais ont su parfois faire. En résumé sans caricaturer, les BOONARAAAS font dans un RAMONES un peu acidulé voire rose et c'est bien agréable que de voir ces 4 dusseldorfiennes s'agiter sur des mélodies qui nous plongent direct à la fin du XXième s. dans les caves de la grosse pomme, pas les grises et vermoulues, les roses et sucrées.

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BOONARAAAS BOONARAAAS BOONARAAAS BOONARAAAS BOONARAAAS

De 4 filles, on passe à une. Voir les GEE STRINGS sous des lights plus que décents était une expérience à ne pas rater et sur ce plan là, on a été servi, leur set n'en sort que grandi ! Pour l'ambiance par contre ce n'était pas vraiment ça. La chaleur des concerts de l'Urban ou du Rêve d'Herbert manquait singulièrement faute au public plus que clairsemé. Fort dommage car vu comment ils ont joué, cette soirée aurait pu être mémorable. Cette absence d'intérêt risque fort de faire avorter dans l'oeuf l'ouverture du Spirit vers le punk. C'est vrai qu'il est plus simple de faire du consensuel pour éviter le bouillon ! Arrêtons de se lamenter, on y était et ce fut encore un grand moment avec un set construit surtout sur le deuxième album avec quelques titres seulement du nouveau mais un set bien rodé et sans temps mort. A tel point que le concert m'a paru infiniment court. Vue de l'esprit ! Mais les GEE STRINGS, on en reprendrait bien encore, le temps d'une pinte ou deux, voire plus.

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GEE STRINGS GEE STRINGS GEE STRINGS GEE STRINGS GEE STRINGS




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007