GERALD

La Rumeur,

Lille, le 29 octobre 2004


GERALD m'a tuer ! Ou plutôt il a tué mon premier prix de portable. Après avoir transvasé la face de GERALD des compacts flash au dit portable, l'éblouissement fut tel que la carte mère a flashé !!! Saleté d'électronique mais sacré GERALD qui a réussi à attirer au fond de la cave de la Rumeur suffisamment de monde dont pas mal de filles, centre de ses préoccupations artistiques, pour y présenter ses idées sur le comment aborder les personnes venant de Vénus, une éternelle question.

Chaises et tables, ambiance feutrée rouge, écran de projection, projo en super 8 de papa et dans un coin, GERALD s'affairant autour de ses instruments électroniques de pointe. Seule, une gratte branchée sur un petit ampli, semblait un peu perdue. Le décor planté, GERALD peut attaquer, chanter les femmes et les moyens de les approcher sans les faire fuir et tout cela grâce à sa boîte à musique universelle, la Yamaha QY70.



Cette merveille lui permet (selon lui) d'avoir plus d'une centaine demos, des musiques parfaites pour y apposer ses tranches de vie, ses espoirs et désespoirs avec les femmes bien entendu. Et pourquoi se casser le cul à composer quand les meilleurs morceaux existent déjà ? Autant se pencher sur les textes. De ceux-ci ressort un côté Jean Claude Tergal, mais un Jean Claude Tergal de luxe, ne tombant pas dans le pathétique pitoyable. Non GERALD ne résume pas à l'anti-héros de Tronchet et bien que leur quête soit la même, GERALD innove, pense, ruse même et marque des points par rapport aux piètres tentatives de Tergal notamment en trompant l'ennemi en mettant en scène des hommes. Outre les témoignages filmés d'une vie sociale bien remplie et joyeuse (quoique fais quand même gaffe, je ne pense pas qu'une femme soit forcément attirée par un Trash et Tradition flirtant avec une lunette de chiot ou les tête des patibulaires en promenade), les stratagèmes de GERALD sont parfois démoniaques.










Car non content de happer une jeune fille sans peur et sans reproche de la foule pour un slow d'approche (encore une fois fais gaffe, pas de clope pendant la danse langoureuse, ça fait mauvais genre), il se transforme en magicien et la pauvre l'a cru ! Et malin, il en profita pour lui voler un baiser sous le couvert de sa future expo photo ! Là on frôle le vrai Jean-Claude et pour la photo, le résultat ne fut pas à la hauteur de ses espérances... Mais je suis sympa, je te file la mienne ! Mais, GERALD n'était pas seul et 3 jeunes filles, les bunnies en personne mais venues incognito, ont tenté 5 fois de suite de le rassurer et de le conseiller avec un vrai hit sorti de sa machine à tube plein de bonnes idées pour attirer les filles. Je n'ai pas encore testé mais je ne suis pas GERALD ! Et là, entouré comme il le fut, non seulement il rendit jaloux tous les mâles présents (quelle classe ce mec) mais aussi les filles (quelles ..... ces bunnies). Il nous donna une grande leçon. A défaut d'une philosophie dans le boudoir, on a eu droit à une leçon de vie et de choses dans une cave...










Ami lecteur, ami internaute, rassures toi ! GERALD reste GERALD et il ne rime pas avec Tergal. C'est pour du faux ! Comme au cirque, comme au théâtre, comme en concert, GERALD joue un Jean-Claude de luxe, un Tergal facétieux et pas ringard et si ça devait arriver, les bunnies même sans oreille ni queue de lapine seront toujours là pour lui donner un coup de main et des conseils sur cette vaste jungle inexplorée qu'est la femme. Mais je ne suis pas certain que donner du feu à une fille soit un bon moyen de l'allumer bien que ça les faisait beaucoup rire... Mais qui sait ? J'ai un briquet...



novembre 2004

Frédéric Loridant ©2004