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PSYKUP - GOGIRA

Tourcoing, le Grand Mix
le 8 octobre 2005




Le temps d'un soir, le Grand Mix s'est transformé en astroport capable d'accueillir le starship GOJIRA, l'escorteur PSYKUP et les quelques 650 pèlerins qui attendaient impatiemment leur transfert from Mars to Sirius. Le voyage ne pouvait que s'annoncer rapide et puissant, les deux groupes ne faisant pas dans la nébuleuse sauf peut-être pour l'environnement, mais dans la super nova en cours d'explosion. Et pour remplir le vide intersidéral, les paroles deviennent matière et plaident pour une écologie quotidienne, fait plutôt rare dans le monde du métal généralement friand de loups garous agressifs et autres monstres venus d'univers parallèles. C'est donc à un voyage entre le monde guerrier et masculin de Mars et Sirius C, une étoile très lumineuse, symbole de paix, de savoir et de richesse spirituelle, que GOJIRA proposait.

Mais avant de vivre le choc des mondes, quoi de mieux pour introduire leur voyage musical que PSYKUP. Cet OVNI n'hésite pas à mélanger "sérieusement" les genres. Commençant avec Simon et Garfunkel, PSYKUP flirta entre autres avec des tempos disco noyés dans un métal en fusion souvent destructuré et déstabilisant. Cette curieuse et intéressante approche du genre déclencha une tempête dans le public et le chant des baleines qui emplit soudain l'astroport ne ramena pas le calme. Au contraire, ils annonçaient le début du grand saut.




Les premières foulées arrachèrent le Grand Mix à l'attraction de la planète rouge pour gagner presque instantanément les turbulences du cosmos. La distance qui nous séparait de Sirius parut incroyablement courte. A peine le concert commencé, il semblait déjà fini. GOJIRA déchaîna pourtant le public pendant une bonne heure et demi sans relâche. Le moteur principal, le batteur qui dominait tout son monde, prenait ses tours sans faillir et laissait aux autres de multiples possibilités pour explorer les recoins les plus profonds de leur grattes faisant hurler au passage les astéroïdes et autres météores. La machine GOJIRA tournait à plein régime, les pèlerins tentaient sans résultat de rejoindre le poste de pilotage, un Schnapps veillait aux débordements. Piochant dans leurs 3 albums, le public déchaîné a pu vivre pleinement les évolutions musicales du groupe entre le premier opus où le starship décollait et le dernier qui voit filer GOJIRA à la vitesse de la lumière. Sirius C était en vue. L'atterrissage s'est fait le temps d'un rappel. Puis les lumières tombèrent, les amplis se turent. Dur retour sur la planète Terre pour nos centaines de voyageurs.

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Octobre 2005

Frédéric Loridant / Photorock © 2005

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