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INCREDIBLE DEFENESTRORS ** G-STRING

WAYFARER ** SEVEN ** SINE QUA NON


Lille, 2 et 3 septembre 2005


La braderie c'est demain mais les rues sont déjà pleines ! Le million de personnes bien tassées attirées par la compression, les odeurs et éventuellement quelques bonnes affaires semble déjà avoir envahi une partie des rues de Lille surveillées par des meutes de bipèdes à képis ou en civil. Des stars étaient aussi présentes dès vendredi : Pradel d'RTL* trône déjà en photo sourire TF1, mais surtout d'autres bien plus intéressantes et dont Photorock à l'exclu : les INCREDIBLE DEFENESTRORS et les G-STRING. Tout deux de Panam et venus en camion fidèles à Highway to Hell, pas en TGV comme les stars d'RTL. La nuit s'annonçait chaude... Et le lendemain alors que les gens se compressaient à en avoir des vertiges, la Rumeur s'offrait à qui voulait et ce sont les dunkerquois de SEVEN et de SINE QUA NON qui venus avec les moules/frites et de la bière, ont occupé la scène. Sans oublier les WAYFARER, des early seventies pas si hasbeen que cela qui squattaient un garage cherchant sans doute leurs origines...

* En fait, c'était Jean-Pierre Foucaut, mais Pradel rime mieux avec RTL et c'est du pareil au même".

Malgré le people qui avait envahi la ville dès le vendredi, la Rumeur n'affichait pas complet. Il faut dire qu'au même moment, à quelques patés de maisons, deux autres groupes punk avaient investi le Yéti partageant donc le public potentiel en 2. Mais peu à peu, la cave mise aux normes pandores-mairie 105db, s'emplissait tout comme le bar au dessus qui en avait scotché certains comme du papier tue mouche. Ce sont les INCREDIBLE DEFENESTRORS qui attaquent. Le trio réunit une gratte, une basse et des tambours le tout géré par 2 mecs et Miss Cox qui assure sans peine au milieu de ses mâles. Ces panamiens portent bien leur nom car sûr qu'une bonne partie des gens gentils, normaux ou MIKE BRANT ont du se jeter par la fenêtre en les entendant et c'est sans doute pour cela qu'on les fait jouer à la cave. Pour les autres, les méchants qui se servent de leurs dents pour bouffer la vie à pleine bouchée et non pour imiter le sourire Email Diamant d'un Jean-Pierre Foucaut, c'est l'enchantement. INCREDIBLE DEFENESTRORS balaie largement entre les DIGGER and the PUSSYCAT (rock and roll duo déganté) au punk root. Le côté DIGGER pour cette putain de batterie qui vous fracasse les oreilles, le côté p-root pour les titres basiques et efficaces qui sont tout ce que l'on souhaite être sauf à devenir un hit RTL, trop de danger de défenestrations aux heures de grande écoute...

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Encore moins de possibilités de créneau radio pour les G-STRING, une bande d'iconoclastes irrespectueux qui maltraitent entre autres les croches et les doubles croches et surtout une contrebasse. J'ai bien vu la légère contrebassiste de BIG JOHN BATES grimper toute en grâce sur son instrument mais chez les G-STRING, l'affreux la chevauche carrément comme un mâle en rut après une longue période d'abstinence. Carré blanc carrément décadent. Les G-STRING ne s'arrêtent pas là, ils corrompent la belle éducation hard rockienne sans doute donnée par leurs parents pour la noyer dans une mélange hardcore punk d'où n'émergent plus que des solos et quelques rythmes heavy sabbathiens. Bref, un mélange explosif suffisamment hardcore pour faire gueuler les vieux mais pas trop pour ne pas attirer les boeufs violents, bien keupon pour l'Amour l'Art et assez hard pour flatter les oreilles des anciens. Et le tout sonique était desservi par un jeu de scène à la hauteur de la musique et cela sur 3m²... Je comprends mieux maintenant pourquoi le gratteux avait une mini crête... A force de toucher le plafond, ça use. Deux cordes de gratte, un spot à terre, le vert, le seul qui contrebalancait ce p..... de rouge qui sature tout et un pétage de plomb. Un peu plus tard, le concert pris fin dans un mélange subtil de punks musiciens, les panamiens de G-STRING, des mâles d'INCREDIBLE DEFENESTRORS, et des punks pogoteurs lillois arrivés enfin en plus grand nombre après la fin des concerts du Yéti. Et encore, une partie s'était échouée au bar...

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La nuit fut sans doute courte pour beaucoup et c'est un public fort différent de la veille qui traînait sous les parasols de la Rumeur qui avaient envahi la rue. Mais auparavant, un petit détour à vélo m'a emmené dans un garage peugeot (!!!) où les voitures et motos avaient laissé place à des tables, des moules, des frites et de la bières remplissant les gosiers d'une population familiale pendant qu'un groupe, les WAYFARER, jouait dans la vitrine d'exposition... Belle caisse... La scène valait le coup d'oeil, pour de l'alternatif, c'en était et le lieu finalement se mariait assez bien avec la musique jouée par les WAYFARER. Motos, pub d'huile, frites et bières collaient bien aux pompes, à l'estomac et aux reprises de CREAM, MOUNTAIN (et oui), des incontournables ZZ TOP et autres monstres à 4 cylindres ; il ne manquait que quelques graisseux accompagnées de cavalières bardées de cuir avec le collier à l'horizontal chevauchant leur monture pour parachever mon "équipée sauvage" (à vélo !) dans le garage st Michel (st Christophe, ça aurait été plus juste...).

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Quelques tours de pédales, des chemins détournés pour éviter la populasse bruyante et me voilà de retour à La Rumeur où SEVEN vient gratter mes oreilles dès le bout de la rue. Ces 6 dunkerquois ne font pas dans la dentelle (il est vrai que Dunkerque n'est pas Calais) et leur musique colle mieux aux troquets de dockers qu'aux salles paroissiales. C'est un néo bien speedé à 2 chanteurs, un faisant dans le haut, l'autre dans le bas guttural style ork dunkerquois. La scène était visiblement trop petite et le gratteux accompagné du chanteur ork avaient investit la rue se mêlant aux amoureux se pellant et aux danseurs. Ce n'est pas trop mon truc mais SEVEN tient bien le cap et se laisse regarder et écouter sans peine.

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Le final revint à SINE QUA NON déjà croisé au CCL et à leur punk rock tendance mélodique, au chant bien présent et aux paroles bien engagées voire radicale... faut pas négocier, faut tout faire péter... ***** Boum *****

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Dommage que ces discours ne s'adressent qu'à un public de convaincus par avance. Ce qui m'empêche pas les SINE QUA NON d'avoir la foi et la rage q'ils transmettent sans peine avec une zique bien punk rock sans être agressive attribuable sans doute à l'importance du chant dans les compos qui ont l'avantage de donner du tonus au couple slurppp ! Beau final, tout le monde est content, ma braderie est finie. Dans les rues, le foule se fait toujours zipper...
Septembre 2005

Frédéric Loridant / Photorock © 2005

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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