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BURG HERZBERG Open Air

Ce texte illustre des galeries d'images prises lors de ce festival. Pour y accéder, il suffit de suivre les liens.
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Mercredi...
La nuit tombait, la pluie martelait les carrosseries et les toiles de ce qui devaient être des tentes. Les HPs de la voiture crachaient du ZAPPA et dehors, des objets roulants pas toujours bien identifiés, se plantaient de part et d'autre d'un axe boueux qui traversait la prairie.

Burg Herzberg Open Air - 60 pics, click

L'Open Air Burg Herzberg 2002 commençait bien !

Jeudi'
La pluie ne cessa pas de la nuit, elle réveilla la plupart des survivants avec son BPM proche du hardcore. Ce jeudi, jour déouverture officielle du festival, le paysage était gris et désolé ; chaque brin d'herbe était englué dans une gangue de boue et des silhouettes mouvantes tentaient tant bien que mal à s'arracher à leur étreinte. La freak city (voir la galerie - 60 photos), ses tentes, ses caravanes, ses tipis et autres protections diverses, s'implantait doucement se jouant des « presque épaves » non encore tirées du piège de boue.

Burg Herzberg Open Air - 60 pics, click


Dix-huit heures : ouverture officielle des portes. Une foule bigarrée se presse, quitte la ville de tentes plastiques pour une vaste esplanade encore verte encadrée sur trois côtés de camelots et autres marchands du temple. La scène principale surgit au loin entre le Che (!) et un message peace and love se voulant hippie.

Burg Herzberg Open Air - 60 pics, click


C'est Bob WEIR and the RATDOG qui ouvre le feu avec son blues rock californien suivi par STRAY (voir la galerie - 11 photos), un clone réussi de JOHNNY WINTER.

Stray - 11 pics, click

Un « guitar hero » accompagné d'un bassiste sautillant et d'un batteur sur vitaminé offrirent un show digne des plus grands sur une musique qui sans être originale, l'ombre de Johnny planant en permanence, est digne d'intérêt et admirablement servie par les musiciens sautillant sans scène. A se demander si le plancher n'était pas chauffé à blanc. Mais, le clou de cette première soirée boueuse mais non pluvieuse (et probablement du festival) a été sans nul doute AMON DUUL II (voir la galerie - 31 photos). Les rescapés du rock allemand ont offert un set grandiose. La cohésion était totale. On ressentait à chaque instant cette complicité bienfaitrice et génitrice de cette musique si personnelle et si actuelle.

Amon Duul II- 31 pics, click

Les yeux en prenait tout autant que les oreilles. Renata se trémoussait, dansait et passait de Lothar à Chris Karrer sans oublier John Weinzierl (guitare), Jan Kahlert (percussion) et Peter Leopold (batterie). Lothar avec ses bottes en caoutchouc paradait en lançant avec sa Fender de véritables missiles soniques vers un public interloqué. Les deux guitaristes se plaisaient à discuter entre eux à coups de solos plus fous les uns que les autres et à se faire frissonner ou vibrer sous leurs doigts magiques. Chris Karrer s'appliquait même à désaccorder sans ménagement sa gratte pour en tirer la quintessence. Le batteur et le percussionniste, quand ce dernier ne prenait pas son pied avec son tambour (logique pour un allemand) et Renata au devant de la scène, bâtissaient une architecture assez folle pour que tout ce beau monde s'y sentent à l'aise. On est loin de leur trop court set du Spirit of 66 pourtant époustouflant.


Vendredi'
Après une très courte nuit brumeuse dans un décor digne des aventures de Bilbo le hobbit où se distinguaient à peine des zombies sortis de nulle part, le soleil daigna se lever sur une freak city (voir la galerie - 60 photos) en pleine effervescence.

Burg Herzberg Open Air - 60 pics, click

Des semblants de rues s'étaient dessinés vaguement, serpentant entre les tentes les tipis et les divers assemblages pouvant faire office d'abri. Le soleil assécha lentement et en odeur la fange boueuse mêlée d'herbes piétinées. De nulle part, des échoppes surgissaient comme des champignons pendant que la forêt était vidée de son bois mort pour alimenter les premiers feux. Les coups de hache se mêlaient aux rythmes techno ou aux sons des centaines de djembés et tam-tams. Le coeur de la freak city (voir la galerie - 60 photos) battait.

Burg Herzberg Open Air - 60 pics, click


La journée fut rude. Sur la seconde scène, HIGH WHEEL (voir la galerie - 8 photos) attaqua très fort avec un prog délicieusement agressif puisant son inspiration dans l'histoire de ce genre musicale un peu à l'image des premiers SPOCK's BEARD mais dans un registre plus métal avec des senteurs de hard rock seventies à la URIAH HEEP.  Du ragga sympa suivait de près avec OVERPROOF et les ROCKERS HIFI (voir la galerie - 6 photos) et permettait d'attendre agréablement que la scène principale se vide de ses dinosaures.

High Wheel - 8 pics, click Overproof - 6 pics, click


Mais il fallut attendre le milieu de la nuit sur ces mêmes planches pour atteindre le must de cette journée avec le passage de JELLY PLANET (voir la galerie - 17 photos) accompagné de Damo SUSUKI, l'un des chanteurs de CAN. Ce fut une longue suite de délires musicaux alliant l'expérimental, le space-krautrock et rythme hypnotiques. Mini moog, guitare, section rythmique saccadée, chanteur déjanté triomphant du déluge de notes et light show psychédélique torturé, ont fait de ce concert un autre grand moment du Burg Herzberg.

Jelly Planet et Damo Susuki - 17 pics, click

Rescapé de l'aventure CAN et des témoins de jehovah (à moins qu'ils m'autorisent depuis peu le rock débridé !), Damo SUSUKI ne tient pas en place, aspire le micro, fait corps avec lui sous les hallucinations visuelles venant du néant  surgissant sur scène. Tantôt reposantes, tantôt space ou parfois inquisitrices et voyeuses, elles s'emparaient sans difficulté des lambeaux de raison non encore atteints par la vague sonique.

Dommage que JELLY PLANET n'ait pas pu s'emparer de la grande scène, c'était bien supérieur aux PETARDS (mouillés), groupe local (?), qui se limite aux standards du blues rock avec des reprises. Le seul souvenir de leur passage reste une interruption qui permis d'écouter du FLOYD craché par la sono principale. Auparavant, sur la main stage, se sont succédés MORPHEUS, sans grand intérêt, JERONIMO (voir la galerie - 3 pics ) qui fait dans les classiques du rock sans innover beaucoup avec un guitariste qui, en plus, avait plus l'air de travailler que de prendre plaisir.

Jeronimo - 3 pics, click


Après l'heureux intermède JELLY PLANET, BIRTH CONTROL (voir la galerie - 6 photos) dont il ne reste que le batteur (Bern "Nossi" Noske) avec des biceps bien entretenus pris le contrôle de la scène principale. Avec ce groupe, on fait dans le nostalgique pour une grosse partie des allemands quadra ou plus présents et dans le documentaire pour les plus jeunes ou les curieux.

Birth Control - 6 pics, click


Au même instant, mon intérêt se porta sur NOETICS (voir la galerie - 12 photos) qui s'installait sur la petite scène. Certes, ce groupe fait dans du OZRICS TENTACLES, mais sur des rythmes parfois techno et même jazzy. Et à défaut de flûte, c'est un violon qui s'invite. Ajoutez à cela un clavier dont le jeu et l'accoutrement rappelle celui de GONG et un batteur infatigable'.  Nul besoin de décrire l'ambiance surtout que deux jolies cracheuses de feu s'invitèrent pour animer un light show assez neutre.

Noetics - 12 pics, click


La nuit se termina en grande pompe sur la grande scène noyée dans les volutes de fumées colorées avec MILA MAR (voir la galerie - 8 photos), sorte de beauté mystérieuse sortie tout droit des brumes du Rhin. Sa voix langoureuse, les percussions et les nappes de claviers, enflamma un public visiblement fan et décérébré, baignant dans une béatitude new age.

Mila Mar - 8 pics, click


Parallèlement, la chanteuse d'ÖSI FOUR LANE s'égosillait sur du rock tendance dure mais avec un guitariste raide comme un piquet. Il faisait presque offense à leur musique située aux antipodes du new age dantesque ou wagnérien de MILA MAR.



Samedi
La tendance blues rock ressentie la veille s'accentua encore (tant mieux pour les amateurs du genre). Sur la scène principale, ce ne sont que des groupes de ce style qui se succèdent. Deux exceptions viennent troubler ce bel ordonnancement : ANYONES DAUGHTER et MOUNTAIN. Les premiers font dans un néo prog classique avec un excellent chanteur black ce qui est assez rare dans ce petit monde.

Anyones Daughter- 1 pic

Les seconds sont des survivants des années Regan et donnent dans du hard rock lourd à souhait, plaisant à écouter et à regarder. Le batteur, un des rescapés (l'autre étant le guitariste) devait être sponsorisé par une marque de baguettes vu le nombre qu'il a cassé ou envoyé dans le foule. Le bassiste avait l'air de bien s'amuser et s'éclatait comme un guitariste de heavy. L'inattendu se produisait au même moment sur la seconde scène avec TRIGON (voir la galerie - 9 photos), groupe allemand faisant dans un space rock à la TRIBE of CRO ou F/I avec un guitariste dopé et une section rythmique époustouflante.

Trigon - 9 pics, click

Chaque morceau n'est que prétexte à des envolées cosmiques de guitares plus déjantées les unes que les autres, surfant les comètes tordues envoyées par un excellent batteur et un bassiste effacé sur scène mais plein d'idées. Divine surprise, TRIGON sauva la journée car le final sur la grande scène, LSD (pour Late September Day), rappela que dans le rock, il y a du bon et du mauvais et musicalement parlant, ils appartiennent à la seconde catégorie avec leurs ballades pop parfois italianisantes aux accents de rock seventies has been. Un regret, assommé, je n'ai pas vu les TROTTEL MONODREAM, des hongrois qui semblaient promettre.



Dimanche, mon dernier jour
En ce jour du seigneur, le festival se réduisit à une 'grand messe' blues rock avec des pointures comme Calvin RUSSEL ou Mick TAYLOR. La seconde scène n'est plus qu'un souvenir, les groupes qui la foulaient pour le grand plaisir de certain, se réduisent désormais à quelques images et à des sons gravés dans la mémoire. ORANGE clôt la journée. Ce sont des percussions dignes d'une musique de supermarché. L'easy listenning règne en maître. Le rideau tombe.

Peu à peu, la freak city (voir la galerie - 60 photos) se dépeupla. Des ombres arpentaient l'immense terrain, ramassant ici ou là des bières oubliées, un bout de shit, des chaises, des tables, de quoi passer une semaine en camping sans problème. D'ici peu, l'herbe aura effacé les traces de cette ville champignon. Seules les bestioles, sans doute traumatisées par cette déferlante humaine et sonique, s'en rappelleront. Il est temps de rentrer. A l'année prochaine.

Frédéric Loridant
le 6 août 2002



Burg Herzberg Open Air - 60 pics, click

© Frédéric Loridant 2002
info@photorock.com

translate with the Sonja Willems's help

The night fell, the rain beat bodies and sheet (rags/ cloth) of what should be tents. Loudspeakers spat Zappa from cars and outside, rolling objects not always well identified, got it all wrong on both sides of a muddy axis which crossed the prairie.

The rain did not stop at night, it woke most of the survivors with its BPM nearly like Hardcore. On Thursday, day of the official opening of the festival, the landscape was gray and depressing; every blade of grass was stuck in mud and the unstable silhouettes tried to tear away from their embrace. The freak city (see the gallery - 60 photos) , its tents, its caravans, its teepees and the other different shelters, became established but were like wrecks or derelicts still trapped by the mud.

18h PM : official opening of the doors. A colorful crowd hurries up, leaves the city of plastic tents for a vast and still green esplanade, on three sides surrounded by the traders of the temple. The main scene appears far off between Che (!) and the message of peace and love, wanting to be hippie/ like the flower children.

It is Bob WEIR and the RATDOG who opens the fire with its blues Californian rock followed by STRAY (see the gallery - 11 photos) , JOHNNY WINTER's successful clone.

One " guitar hero " accompanied by a hopping bass player and a very good drummer offered a deserving show among the biggest with music which, without being original, Johnny's shadow permanently gliding over it,  is worthy of interest. One could wonder if the floor was not white-hot. But, the climax of this first muddy but not rainy evening (and probably of the festival) was no doubt AMON DUUL II (see the gallery - 31 photos) . The survivors of  German rock offered a grand set. The cohesion was total.  The beneficent and generic complicity of this so personal and so current music could be felt all the time.

Eyes absorbed it just as much as ears. Renata wiggled, danced and passed from Lothar to Chris Karrer without forgetting John Weinzierl (guitar), Jan Kahlert (percussion) and Peter Leopold (drum kit ).

Lothar, with his rubber boots, paraded by towards a public, taken aback by the launching of real Fender sound missiles. Both guitarists liked to discuss with one another by means of solo blasts, some more crazy than the other, and by letting them shiver and vibrate under their magic fingers.

Chris Karrer applied even to make his guitar go out of tune unceremoniously to extract the quintessence of it. The drummer and the percussionist, when this last one did not take to its drum (logic for a German) and Renata at the front of the scene, together built up a rather crazy construction in order to let the high society feel themselves at home. One was far from their too limiting set-up at the Spirit of 66, which was nevertheless amazing.

Friday
After a very short foggy night in a setting, worthy of Bilbo the hobbit’s adventures where with a lot of effort zombies turned up out of nowhere, sun deigned to rise over freak city (see the gallery - 60 photos) in full tempestuousness.

Shadows of streets had been vaguely outlined, winding between tents, teepees and different accumulations serving as shelter. The sun slowly reclaimed and the smell of mud mixed with trampled spices.  Workshops appeared out of nowhere shooting up like mushrooms while the forest was emptied of its dead wood to feed the first fires. The sound of chopping axes got mixed with the rhythms of techno or  the sounds of hundreds of djembes and tom-toms. The heart of the freak city (see the gallery - 60 photos) was beating.

The day was rough. On the second scene, HIGH WHEEL (see the gallery - 8 photos) attacked very hard with a charmingly aggressive prog drawing his inspiration from the musical history of this genre a bit like the first SPOCK BEARD but in a more metal register with a touch of URIAH HEEP

Closely followed by the nice raga OVERPROOF and  ROCKERS HIFI (see the gallery - 6 photos) allowing the crowd to pleasantly wait while the main scene was emptied of its dinosaurs.

But on the same stage one had to wait for the middle of the night to reach the must of the day with the appearance of JELLY PLANET (see the gallery - 17 photos) accompanied by Damo SUSUKI, one of the singers of CAN. It was a long series of musical frenzies combining the experimental, the space-krautrock and hypnotic rhythms. Mini Moog, guitar, jerky rhythm section, triumphant singer of a torrent of notes and a tortured psychedelic light show, made this concert another big moment of Burg Herzberg.

Survivor of the adventure CAN and Jehovah’s witnesses (unless they recently authorize me unbridled rock!) Damo SUSUKI does not stand still, inhales (sucks up) the microphone, becomes one with it accompanied by the visual hallucinations coming from the nothingness appearing on scene. Sometimes restful, sometimes spacey or sometimes inquisitive and voyeuristic, they seized without any trouble fragments of reason still unaffected by the sound wave.

It is a pity that JELLY PLANET was not able to seize the big scene, it was much more superior to the  PETARDS, the local (?) group, which limits itself to the blues rock standards and its revisions. The only recollection of their performance was a fragment of FLOYD spat out by the sound system during an interruption.

Previously, on the main stage, MORPHEUS, without big interest, was succeeded by JERONIMO (to see the gallery - 3 photos) playing classical rock without really innovating and with a guitarist who seemed to work instead of enjoying himself.

After the happy interlude of JELLY PLANET, BIRTH CONTROL (see the gallery - 6 photos), of which only the drummer remains (Bern " Nossi " Noske) having well maintained muscles, took control of the main scene. With this group, it was time for nostalgia for the largest part of German’s  40 year olds or time for a documentary for the younger or the curious ones.

At the same time, my interest went to NOETICS (see the gallery - 12 photos) who settled down on the small stage. Certainly, this group go for the OZRICS TENTACLES’s music, but with sometimes techno and even jazzy rhythms. And lacking a flute, it is the violin which invites itself. Add to it a keyboard, of which the play and the set-up remind of GONG and an indefatigable drummer. No need to describe the atmosphere especially when two beautiful fire-eaters invited each other to animate a rather neutral light show.

The night ended with great pomp on the big scene colored and wrapped up by the volutes of smoke, with MILA MAR (see the gallery - 8 photos) , a sort of mysterious beauty straight from the mists of the Rhine. The languishing voice, the percussions and the touch of keyboards, fired a public, apparently fan and
floating in the bliss of new age.

At the same time, the singer of ÖSI OVEN LANE shouted on hard tendency rock but with a guitarist as stolid as a pole. He almost was an insult to their music which situates itself at the antipodes of the Dantesque or Wagnerian new age of MILA MAR.

Saturday
The tendency of the blues rock which we had felt the day before became even stronger (so much the better for the amateurs of the genre). On the main stage, only groups of this style succeeded one another. Two exceptions came to disturb the beautiful organization : ANYONES DAUGHTER et MOUNTAIN. The first one playing a classic néo prog with an excellent black singer, which is rather rare in this small world.

The second are survivors (the other one was the guitarist) of the Regan years and  play the heavy hard rock at your wish, nice to listen and look at. The drummer, one of the survivors (the other one was the guitarist), should be sponsored by a mark of drumsticks,  given the number he broke or threw into the crowd.

The bass player seemed to enjoy himself very well and played as a Heavy guitarist. At the same moment on the second the second stage the unexpected happened with TRIGON (see the gallery - 9 photos) , a German group playing space rock like TRIBE of CRO or F/I with a doped guitarist and an astonishing rhythm section.

Every piece is only a prelude for yet another cosmic inspirations of removed guitars some more than others, surfing on the twisted comets sent by an excellent drummer and a bass player erased on scene but full of ideas. Divine surprise, TRIGON saved the day because the final on the big scene, LSD (for Late September Day), reminded that in rock, there is good and bad and they certainly belonged to the second group with their Italian pop ballads with accents of rock seventies has been. Regrettably, knocked out by sleep, I did not see the TROTTEL MONODREAM, Hungarians who seemed very promising.

Sunday, my last day
 On this Holy day, the festival was reduced to one ' big mass ' of blues rock with great guitarists as Calvin RUSSEL or Mick TAYLOR. The second stage is not more than a recollection, groups which walked on it for the big pleasure of someone, are henceforth reduced to some images and to memorized sounds. ORANGE closes the day. They are percussionists worthy of being played in supermarkets. The easy listening reigns. The curtain falls.

Bit by bit, freak city (see the gallery - 60 photos) became depopulated. Shadows measured the immense ground, collecting here or there forgotten beers, heaps of shit, chairs, tables, what passes on a campsite during a week. Soon, the grass will have erased the tracks of this mushroom town. Only tiny creatures, doubtless traumatized by this human and sound breaker, will remember it themselves. It's time to return. Till next year.

© Frédéric Loridant 2002
info@photorock.com