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Festival du BURG HERZBERG

[jour 1] SESSION d'OUVERTURE - SPACE DEBRIS - WHITE COWBELL OKLAHOMA -

[jour 2] HOELDERLIN - KRAAN - SOFT MACHINE
KING CRIMSON's Adrian BELEW - BERIMBROWN - PSYCHEDELIC MONTERJAM

[jour 3] HATFIELD and the NORTH - ULI JOHN ROTH - WISHBONE ASH
UFO - The GATHERING - HIDRIA SPACEFOLK


20 et 23 juillet 2006

Une fois qu'on y goûte au Burg Herzberg, on y revient. Non ce n'est pas un gâteau mais un festival branché musique seventies se déroulant entre Francfort/Main et Kassel au milieu de la grande Teutonie sur une vaste prairie entourée de forêt. Ce cadre idyllique et enchanteur propice aux lutins et aux fées, se transforme pendant 4 jours en juillet en une petite ville de 20/25 000 habitants surgi du néant, faite de bric de broc et de bâches en plastique. Sa particularité ? Les rues convergent vers une vaste scène qui dès la fin de matinée s'anime. Et quand le soleil est de la partie, rien de tel que d'être allongé dans la prairie en laissant son esprit voyager au gré de notes.

Le festival débuta jeudi soir par 3 groupes introduits par la SESSION BAND qui donne dans un blues à l'harmonica distillé par différents protagonistes venus tailler une bavette musicale. Cette mise en bouche facilita l'attente de quelque chose d'inconnu mais qui dès les premières notes nous propulsa vers les étoiles via un lourd vaisseau de transport. Le SPACE DEBRIS est alimenté par HAWKWIND et DEEP PURPLE.. Le mélange sans être explosif est assez puissant pour nous garder dans la nébuleuse malgré les premières gouttes d'un orage sans doute provoqué par des SPACE DEBRIS incompris de Jupiter. L'alunissage final nous rapatria sous la flotte - putain de planète - vers la tente. Cet intermède pluvieux fut propice à une première sieste (à 21h00 !) me faisant rater TRIPOD, dommage car leur musique empreinte de seventies (une marque de fabrique du Burg Herzberg) était pleine d'intérêt et ne se cantonne pas à de la copie servile. TRIPOD a réussi à me faire sortir de ma torpeur et c'est le coeur vaillant que je descendis vers la scène pour voir les WHITE COWBELL OKLAHOMA. En étant un peu réducteur, ils m'ont fait penser à des VILLAGE PEOPLE du rock américain bien blanc et un tantinet sudiste. Ce n'est pas déplaisant, il y a le son et la frime, un des membres dont la principale fonction était de taper sur des cloches a agrémenté le show de pitreries à deux balles comme jouer avec le feu ou découper du papier cul à la tronçonneuse. Elle eut d'ailleurs de la peine à se mettre en route et finalement l'intérêt est assez limité mais l'effet est là et voir gicler des mètres de PQ sous les assauts d'une tronçonneuse maniée par un cow-boy moustachu n'est pas chose courante dans le rock and roll.

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AMBIANCE

BURG HERZBERG 2006 BURG HERZBERG 2006 BURG HERZBERG 2006 BURG HERZBERG 2006 BURG HERZBERG 2006

SESSION OUVERTURE

SESSION OUVERTURE SESSION OUVERTURE SESSION OUVERTURE SESSION OUVERTURE SESSION OUVERTURE

SPACE DEBRIS

SPACE DEBRIS SPACE DEBRIS SPACE DEBRIS SPACE DEBRIS SPACE DEBRIS

WHITE COWBELL OKLAHOMA

WHITE COWBELL OKLAHOMA WHITE COWBELL OKLAHOMA WHITE COWBELL OKLAHOMA WHITE COWBELL OKLAHOMA WHITE COWBELL OKLAHOMA

Après un repos bien mérité, place aux choses sérieuses avec pour entrée en guise de sieste, HOELDERLIN. Ce groupe s'affiche prog sans complexe en mêlant des plans genesisien modernisés à des ambiances rappelant parfois MAGMA.. Sans pour autant me faire coller à la scène pour ne pas en rater une miettes, HOELDERLIN présentait au moins l'intérêt d'être écouté sans déplaisir en grande partie par une audace qui les démarquent de plans serviles maintes fois entendus. Ils ouvraient la voie à un mythe teuton qui n'a malheureusement pas passé en temps et en heure le Rhin : KRAAN. Le groupe a usé ses guêtres dans les seventies mais du côté ouest de l'Europe, ce nom est resté dans les oubliettes sauf chez certains... Et bien ce fut une grossière erreur car KRAAN par la richesse de leurs compos méritent bien plus qu'une renommée nationale. En étant d'un réducteur coupable et redoutable, KRAAN rappelle un CAMEL qui au lieu de planer sur les vertes prairies du Kent ou de se lamenter sur le port des larmes, plane sur des atmosphères bien lourdes, presque industrielles tout en gardant assez de une légèreté pour décoller et vous avec. KRAAN entretient sans doute les même rapport que les FLOYD et CAN en leur temps, à savoir une base commune qui empreinte d'une culture différente ouvre la voie à la variété. Et pourtant généralement réticent face à toute résurrection, j'ai été conquis par leur prestation live tout comme la majeure partie des festivaliers collés à la scène. Des brumes du Rhin aux grands espaces américain, il n'y a qu'un pas ou plutôt trois-quart d'heure d'attente. Et oui, le groupe phare du Canterbury, SOFT MACHINE ne peut plus maintenant renier son appartenance au rock américain. La gratte sonne ricain, le cuivre aussi... Sans doute les puristes doivent faire la grimace mais cela reste SOFT MACHINE et jamais je n'aurais pu imaginer que j'allais les croiser 30 ans après avoir découvert leurs albums... L'après midi était déjà bien chargée et c'est à ce moment que les organisateurs, un tantinet sadique sans doute, ont eu la bonne idée de nous balancer KING CRIMSON's ADRIAN BELEW. Après les virtuoses de SOFT MACHINE, on embrayait avec les géniaux KING CRIMSON. Au premier abord, je dirais que le nom de KING CRIMSON accolé à ADRIAN BELEW est un peu racoleur. On était quand même très loin du KING CRIMSON vu à Dour il y a quelques années avec Robert Fripp. Certes, il y avait des titres du roi pourpre mais le groupe sonnait différemment. Non pas que la prestation fût décevante mais ce n'était pas du KING CRIMSON, le maître n'étant pas là. Tout comme Fripp, ADRIAN BELEW sait s'entourer et les deux musiciens l'accompagnant, un frère et une soeur (batterie et basse) étaient très largement à la hauteur laissant sur le flanc d'éventuels détracteurs. Juste un bémol, la jolie bassiste gagnerait à être souriante au lieu d'afficher un air besogneux trop rarement effacé par un sourire. Ceci m'empêche pas qu'elle soit très jolie qu'il n'y a que chez les punks que l'on puisse trouver des comparaisons (la bassiste de The SHOCKER par exemple ? mais j'exagère un peu, il y en a d'autres des bassistes, deb d'ASHTONES, Anaïs de TROUBLE JUICE par exemple). Après cette prestation souvent hardie BERIMBROWN, fit monter la tension avec une fusion fun mêlant funk, soul, reggae et world music. On changea radicalement de style et la danse s'invita sur la prairie et BERIMBROWN sut fournir assez d'énergie pour tenir jusqu'à l'arrivée du vaisseau PSYCHEDELIC MONSTERJAM, trio diaboliquement efficace qui pour clôturer la journée nous ouvrit les portes des étoiles et pas celles de Mac Gyver. Tout est histoire d'initiation et leur invitation dans leur univers se fait à coups de percussions, gong et clochettes mêlés à une guitare se nourrissant d'énergie cosmique ou surfant parfois avec du jazz rock, sur un fond de grondements de trous noirs à 4 cordes. On ne pouvait pas rêver mieux pour un final.

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HOELDERLIN

HOELDERLIN HOELDERLIN HOELDERLIN HOELDERLIN HOELDERLIN

KRAAN

KRAAN KRAAN KRAAN KRAAN KRAAN

SOFT MACHINE

SOFT MACHINE SOFT MACHINE SOFT MACHINE SOFT MACHINE SOFT MACHINE

KING CRIMSON s Adrian BELEW

KING CRIMSON s Adrian BELEW KING CRIMSON s Adrian BELEW KING CRIMSON s Adrian BELEW KING CRIMSON s Adrian BELEW KING CRIMSON s Adrian BELEW

BERIMBROWN

BERIMBROWN BERIMBROWN BERIMBROWN BERIMBROWN BERIMBROWN

PSYCHEDELIC MONSTERJAM

PSYCHEDELIC MONSTERJAM PSYCHEDELIC MONSTERJAM PSYCHEDELIC MONSTERJAM PSYCHEDELIC MONSTERJAM PSYCHEDELIC MONSTERJAM

LIQUID SCARLETT lance désespérément ses notes, mais en vain, on ne descendra pas préférant rester affalé comme des larves cuisant au soleil en attendant une once de courage et d'ombre. Pareil pour WICKED MINDS et ce ne sont que les anciens d'HATFIELD and the NORTH qui arrivent à nous faire sortir de notre torpeur, de nous faire faire les 500 bons mètres qui nous séparent de la scène. Et tout cela pour retomber une béatitude bercée par le jazz rock de Phil Miller, Pip Pyle et Richard Sinclair. Le bonheur... Mais ce concert sonnait la fin des plans tendance jazz rock virtuose pour laisser les planches à des trucs plus nerveux et c'est ULI JOHN ROTH qui lança la série. Le personnage à un côté kitsch qui n'a rien à envier à BLACKMORE Renaissance. Notre ULI JOHN ROTH s'est sans doute pris d'une passion pour les costumes tendance médiévale et c'est petits bottillons en daim décorés de plumes, futale moulant, chemise noire largement ouverte laissant jaillir la toison du torse et bandeau dans les cheveux avec un décor bagouzes et autres verroteries vert topaze qu'il est apparu sur scène. Bien sûr et à la grande satisfaction du public, il se lança dans des reprises de Tokyo Tapes qui reste un énorme album, mais ça remonte à loin et ce n'est peut être pas dans le médiéval que l'on va revivre cette époque. J'ai quand même l'impression qu'on frise parfois le ridicule et les solos à rallonge, c'est bien sans la touche repeat enfoncée. La suite fut toujours aussi chargée d'histoire avec WISHBONE ASH qui sans apporter grand chose de nouveau, WISHBONE ASH restant WISHBONE ASH, a été un bon moment de la soirée ; c'est sans surprise mais drôlement efficace. On était toujours dans les seventies et on allait les enterrer avec un monstre du hard rock en la personne d'UFO. On touche ici aux racines du hard-rock, longues compos, chant bien présent et bien sûr, des soli de virtuose à en faire gerber les punks ! On rejoint bien sûr DEEP PURPLE mais en moins léger, UFO tenant plutôt dans le vaisseau lourd que dans le chasseur léger. En prime, on a eu droit à un riff de SANTANA, et pour prouver qu'UFO tient de l'ovni, le thème de "Rencontres d'une troisième type" a résonné mais un peu en vain. C'est avec The GATHERING que l'on revient au XXIème s. J'avais croisé Anneke à Raismes en 2003 mais, sans doute à cause du froid, The GATHERING ne m'avait fait aucun effet ; au contraire, au Burg Herzberg et malgré la nuit avancée, le groupe a réussi à me tenir éveillé et m'a semblé bien plus convainquant qu'en 2003. Le final fut un tantinet pompeux, une pompe à étoiles annonçant une belle fin de soirée space rock avec HIDRIA SPACEFOLK. Plutôt que de partir explorer des routes ouvertes par OZRIC TENTACLES et ses adeptes, HIDRIA SPACEFOLK a bien étudié les conceptions et les voyages extraordinaires d'OZRIC et plutôt de les suivre dans les nébuleuses, ils se sont engagés à explorer des mondes où la gravité est forte. Le groupe n'a pas vraiment la légèreté cosmique d'Ed sans pour autant être pesant. Finir sa soirée avec un groupe qui se complaît dans le défrichement de voies nouvelles, fut un moment fort. D'autant plus fort qu'il sonnait la fin de mon Burg Herzberg 2006 !

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HATFIELD and the NORTH

HATFIELD and the NORTH HATFIELD and the NORTH HATFIELD and the NORTH HATFIELD and the NORTH HATFIELD and the NORTH

ULI JOHN ROTH

ULI JOHN ROTH ULI JOHN ROTH ULI JOHN ROTH ULI JOHN ROTH ULI JOHN ROTH

WISHBONE ASH

WISHBONE ASH WISHBONE ASH WISHBONE ASH WISHBONE ASH WISHBONE ASH

UFO

UFO UFO UFO UFO UFO

The GATHERING

The GATHERING The GATHERING The GATHERING The GATHERING The GATHERING

HIDRIA SPACEFOLK

HIDRIA SPACEFOLK HIDRIA SPACEFOLK HIDRIA SPACEFOLK HIDRIA SPACEFOLK HIDRIA SPACEFOLK


Frédéric Loridant / Photorock - juillet 2006

Mél / Mail : f.loridant@photorock.com

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