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BEGINNING of the END - VISIONS of WAR HIATUS - SEDITION Wattrelos, La Boîte à Musique, le 12 avril 2009
Ambiance fonderie dans cette ancienne usine textile. Du noir et du rouge, les hauts fourneaux semblent cracher de la fumée. A leur pied, des hommes et des femmes, presque tous en noir se secouent mécaniquement. Le bruit est terrible, les instruments débitent à toute vitesse leur phrasé, les voix deviennent incompréhensibles, des hurlements qui couvrent à peine le bruit de la machine qui s'est emballée. Non, on n'est pas au beau milieu de l'aciérie de Chertal mais dans une soirée crust à la Boîte à Musiques à Wattrelos avec comme protagonistes BEGINNING of the END, VISIONS of WAR, HIATUS et SEDITION accompagnés d'au moins 200 OS dont certains venus de fort loin...
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Après le commencement de la fin, on nage en plein apocalypse, les VISIONS of WAR enfoncent le gros de la troupe. Le combo liégeois n'a rien perdu en puissance depuis la dernière fois que je les ai vu, il y a longtemps déjà. Il faut dire que l'actu depuis 2003 s'est bien chargée de leur filer des images assez hard pour alimenter leur démence sonore. Deux chanteurs focalisent l'attention et le gros de la troupe perdus dans la pénombre assurent assez pour leur laisser toute latitude pour saturer les micros. C'est brutal, soniquement dérangeant mais bien carré, chaque coup porte et frappe juste, ça rend les VISIONS of WAR supportables... malgré toute l'horreur que les images guerrières entraînent*
Cliquer sur l'image - click on the pic Une bonne partie des guerriers urbains étaient venus pour HIATUS, le groupe belge, fer de lance du crust, reformé pour quelques concerts. Dans le genre, il faut avouer qu'il ne contredit pas la réputation qui le précède. HIATUS frappe très fort, lamine, tord dans tous les sens. Les OS du crust, se prennent au jeu, se fondent et s'offrent à un HIATUS tout prêt à les forger. La machine gronde, fume, impressionne par sa puissance. Difficile de lui résister, soit on se laisse absorber dans le magma sonique, soit on s'enfuit en espérant que les dégâts causés à la matière blanche ne soient pas irréparables...
Cliquer sur l'image - click on the pic Le final fut moins crust, plus punk, peut-être plus humain aussi que les précédents. SEDITION ne cache pas sa provenance, les kilts sont là. Passer après un mythe vivant demandait du courage, voire une certaine dose d'inconscience mais SEDITION a relevé le défi sans problème allant gratter au plus profond du public les dernières parcelles d'énergie et il y en avait encore. Les zicos étant fondus dans l'ombre envahissante, encore une fois, le set tourne autour du chanteur qui, quand il ne hurle pas dans son micro, passe son temps libre à faire des grimaces et à exciter un public qui lui répondait bien. Difficile de tenir bon dans ce laminoir sonique, SEDITION achève cette demi-nuit crust en plaçant très haut la barre comme quoi faire de l'ultra violent n'occulte pas le fait qu'il faut pour qu'on le supporte, de bons musiciens et cette soirée l'ont largement prouvé. Un sans faute ! |
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