BLOODSHOT BILL

JAD WIO


La Rumeur - Le Grand Mix, le 7 avril 2005


Demain on enterre le Pape et ce jeudi matin, on a appris que le mec de Caroline du Rocher est en réanimation suite à son alcoolisme mondain aggravé et que ce réac risque de rejoindre Rainier dans la boîte ! Il va y avoir du monde aux portes de la home sweet home de saint Pierre ; j'espère qu'il y a encore de la place au purgatoire car ils risquent d'y rester longtemps... Bref tout ce baratin pour dire que ce jeudi soir, il y avait aussi du beau monde à voir et qu'avec ces gens d'en bas, pas besoin de mourir pour se trouver au paradis. La grande Michelle-Ann Dix accueillait à la Rumeur des Rémi BRICAT du psycho avec BLOOSSHOT BILL (from Canada), KING AUTOMATIC (from France). En même temps, les BASTOUNS (from France aussi) se payaient un coup de Ballatum et au Grand Mix, on pouvait assister à la résurrection de JAD WIO (from France encore) avec pour les annoncer, USMAR (from France toujours). N'ayant pas encore de téléporteur à la Startrek (c'est le mercredi sur Jimmy) mais juste une petite bagnole sans autoradio, je ne pouvais pas voir toutes ces stars... Comment faire un choix ! Vous le saurez en lisant la suite.

Pour The BASTOUNS, je l'ai su bien trop tard, ils furent donc éliminés d'office. Pour la Rumeur, Michelle-Ann avait fait de la retape pour ses hommes orchestre et surtout avait promis que les concerts allaient commencer tôt, suffisament assez pour faire un saut au Grand Mix et plonger dans l'inconnu. Car, JAD WIO ne suscitait même pas l'ombre d'un souvenir lointain dans mes cases mémoire. Mais, j'ai vu un morceau intitulé Priscilla, prénom féminin qui m'évoque plein de bonnes choses... Corneille peut retourner dans sa tombe, le choix est fait : j'allais attaquer par La Rumeur pour foncer après au Grand Mix. Bien n'en a pris !

La Rumeur semble bien vide à 20h30. Difficile de commencer devant 3 pelés et 2 tondus. Le temps passe, le bar se remplit un peu et tout commence enfin. C'est BLOOSSHOT BILL qui lance la soirée. Armé d'une gratte, d'un micro, d'une grosse caisse et d'un drapeau vantant sans doute le Canada sauvage et ses petites bêtes, BLOOSSHOT BILL nous plonge tout vif dans un bain de rock and blues bouillant donnant cette belle coloration rouge homard canadien. Peu à peu les vapeurs s'estompent et on arrive à mieux cerner sa cuisine. BLOOSSHOT BILL fait dans du CRAMPS blues, dans un psycho solitaire qui habille bien la cave de la Rumeur de ses riffs cracraCRAMPS. Et visiblement cela enchanta le public (le bar en haut était vide) et surtout la grand Michelle-Ann Dix et Barbara Stressante qui en trépignaient de plaisir...

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Le temps de soutenir l'activité du bar réduite alors à néant, de sauter dans ma photorockmobile, de m'envoyer 20mm de solo de diesel et me voilà au Grand Mix. Le gros son filtre déjà de la salle. JAD WIO en est à son troisième ou quatrième morceau. Un coup d'oeil sur la set-list m'apprend qu'il n'a toujours pas touché à Priscilla. Ouf ! Avant ce jour, JAD WIO ne m'évoquait absolument rien. J'avais beau chercher, impossible d'accrocher ce drôle de nom à quelques neurones de mon chou-fleur. Et bien grave lacune ! Cela fait plus de 20 ans que JAD WIO est naît et il faut que j'attende 2005 et leur résurrection pour découvrir Denis Bortek et sa bande d'électrifiés. Finalement la vie vaut la peine d'être vécue, on en découvre tous les jours et parfois ce sont des trésors.

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Denis Bortek en complet blanc, un Raël à la PETER GABRIEL, occupait toute l'attention. Ce drôle de personnage qui cultive son côté femme et sa face homme sans pour autant faire dans le trans androgyne vamp du Bois de Boulogne, pourrait se glisser entre ALICE COOPER et BOWIE (période les hommes viennent de Mars, les femmes de nulle part) pour le look glam et sexy, dans l'Oeil de Michel Bataille pour certains textes qui le vouent à la damnation éternelle et dans le bon rock and roll tendance 80's, pas celui des radios devenus durant quelques secondes, libres à la même époque, mais plutôt celui des caves à chauve-souris. Mélangeant français et anglais, relativement calme dans ses extravagances (j'ai raté l'exhibition en porte-jarretelles), n'ayant même pas besoin de conquérir un public qui l'était déjà, Denis Bortek servi par d'excellents musiciens a montré que JAD WIO n'a rien perdu de sa vigueur et que dans le monde du glam sexe rock and roll français, les JAD WIO en sont des idoles. La preuve, il n' y a que les dieux qui ressuscitent.

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Avril 2005

Frédéric Loridant 2005