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BATBAT
Comines, Le Nautilys, le 24 juillet 2009
Comines, cette petite ville à cheval sur la Lys coincée entre France et Belgique peut s'enorgueillir de posséder une salle magnifique au son parfait mais malheureusement sous-exploitée. D'une part, il faut y aller mais surtout la com est inexistante... Dommage... A l'affiche ce soir BATBAT, le projet solo du chanteur de l'excellentissime DIEGO PALLAVAS et JNEB BAND, ovni sonique qui fait parler de lui depuis quelques temps sans pour autant que l'on arrive à mettre un visage sur ce fantôme. Ce soir, c'est chose faire, JNEB est sorti de l'hyperespace avec un projet. Avec sa BAND, il concrétise finalement son concept album qui pourtant musicalement se présente bien différemment. Pour un premier concert, on peut dire sans se tromper que cet alien a réussi son entrée dans l'atmosphère.
Cliquer sur l'image - click on the pic L'ambiance est sombre, JNEB BAND s'avance sur scène, les zicos sont masqués à la manière d'activistes altermondialistes ou prêts pour une conférence de presse corse... Rompant avec son projet, un surprenant concept album, le JNEB BAND fait sans un rock punk cuivré sans tomber dans la facilité d'jeuns/ska. Et c'est tant mieux. Pas de batterie, juste une boîte qui donne le rythme et elle est infatigable... Les guitares hurlent, les cuivres grondent et dessus, un JNEB chantant à travers sa cagoule. C'était le premier concert de la formation. L'ambiance est trop sombre à mon goût, il manque singulièrement les explosions de lumières, des feux d'artifices dignes d'un attentat sonique auxquels on pourrait s'attendre de la part de terroristes ; et surtout, le JNEB BAND est trop gentil, s'excusant presque d'être là. A t-on déjà vu des hommes cagoulés faire dans la gentillesse ? Mis à part ces petits de défauts de jeunesse faciles à corriger, le résultat est très largement à la hauteur de notre attente. Les titres s'enchaînent sans heurt, parfois épaulés par des invités surprises (BATBAT, Mika de NO FLAG, Kler Chacal de The REAL NELLY OLSON et un autre chanteur venu de je ne sais où). Cerise sur la cagoule, une chatte assure la transition entre chaque titre ; elle aurait mieux fait de se promener dans la salle que de se cacher derrière les hommes cagoulés. Un peu de douceur dans ce monde de brutes... Ce n'est pas pour déplaire... En tout cas, on risque fort d'entendre parler de leur prochains méfaits soniques
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