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BIG JOHN BATES & the VODOO DOLLZ Web site

PANTS DOWN SPANKIN' Web site
au
Spirit of 66

Verviers, le 05 avril 2002


On avait été prévenus en long en large et en travers, cette soirée au Spirit of 66 s'annonçait chaude. C'est d'ailleurs pour cela que l'on était là, au moins pour deux potes qui avaient eu la curiosité de visionner une vidéo présente sur le site de BIG JOHN BATES and the VOODOO DOLLZ. Et oui, en dehors des deux groupes de rockabilly/psychobilly, il y avait des saynètes pleines de charme jouées par deux poupées également pleine de charme et de rondeurs aussi.

La soirée avait d'abord débuté sur les chapeaux de roues (de scooter) laissant plein de gomme à terre avec les déjantés PANTS DOWN SPANKIN', un trio flamand, guitare, batterie et contrebasse n'hésitant pas à doper le rockabilly de grand papa, le transformant à coup de riffs bien tranchants en psychobilly, jouant toujours à fond de cinq, ne connaissant que la zone rouge. Tantôt, la ligne blanche avec du hard rock bien léché était franchie allégrement, tantôt, c'est le fossé punk qui recevait les PANTS DOWN SPANKIN' . Ces flamands ont réussi la symbiose entre le rockabilly ricain et le punk anglais ! Du beau son ! Et après avoir montré son cul qui d'ailleurs n'est pas sans relation avec le nom du groupe, place à BIG JOHN BATES and the VOODOO DOLLZ, qui en restant dans les rondeurs, en montrent de plus agréables. Mais au moins, les PANTS DOWN SPANKIN' ne s'oublieront pas si facilement !

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Avec BIG JOHN BATES and the VOODOO DOLLZ, on quitte la finesse européenne pour tomber chez les cow boys qui ne connaissent de la dentelle que les sous-vêtements féminins. Et on a été gâté, bas résilles, porte-jarretelles collants, culottes à frou-frou, guêpière étaient portés par de vraies poupées en chair, en os et en courbes… Les trois autres, BIG JOHN à la guitare, une contrebassiste en tenue de danseuse de saloon (et danseuse à l'occasion) et batteur perdu au fond, s'occupaient de la partie musique ! Sur ce plan, c'était du pur rockabilly ricain, bien lourd et gras : on fonce et on regarde après. Du vrai rock de cow boy ! D'ailleurs le look du guitariste et la tenue de nos poupées n'auraient pas dénoté dans un saloon de Verviers City au XIXème s. Et finalement, en dehors de l'électricité et de la technique, cela ne doit pas être beaucoup plus évolué que les soirées coquines des vachers ! Les saynètes des VOODOO DOLLZ résumaient tous les clichés craignos exprimant les bas instincts masculins. On a eu droit à la nonne défroquée, aux infirmières qui se sont ruées sur le chanteur (tout heureux) des PANTS DOWN SPANKIN', aux petits anges se transformant en démons à cornes et à queue, au chaperon rouge, à la fessée et à la parade se terminant seins presque nus, seul les tétons étaient protégés par une verroterie. Sur le plan pyrotechnique, ce fut plutôt mince par rapport à la vidéo du site mais les flammes ne sont plus trop à la mode en ce moment depuis la malheureuse expérience de GREAT WHITE. Restons en aux fesses et aux nichons sans téton, sans oublier la musique qui avait fort à faire pour éviter de se retrouver reléguée à un simple rôle de fond sonore.

PANTS DOWN SPANKIN' marque par sa musique fine et puissante, BIG JOHN BATES and the VOODOO DOLLZ par le spectacle. Voilà une soirée où l'image a gagné en importance ! Mais gardez vous de me juger, je n'étais là qu'en simple « reporter », uniquement soucieux de vous retranscrire de manière impartiale la dure réalité d'un soir.

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Frédéric Loridant
avril 2003

Frédéric Loridant ©2003