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LEO88MAN
ANGELO SPENCER - KIMYA DAWSON


Lille,
le Rêve d'Herbert, le 17 juin 2007

Allez, on va faire court. Trop de nuits courtes, le plomb a envahi les poches sous mes yeux ce qui n'empêche quand même pas d'aller au lit en même temps que les poules, autant aller traîner au Rêve d'Herbert où ce dimanche 17 juin, jour de la première baffe à Sarko, voir ce que c'est l'anti-folk avec une grande prêtresse du genre, KIMYA DAWSON accompagnée d'ANGELO SPENCER et LEO88MAN. Franchement, ce n'est pas mon truc mais ça existe et autant savoir ce que c'est.

Le Rêve d'Herbert est rempli de têtes inconnues, la scène est bien vide, un micro, un petit Vox, une chaise, des bouteille d'eau, ça change des gros Marschall et des verres de bières. Logiquement LEO88MAN est seul avec sa gratte sèche et son micro et bien pas ce soir, un autre gratteux, électrique lui, l'accompagne. LEO88MAN chante en anglais, sans doute des trucs intéressants mais je n'ai juste capté qu'un Rolling Stones without Mike Jagger, preuve que mon attention était accaparée par autre chose. Pas évident à saisir comme genre le folk minimaliste surtout quand on ne connaît que certains standards mais le LEO88MAN tient la route, la trace même.

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Et en parlant de tracer la route, ANGELO SPENCER, me plonge carrément dans ce monde des sans attaches qui sillonnent les States en stop ou en train, les beatniks comme on les a appelés. Je vais sans doute faire hurler les connaisseurs mais c'est l'impression que j'avais en entendant son folk-blues rappelant parfois JON SPENCER. Bref, ANGELO SPENCER nous baigne dans une zique sans contrainte, électrique mais pas urbaine, ouverte vers les grands espaces.

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ANGELO SPENCER ANGELO SPENCER ANGELO SPENCER ANGELO SPENCER ANGELO SPENCER

Et pourquoi pas voyager en famille ! ANGELO SPENCER n'était pas venu seul, sa compagne KIMYA DAWSON et leur bambin, l'accompagnait (à moins que ce ne soit le contraire). Assise avec sa petite guitare, elle se lance dans une série de ballades toutes douces aux airs de berceuses débitant à toute vitesse ses textes sans même laisser sa six cordes respirer tout en se cachant derrière son micro. La Dame impose et la simplicité du personnage le grandit encore. Et même si on n'embrasse pas le genre musical, KIMYA DAWSON a quelque chose de touchant qui ne laisse pas indifférent. Quant à l'anti-folk, maintenant je sais de quoi ça parle, c'est juste du folk ricain que j'imagine sans peine, joué dans la grande prairie avec des paroles dit-on fortement engagées. Sur ce point, je ne peux que répéter ce que j'ai lu.

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KIMYA DAWSON KIMYA DAWSON KIMYA DAWSON KIMYA DAWSON KIMYA DAWSON




Frédéric Loridant / Photorock.com 2007